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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 03:33

http://macollectiondepieces.pagesperso-orange.fr/images/600px-Flag_of_SFR_Yugoslavia.svg%5B1%5D.png

Tribune libre de Julien B.

 

    L'idée yougoslave c'est à dire l'objectif d'union de tous les "Slaves du Sud", qui a été mise en application deux fois par le passé (la première fois dans une version monarchiste, la seconde fois dans une version socialiste-titiste), reste plus que jamais vivace.


   Un récent sondage commandé par le quotidien serbe Danas révèle que 81% des Serbes considèrent que la meilleure période fut celle de la Yougoslavie unie de Tito, contre seulement 10% qui citent la période actuelle.


   Ce mouvement de regret de la destruction de la Yougoslavie est observable dans toutes les anciennes républiques yougoslaves, en Serbie bien entendu mais aussi dans l'ensemble des autres républiques, par exemple la Slovénie ou la Croatie, où était née l'idée yougoslave au XIXème siècle alors que les Slaves du Sud subissaient le joug barbare des Empires d'Autriche-Hongrie et Ottoman.


  Plus que le système politique de Tito, qui a eu tendance à être idéalisé suite aux guerres qui ont déchiré les Balkans dans les années 90, c'est le regret d'avoir perdu un pays qui avait su s'unifier malgré les différences de langues (même si le serbo-croate était la langue commune), de religions (orthodoxes, catholiques, musulmans) ou encore d'alphabets (le latin et le cyrillique, très joli esthétiquement) qui prédomine. Un pays qui avait su créer une véritable fraternité et amitié entre l'ensemble des Slaves du Sud malgré les différences, les blessures et les oppositions du passé.


  C'est aussi l'idée d'avoir perdu un pays qui était respecté dans le monde entier, pour avoir été l'un des rares à se libérer seul de la barbarie des nazis-fascistes-oustachis grâce à l'action des partisans de Tito et plus marginalement des tchetniks de Mihajlovic (Draza Mihajlovic, pas le joueur de foot au fabuleux pied gauche Sinisa), pour avoir été l'un des chefs de file des pays dits non-alignés. 


  Bref, à tous points de vue, être citoyen d'un pays comme la Yougoslavie semblait plus gratifiant que d'appartenir à des micro-Etats assez ridicules (sans vouloir paraitre méprisant) qui ne pèsent plus rien et qui sont facilement dominables, maitrisables, exploitables,..... par les grandes puissances.


  Après un travail d'unification et de réconciliation réalisé sous les premières décennies de Tito, l'édifice s'est peu à peu disloqué, et les décisions prises par Tito n'y sont pas étrangères.

  Sa décision d'adopter et de pousser plus en avant l'application d'un socialisme autogestionnaire, pour marquer totalement la rupture avec l'URSS et son socialisme planifié, a fini par trouver ses limites. L'idée d'appliquer un socialisme non planifié était en elle-même plutôt bonne (la planification pouvant à la rigueur se justifier dans un contexte hyper-extrême, genre un pays encerclé qui doit construire une armée puissante en des temps records pour faire face aux menaces des pays environnants.......), on peut cependant regretter que l'organisation Socialisme&Souveraineté n'existait pas encore à l'époque pour montrer aux dirigeants yougoslaves (ou plutôt au dirigeant au singulier) la bonne voie à suivre.

   Car si tout n'est peut-être pas à jeter dans le socialisme autogestionnaire yougoslave, celui-ci a subi de plein fouet une grave crise au début des années 80, avec à la clé inflation, chomage, endettement extérieur, forte augmentation des inégalités économiques entre les régions yougoslaves les plus riches (Slovénie, Croatie) et les plus pauvres (Kosovo, Macédoine).

   A partir de ce moment-là, les haines régionalistes se sont développées, la société est devenue plus conflictuelle que jamais, ce qui a débouché sur le drame que nous savons, à savoir l'explosion sanglante de la Yougoslavie, bien aidée par le continuel travail de sape anti-yougoslave de l'Allemagne et du Vatican, puis plus tard des Etats-Unis.

   Une nouvelle Yougoslavie, une nouvelle union des Slaves du Sud qui intégrerait toutes les anciennes républiques yougoslaves et pourquoi pas aussi la Bulgarie (les Bulgares étant après tout des Slaves du Sud) est-elle possible ?

   Aucune initiative politique suffisamment forte et unitaire ne semble être en mesure de réaliser cet objectif actuellement, et il n'est pas de l'interet de la communauté internationale de voir resurgir un pays fort et uni au coeur des Balkans, étant entendu qu'il est beaucoup plus confortable pour eux d'avoir à leur botte des micro-Etats faibles.

   Des rapprochements entre les communautés, des tentatives de réconciliation ont bien lieu. De manière anecdotique, mais ce n'est pas si anecdotique que cela dans les régions balkaniques où le sport et en particulier les sports collectifs occupent une place importante (la fameuse école yougoslave et ses géniaux tripoteurs de ballon, qui ont aussi participé à la renommée du pays), on pourrait évoquer la Ligue Adriatique de basket qui a vu le jour il y a plusieurs années et qui réunit toutes les meilleures équipes de l'ex-Yougoslavie. Certains prétendent, sans doute de façon exagérée, que c'est un match de football entre le Dinamo de Zagreb et l'Etoile Rouge de Belgrade qui marqua les prémisses des guerres de Yougoslavie, alors on peut penser que le sport peut jouer son rôle dans la réconciliation entre des Slaves du Sud qui n'auraient jamais du se séparer.

   Là où il y a une volonté citoyenne, il y a un chemin, et il  n'est ainsi pas à exclure qu'une troisième tentative de Yougoslavie voit le jour dans le futur. Et peu importe que celle-ci soit capitaliste, socialiste ou meme royaliste (ça relèvera évidemment de la libre décision démocratique du peuple, même si une Yougoslavie socialiste et démocratique serait préférable car ça ferait un allié solide pour la France dirigée démocratiquement par Socialisme&Souveraineté).


  Rien ne sera cependant possible sans une initiative politique forte et unitaire, pour transformer ce qui n'est encore qu'une yougonostalgie stérile en un yougoslavisme conscient.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:06

http://a6.idata.over-blog.com/200x68/0/54/47/14/Europe-Est/KSCM.jpgV'la maintenant deux semaines, se déroulaient les élections législatives en République Tchèque. Qu'est-ce qu'on en a foutre, me direz-vous ?


Pas grand chose, si ce n'est que la République Tchèque demeure le seul pays d'Europe (hors Russie) où existe un parti communiste "sérieux" (1) qui fait un score à deux chiffres aux élections, c'est à dire plus de 10% (ah non pardon, ces deux mastodontes que sont Chypre et la Moldavie ont des présidents communistes qui mènent une politique qui fait trembler le capitalisme, comme chacun peut le constater),


Pas pour longtemps cependant. En effet, le Parti Communiste de Bohème-Moravie (c'est son nom), outre qu'il subit des pressions très importantes (nous en avions deja causé au moment de l'interdiction de sa section jeunesse), voit son électorat s'effriter de scrutins en scrutins.


Alors qu'il réalisait plus de 18% des voix aux élections législatives de 2002, et était troisième parti du pays (et même deuxième aux élections européennes de 2004), il a subi un sérieux revers aux élections législatives de 2006 avec 12.8% des voix, un revers qui s'est confirmé et même accentué aux récentes élections législatives avec un décevant score de 11%.


Cette érosion électorale, qui n'est probablement qu'un début, s'explique évidemment par la diabolisation médiatique d'une ampleur assez inimaginable que subit le KSCM (2). Jaroslav, 61 ans, qui vote communiste depuis 40 ans et qui déclare que "le pire est arrivé en 1989, notre pays a été vendu, donné même, au capitalisme occidental", évite ainsi de se dire communiste en public afin de ne pas s'exposer à de graves ennuis.


Mais elle s'explique aussi par la pyramide des âges du KSCM : une étude révèle que 65% des électeurs du KSCM sont des personnes âgées (3). Parmi elles, Stanislav, mineur retraité de 73 ans obligé de cumuler deux emplois à cause d'une trop maigre retraite, qui porte un jugement non dénué de lucidité : " A l'époque, il y avait la solidarité. On nous parle de liberté, mais c'est relatif. Cela dépend de votre portefeuille."


Les personnes âgées sont souvent les personnes les plus sages et les plus cultivées, mais c'est aussi celles qui sont amenées à rejoindre en premier le monde de l'au-dela. Dans ces conditions, l'avenir du KSCM s'annonce sous de très mauvais hospices.


En effet, sa section jeune, qui fait l'objet d'une interdiction, ne rassemble guère que quelques centaines de membres, ce qui est négligeable à une échelle nationale (c'est plus que Socialisme&Souveraineté, du moins pour l'instant, mais quand même).


Pour le reste, la jeunesse tchèque dans son immense majorité, comme la jeunesse française et de la quasi-totalité des pays du monde, a une hostilité certaine envers le "communisme de papa" ou du moins ne voit pas en lui une alternative crédible au système, ce qui est certes en partie dû à sa grande inculture, elle-même résultant de sa paresse intellectuelle qui lui fait avoir une vision manichéenne (ou enfantine) de l'Histoire.


Radek, 20 ans, déclare ainsi à propos du KSCM que "ce parti est un scandale, il devrait être interdit car il n'a pas changé".


Cette opinion, assez représentative de l'état d'esprit de la jeunesse tchèque, est bien entendue regrettable mais ne peut pas ne pas être prise en compte. Elle est la preuve manifeste que le communisme de papa ne reviendra pas, que le capitalisme ne pourra être inquiété en se référant à des vielles recettes surannées.


En clair, si dans l'absolu le mineur retraité Stanislav a raison quand il dit que la liberté est relative et dépend du portefeuille, on ne peut pas ne pas tenir compte de l'impératif de liberté émanant de la jeunesse en général (et pas que des jeunes bourgeois qui crèchent à Neuilly).


C'est pourquoi l'organisation Socialisme&Souveraineté, soucieuse de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le capitalisme, sait parfaitement répondre aux  aspirations légitimes à la justice, à l'égalité et à la liberté, en pronant la construction d'une société plus libre et plus collective.


Socialisme&Souveraineté, ce n'est pas le regard braqué dans le rétroviseur, c'est le regard tourné vers l'avenir. C'est le neuf, la nouveauté, seule apte à emporter un vieux monde capitaliste qui a fait son temps et qui peut prendre une retraite bien méritée après de "bons" et "loyaux" services.



(1) Sachant que les pays d'Europe où il reste des partis communistes "sérieux" se comptent sur les doigts d'une main : Grèce, Portugal et puis c'est tout.......ah non pardon, il y a aussi le PCF en France. :)

 

(2) Un dirigeant du KSCM, après un dialogue courtois avec des démocrates :

 

http://typomil.com/typofilos/wp-content/obrazky/tema-kscm.jpg


(3) Il y a cependant quelques jeunes au KSCM, même au sein de la direction. Par exemple, Katerina Konecna qui dispose d'arguments de poids pour convaincre de soutenir son parti :

 

http://mm.denik.cz/56/6f/konecna_kalendar1_sip-300.jpg

http://www.rozhlas.cz/_obrazek/2058950--Obrazek--1-1024x0p0.jpeg

http://mm.denik.cz/56/6f/konecna_kalendar2.jpg

http://mm.denik.cz/56/6f/konecna_kalendar3.jpg

Pour la contacter, l'adresse de son blog : http://konecna.cz/

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 12:44

http://farm4.static.flickr.com/3094/3209914794_d38dcb0b97.jpgPour info, l'analyse de la situation grecque par le KKE (Parti Communiste de Grèce) et le PAME (Front Syndical de Lutte)

 

Réponse massive et de classe au capital et à la politique antipopulaire du gouvernement social-démocrate, de l’Union Européenne et du Fond Monétaire International

 

  • Participation pour la première fois de centaines de milliers de personnes aux manifestations du PAME (Front Syndical de Lutte) à Athènes et dans 68 autres villes
  • Le KKE accuse les provocateurs pour la mort de 3 personnes afin de calomnier la lutte du peuple


Le 5 mai, la grève nationale de tous les travailleurs organisée par le PAME à gelé toute activité productive en Grèce. Le travail a cessé dans les usines et les entreprises, les chantiers et les magasins, les ports et les aéroports, les universités et les écoles. Tôt le matin, des milliers d’ouvriers et de jeunes se sont montrés présents devant les lieux de travail, défendant le droit à la grève, contre le terrorisme patronal. Des centaines de milliers de peuple ont manifesté aux réunions et manifestations qu’a organisées le PAME à 68 villes de la Grèce.


En même temps, de groupes de provocateurs ont essayé de calomnier la mobilisation gréviste. Aleka Papariga, secrétaire générale du KKE, a démontré l’importance de la lutte politique organisée et a condamné depuis la tribune du parlement les tentatives des provocateurs, qui ont conduit à la mort de trois jeunes gens, décédés d’asphyxie causée après le jet de cocktails Molotov dans une banque.


La réunion de grève et la manifestation à Athènes


A Athènes, la réunion centrale du PAME a eu lieu à la place OMONIA. L’orateur principal Yorgos Perros, membre du secrétariat exécutif du PAME, a noté dans son discours :


« Plus aucun sacrifice pour les banquiers, les industriels, les monopoles. Nos sacrifices iront pour défendre tous ensemble nos droits, notre vie. Pour défendre la vie de nos enfants, pour ne pas les délivrer enchaînés à l’exploitation la plus sauvage. Nos acquis ne peuvent pas être abandonnés.


Il est mensonger que leurs mesures servent à sauver le pays. Il s’agit de mesures pour sauver les patrons, les banquiers, les armateurs, qui ont été les seuls privilégiés des mesures de soutien précédentes. Pour les étrangers qui prêtent et qui vont traire avec les rongeurs locaux du capital la richesse produite par notre peuple.


Les mesures sont déjà planifiées et matérialisées petit à petit depuis déjà plusieurs années. Elles sont décrites dans le traité de Maastricht et le Livre Blanc. Sont partie intégrante de tous les Sommets de l’UE. Elles figuraient dans le programme du PASOK et de la Nouvelle Démocratie. Elles faisaient partie des neuf points d’accord entre GSEE et l’Union du Patronat Grec.


Yorgos Perros a souligné : « Nous avons droit et nous lutterons pour notre Grèce qui sera mille fois meilleure que la leur. Même si ces mesures sont votées, elles ne seront jamais légalisées dans notre conscience. Nous n’obéirons jamais à ces lois. Jour après jour, mois après mois, nous nous regrouperons pour contrer la réalisation de ces lois, jusqu'à ce que nous les renversions leurs lois et eux-mêmes ».

Le responsable du PAME a terminé son discours en notant que : « Nous les ouvriers, les travailleurs indépendants, les artisans, les petits commerçants, les agriculteurs petits et moyens, les jeunes, nous formons la majorité. En construisant notre front, notre alliance, nous devenons plus forts.


Et quand nous construirons notre front populaire, nous ne serons pas simplement forts, mais superpuissants. Car nous aurons construit le vecteur de notre pouvoir. Nous aurons construit l’outil pour planifier et produire selon nos propres besoins. Nous aurons crée le mécanisme principal, afin d’empêcher la minorité des usurpateurs et des parasites à vivre de nos richesses, de notre travail qui nous suffit largement à notre vie, celle de nos enfants et des générations à venir.


Ceci est notre devoir patriotique et notre grande responsabilité. Ceci est notre seule issue et nous ne reculerons pas malgré tous les sacrifices nécessaires ».


Après l’allocution, a suivi une manifestation grandiose des syndicats de classe, réunis au sein du PAME, contre la ligne de compromis prônée par les confédérations du privé (GSEE) et du public (ADEDY), qui ont favorisé pendant tout ce temps la politique antipopulaire. En dehors du PAME, à la manifestation ont participé le Rassemblement contre les monopoles des artisans et PME (PASEVE) et le Front de Lutte Etudiant (MAS).

A la tête de la manifestation du PAME, se trouvait une délégation du Comité Central du KKE, avec à sa tête sa secrétaire générale Aleka Papariga.


Les manifestants du PAME, ont marché à travers les rues principales d’Athènes jusqu’au parlement, où le gouvernement socio-démocrate avait déposé le projet de loi, pour qu’il soit voté avec la procédure d’urgence. A noter que le groupe parlementaire du KKE a demandé, en utilisant le règlement du parlement, que soit respectée la majorité renforcée et non pas simple pour le vote (180 députés sur les 300).


La position du KKE pour les incidents


La manifestation du PAME a été massive et a bénéficié d’un service d’ordre. Elle a répondu avec véhémence à l’action des provocateurs, qui avaient été préparée par des groupes et mécanismes de provocation, afin de dévier l’attention, de minorer l’importance de la mobilisation, de calomnier le KKE, de gêner la dynamique des luttes et de terroriser les travailleurs.


Aleka Papariga, en parlant au parlement, juste après l’annonce de la mort des trois personnes, a fait la déclaration suivante : « Les travailleurs, qui font face à la pire des attaques depuis 1974, sont capables de faire la différence entre une lutte politique organisée d’une part, qui sert à défendre leurs droits, à exprimer les protestation, une lutte qui peut prendre plusieurs formes selon les différentes situations, et d’autre part à tout essai de sape de la lutte, à toute provocation qui résulte à des victimes innocentes et donne des arguments à tous ceux qui veulent calomnier les luttes.


Nous disons que le peuple, non seulement ne doit pas avoir peur de cette provocation, mais doit prendre toutes les mesures pour protéger ses luttes, luttes qui doivent commencer à ses lieux de travail. C’est là où il a le plus mal. Le départ de la lutte doit être donné à son lieu de travail afin d’être conclue en lutte nationale.

Et, je dois dire ceci : Las de la criminalisation du peuple. Il a été criminalisé pour la crise, il a été criminalisé pour tout. Le mouvement populaire organisé ne peut pas être tenu responsable d’actions qui sont planifiés dans je ne sais pas quelle arrière boutique. La provocation ne passera pas. Nous continuerons nos luttes. »

La secrétaire générale du KKE a aussi donné une réponse décisive au président du parti nationaliste LAOS, Yorgos Karatzaferis (1), après qu’il s’est montré anticommuniste vulgaire et a attaqué le KKE.


Dans sa réponse, la secrétaire générale a noté : « quand la manifestation du PAME est arrivé au parlement, y se trouvaient des membres de Chrysi Avgi (Aurore Dorée, groupe d’extrême droite nationaliste), des connus-inconnus qui depuis 1994 avaient incendié l’Ecole Polytechnique d’Athènes, et qui vociféraient « qu’on brule le parlement ». Nous les avons désarmés, leur avons pris les drapeaux de PAME qu’ils tenaient. Nous les avons démasqués et nous avons protégés notre manifestation à la place Syntagma en faisant des chaînes. Il n’y a pas eu lieu le moindre incident. Peut-être que ceux qui étaient devant le parlement ont des liens de sang, permanents ou transitoires, avec M. Karatzaferis. M. Karatzaferis, joue réellement le rôle du provocateur en mission, pour imposer les mesures antipopulaires.


Le peuple a le droit, à travers le processus de la lutte politique de masse, de créer les conditions pour une révision jusqu’à un changement radical de la constitution.


Nous avons du mal à vous comprendre : le parlement ne change pas la Constitution depuis tant d’années ? Et certainement, une Constitution pour laquelle nous n’avons pas voté, nous disons au peuple que c’est une mauvaise Constitution et qu’il doit lutter pour la changer. Mais, c’est autre chose de dire clairement et honnêtement que cette Constitution est anti-ouvrière et antipopulaire et autre chose d’être un professionnel, même pas sentimental, de la provocation ».

 

SOURCE : http://fr.kke.gr/news/2010news/2010-05-05-apergia 

 

 

(1) C'est une réponse au président du parti d'extrême-droite (ou nationaliste) qui a lancé une attaque contre le KKE en déclarant que "à présent ce n'est pas seulement l'économie qui est menacée mais sans doute la démocratie et la constitution".


Outre qu'il est cocasse de voir un parti d'extrême-droite se poser en défenseur de la démocratie (oubliant sans doute que les coups d'Etat pour renverser des régimes démocratiques sont une spécialité quasi-exclusive de sa famille politique), c'est dans ce genre de situations chaudes (ou de crise) que l'on reconnait le véritable engagement d'une force politique, loin des blablas creux tenus lors des périodes de stabilité, certes divertissants mais qui ne mangent pas de pain. Ici, le parti d'extrême-droite LAOS, en soutenant le gouvernement capitaliste, montre sa véritable identité : celle d'une organisation de petits droitards anti-sociaux qui jouent le rôle habituel de supplétifs du capital qui leur est assigné, derrière les sorties faussement "rebelles" et "anti-système".


 

En complément, voici quelques pages de photos de l'organisation de jeunesse du Parti Communiste de Grèce, sur lesquelles on peut voir qu'ils sont particulièrement branchés sur la cause palestinienne, et qu'ils aiment à bruler des drapeaux de l'UE, des USA et d'Israel (ce qui est pour le moins puéril mais on mettra ça sur le compte du jeune âge, de l'immaturité) :

 

http://www.flickr.com/photos/kne/page2/

http://www.flickr.com/photos/kne/page3/

http://www.flickr.com/photos/kne/page4/

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:31

http://m.blog.hu/po/polkom/image/20090604_jobbik.jpgLes élections législatives hongroises ont vu la victoire du parti de droite Fidesz, avec plus de 52% des voix, qui profite de l'effondrement des sociaux-démocrates à 19%.


Outre l'apparition d'un parti écologiste qui fait son entrée au Parlement avec 7% des voix, ces élections législatives hongroises ont surtout été marquées par l'inquiétante perçée du parti néo-nazi Jobbik (plus de 16%), héritier affirmé de la Hongrie d'Horthy et des Croix-Fléchés (si chère à la famille Sarkozy Nagy de Bocsa) qui furent des alliés indéfectibles et particulièrement fidèles du IIIème Reich.


Cette montée de ce parti néo-nazi, qui ne cache pas ses visées expansionnistes sur des régions où vivent de fortes minorités hongroises, provoque de vives inquiétudes dans les pays voisins qui craignent de voir ressurgir un féroce impérialisme hongrois que l'on croyait mort et enterré à tout jamais.


Le parti Jobbik, qui poursuit un objectif fou de construction d'une "Grande Hongrie", souhaite notamment conquérir une partie de la Roumanie (Transylvanie), une partie de la Serbie (Voivodine), mais également un morceau de l'Ukraine, de la Slovaquie, de l'Autriche et de la Croatie.


Il se place donc, disais-je, dans la droite lignée de la Hongrie d'Horthy et des Croix-Fléchés qui durant la Seconde Guerre Mondiale s'était alliée fidèlement à l'Allemagne nazie, ce qui lui avait permis d'annexer le sud de la Slovaquie en 1938, la Ruthénie en 1939, le nord de la Transylvanie en 1940 et la Voivodine en 1941.


Au-dela, ces élections législatives démontrent, comme dans l'immense majorité des pays européens, l'inexistence d'une vraie gauche populaire et patriote en Hongrie, ce qui laisse le champ libre à la droite et à l'extrême-droite. Cela devrait faire réfléchir les gauchistes qui en Hongrie comme ailleurs jouent un rôle d'idiots utiles et ne font que de la figuration : de toute évidence, leur discours ne passe pas et quand quelque chose ne marche pas, il faut savoir se remettre en cause........pourquoi pas en suivant les judicieux conseils programmatiques de Socialisme&Souveraineté.


Quoi qu'il en soit, attention à la Hongrie.......

 


En photo : affiche électorale du parti néo-nazi Jobbik

en foncé, le territoire de l'actuelle Hongrie

 en rayé rouge et blanc, les territoires que Jobbik veut annexer pour construire une Grande Hongrie

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:46

http://www.b-i-infos.com/img/livres/slobodan_milosevic_ma_verite.jpgLe procès contre le président yougoslave puis serbe Slobodan Milosevic était annoncé par les médias bourgeois (ou capitalistes, choisissez à votre convenance) comme le procès du siècle contre le "Boucher des Balkans", dénommé aussi parfois par des gens fins, cultivés, impartiaux, intègres et intellectuellement rigoureux "Hitlerovic".


Or, nous sommes dans l'obligation de constater que ce qui fut annoncé comme le procès du siècle a été finalement largement ignoré par les médias, au point que sa couverture médiatique fut quasiment inexistante.


Comment l'expliquer ? Très simplement par le fait que Slobodan Milosevic, non seulement supérieurement intelligent par rapport à ses accusateurs, était aussi détenteur de la vérité.


C'est ainsi qu'au cours de ces longues années de procès, il ridiculisa ses accusateurs, non seulement en démontant minutieusement les chefs d'accusation qui étaient prononcés contre lui mais aussi en retournant l'accusation contre les financeurs de ce tribunal fantoche : les Etats-Unis, l'Allemagne, le Vatican (ou le Saint Siège, SS), la "communauté internationale", pour faire simple.


Voila pourquoi les médias ont préféré étouffer tout ça, avec le grand sens de l'objectivité et de la démocratie qui les caractérisent.


Pour essayer de faire connaitre la vérité au plus grand nombre, un livre est sorti il y a quelques années (hélas peu distribué : celui-ci vous ne risquez pas de le trouver à la FNAC, c'est ça aussi la démocrasouille !) : "Ma vérité", qui est en fait le texte de l'exposé introductif de Slobodan Milosevic devant le "Tribunal pénal international de La Haye" les 31 août et 1er septembre 2004.


Bien qu'il n'y ait pas tout dans ce texte, à cause du temps insuffisant laissé à l'"accusé", il apporte beaucoup d'éléments d'un grand intérêt qui font la lumière sur la responsabilité écrasante de l'Allemagne dans la destruction de la Yougoslavie, mais aussi du Vatican qui voyait dans l'existence de la Yougoslavie un obstacle à la diffusion du catholicisme (c'est pourquoi ils allèrent jusqu'à soutenir du début à la fin les génocidaires oustachis, allant jusqu'à organiser l'extradition du boucher Ante Pavelic), puis dans un second temps des Etats-Unis et de la "communauté internationale" (dont la France de Mitterrand-la-francisque, fidèle toutou de l'Allemagne et des Etats-Unis).


Ce texte détruit aussi quelques mensonges fameux balancés contre Slobodan Milosevic, tels son prétendu souhait de construire une "Grande Serbie". En fait, ce mythe de la "Grande Serbie" a la vie dure car le grotesque et ignoble Empire d'Autriche-Hongrie (heureusement défunt) l'utilisait deja pour mieux écraser la Serbie.


Il est très difficile de retirer quelques extraits de l'exposé introductif de Slobodan Milosevic. Nous en avons tout de même sélectionnés quelques-uns de manière tout à fait arbitraire.

 

 

D'Adolf Hitler à Bill Clinton

 

 

"Après que la Serbie, qui avait été condamnée à mort par les partisans des visées hégémoniques pan-germaniques, a accepté de fondre son Etat au sein du nouvel Etat des Slaves du Sud - apportant ainsi le plus éclatant démenti au slogan de propagande des aspirations et tendances grand-serbes - il était naturel que la condamnation à mort précitée soit transférée sur le nouvel Etat yougoslave. Il est bien connu que c'est en Serbie - à la suite de la décision du gouvernement de conclure un accord avec Hitler et d'adhérer au pacte tripartite - qu'ont éclaté de grandes manifestations, qui ont abouti à la chute du gouvernement en mars 1941. C'est à ce moment que Winston Churchill a déclaré que la Yougoslavie avait retrouvé son âme. C'est ce qu'on disait du coté des alliés, alors que de l'autre coté, Hitler soulignait, le jour même de son agression contre la Yougoslavie, que cette attaque militaire était dirigée contre (je cite) "la même clique criminelle, les mêmes créatures qui avaient, par le biais de l'attentat de Sarajevo, poussé le monde dans un malheur indicible."

Cette affirmation évoque ce qu'un nouveau "fuhrer" a déclaré 58 ans plus tard, à la veille des bombardements de la Serbie et de la Yougoslavie. Clinton, qui était alors président des Etats-Unis, a développé, dans la nuit du 24 mars 1999, devant les téléspectateurs américains, les motifs à l'origine de sa décision de commencer sa campagne aérienne contre la Yougoslavie, en affirmant que les Serbes avaient non seulement provoqué la Première guerre mondiale, mais que sans eux, il n'y aurait pas eu d'holocauste. Voila qui en dit assez sur la connaissance et la reconnaissance de l'histoire par ces deux criminels."

 

 

Haine anti-serbe

 

 

"Je laisserai de côté les déclarations et activités de propagande de diverses personnalités occidentales. Je me contenterai de mentionner Klaus Kinkel déclarant le 27 mai 1992 qu'il fallait mettre les Serbes à genoux. Ou les paroles de Helmut Kohl en 1993 : "Puissent les Serbes étouffer dans leur propre puanteur", ou encore l'affirmation de Blair en 1999, disant que la guerre contre la Serbie n'était pas seulement un affrontement militaire mais une lutte entre le bien et le mal, entre la civilisation et la barbarie. Je n'ajouterai que ces propos de Clinton des 23 et 24 avril 1999, déclarant : "Les Serbes mettent en place la terreur, violent des enfants albanais."

C'est dans un tel contexte politique et psychologique - je me permettrai même d'ajouter psycho-pathologique - qu'a été menée l'agression de l'OTAN contre la Yougoslavie."

 

 

Le crime contre la paix de l'Allemagne, du Vatican, des Etats-Unis et de la "communauté internationale"

 

 

"A Nuremberg, le premier crime, le crime fondamental, était le crime contre la paix : il n'en va pas de même dans votre tribunal sans légalité. Cela uniquement parce qu'en ce cas ceux qui ont fondé cette cour illégale devraient s'y traduire eux-mêmes.

Il n'est pas difficile de prouver, en considérant les évènements historiques - car il existe à propos de chacun d'eux des documents et des notes dont la partie adverse dispose elle aussi - que le nationalisme, en ex-Yougoslavie, n'a pas pris source en Serbie, ni au sein du peuple serbe ou de ses dirigeants, mais avant tout au sein des mouvements séparatistes d'extrême-droite en Croatie, au Kosovo-Métochie, en Bosnie-Herzégovine. Des oustachis, des néonazis, des fondamentalistes islamiques et des terroristes albanais, pour le dire brièvement.

Il n'est pas difficile de démontrer, et vous allez voir comment cela va s'agencer, que la guerre fratricide dans les territoires de l'ex-Yougoslavie a été initiée, puis militairement soutenue, en Occident, par ceux-là même qui ont fondé ce tribunal classique : à savoir l'Allemagne, le Vatican et les Etats-Unis, qui ont provoqué la destruction et la partition d'un Etat souverain à l'encontre de son droit interne comme à l'encontre du droit international.

De même, il n'est pas difficile de montrer que dans leur démolition de la Yougoslavie, ils ont eu recours à des méthodes grossièrement non-démocratiques, allant à rebours de leurs incessantes déclarations d'humanisme. Ce qui se fait appeler la "communauté internationale" a soutenu, dans l'espace de l'ex-Yougoslavie - en Croatie, au Kosovo-Métochie et en Bosnie-Herzégovine - une élite totalitaire et chauvine, des terroristes, des fondamentalistes islamiques et des néonazis qui avaient pour but de créer des Etats ethniquement purs, c'est à dire des Etats sans Serbes.

Les méthodes de nettoyage du peuple serbe que le mouvement ultranationaliste croate a mises en place dans les années 90 par le truchement de ses unités paramilitaires, sont très semblables à ce qui avait deja frappé ce même peuple , en ces mêmes lieux, cinquante ans plus tôt. C'était des Serbes que l'on assassinait et que l'on chassait de Croatie au début des années 90, et cela deja à la veille de l'avènement de Tudjman. C'était des Serbes, également, que l'on assassinait et que l'on chassait au Kosovo-Métochie.

En Bosnie-Herzégovine et au Kosovo-Métochie, la "communauté internationale", présidée par les Etats-Unis, a favorisé et activement aidé le fondamentalisme islamique qui s'est rendu responsable, dans ces régions, de nombreux crimes contre les Serbes. Par dessus tout, au Kosovo-Métochie, les crimes à l'encontre des Serbes se commettent désormais avec la pleine collaboration des forces d'occupation régies par l'OTAN - en contravention totale avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité, qui qualifiait les conditions de cessez-le-feu proposées à la Yougoslavie.

A l'époque, ne pouvant occuper la Yougoslavie et se trouvant dans l'obligation de faire cesser la guerre, on avait offert des conditions garantissant la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Yougoslavie, permettant l'arrivée au Kosovo de forces de protection de l'ONU ayant pour obligation de protéger toute sa population, on prévoyait aussi que, dans une certaine mesure, l'armée et la police de l'Etat yougoslave et de la Serbie devraient retourner au Kosovo et y demeurer. Tout a été accompli, sauf cela. Main dans la main avec les criminels, les soldats de l'OTAN sont arrivés pour expulser des centaines de milliers de personnes, en tuer des milliers et incendier un nombre considérable d'églises; mais à cela, je reviendrai plus tard.

Je veux dire à présent qu'il existe depuis dix ans une documentation immense et détaillée à propos des crimes en cours frappant le peuple serbe, une documentation qui a été soumise à cette institution (le TPI) de la part de diverses institutions du monde entier, et sur laquelle la partie d'en face n'a même pas jeté un coup d'oeil. La raison en est que la "communauté internationale", en fomentant des conflits dans nos régions, avait décrété d'avance que les Serbes seraient coupables de tout. Du coup, tous les autres pouvaient et devaient être présentés comme victimes.

A propos de la manière dont on a fomenté la guerre en ex-Yougoslavie, les auteurs de ce qu'on appelle l'"acte d'accusation Kosovo" dressé à mon encontre, ont, aux paragraphes 79 et 80, introduit l'une des rares assertions exactes de cet acte par ailleurs vil et mensonger. Je cite leur texte : "Le 25 juin 1991, la Slovénie a proclamé son indépendance relativement à la RSFY, ce qui a conduit à l'éclatement de la guerre." C'est ce qui figure dans leur document. Et puis encore : "La Croatie a proclamé son indépendance à l'égard de la RSFY le 25 juin 1991, ce qui a conduit à des combats entre, d'une part, les forces militaires croates et, d'autre part, l'Armée fédérale yougoslave, les unités paramilitaires et l'armée de la République de Krajina serbe. La Bosnie-Herzégovine a proclamé son indépendance le 6 mars 1992, ce qui a conduit, après le 6 avril 1992, à une guerre de grande envergure."

Ainsi donc, les auteurs mêmes de cet acte d'accusation mensonger, ne prévoyant vraisemblablement pas qu'ils auraient également à dresser à mon encontre des actes d'accusation concernant la Croatie et la Bosnie, ont dit qui avait provoqué la guerre dans l'ex-Yougoslavie.

Les protagonistes de cette entreprise, que l'on peut sans nulle doute appeler criminelle - et il s'agit de protagonistes aussi bien intérieurs qu'extérieurs -, ont agi en contravention aussi bien avec le doit interne yougoslave qu'avec le droit international.

En bafouant ainsi le droit, et en accomplissant la sécession violente de la Slovénie, de la Croatie et de la Bosnie, ils ont commis le crime central et le plus grave de ceux que l'on a jugés à Nuremberg et à Tokyo, et dont est saisie désormais la Cour internationale de justice de La Haye, celle qui est permanente et légale : le crime contre la paix."

 

 

Les "actes d'accusation", récapitulatif

 

 

"L'acte d'accusation "Croatie" s'articule sur le nettoyage ethnique des Croates et sur une prétendue entreprise criminelle concertée dont vous prétendez qu'elle avait été fomentée avant le 1er août 1991 et qu'elle a duré jusqu'en 1992. Je dois dire qu'il faut une impudence infinie pour oser coucher un tel mensonge sur le papier. Comme on le sait, cette période fut marquée par des crimes de masse à l'encontre des Serbes et par le premier grand exode des Serbes de Croatie, impliquant quelques 150 000 personnes.

L'acte d'accusation "Kosovo" a été émis, je cite, à cause de l'expulsion d'une part considérable de la population albanaise du Kosovo. Or vous avez vu ce qui est écrit dans le livre de Clark. Vous verrez encore bien des choses , autrement plus intéressantes. Car vous ne pouvez citer le nom d'aucun village d'où quiconque aurait été expulsé tant que le Kosovo se trouvait sous le contrôle des institutions d'Etat de la Serbie. Il me semble même que vous ne suivez même pas les déclarations officielles.......

Patrick Robinson : Monsieur Milosevic, vous mettrez fin à votre exposé dans trois minutes.

Slobodon Milosevic : Je m'y efforcerai. Sinon dans trois, du moins dans quatre. Pas plus. J'ai dû sauter bien des choses....

Donc, vous ne suivez même pas les déclarations officielles des représentants des Etats-Unis et de l'OTAN qui disent aujourd'hui tout à fait ouvertement que les opérations centrées sur le Kosovo leur étaient nécessaires pour permettre à l'OTAN d'étendre ses activités au-dela des frontières tracées dans le traité fondateur de cette alliance...

L'acte d'accusation "Bosnie-Herzégovine" , lui, a été lancé pour cause de génocide - de génocide, je souligne - à l'encontre des musulmans et des Croates en Bosnie-Herzégovine. Voila encore une effronterie sans bornes, lorsqu'on sait que Belgrade, à l'époque, était la seule capitale en Yougoslavie, parmi toutes celles impliquées dans la crise yougoslave, à mener de manière conséquente une politique de paix. La seule capitale où l'on ait appliqué de manière cohérente une politique d'équité nationale, grâce à laquelle il n'y eut ni discriminations ni crimes, à tel point que la Serbie est la seule région dont la structure ethnique ait été préservée au cours de cette décennie."

 

 

De l'affaire Dreyfus à l'affaire Milosevic

 

 

"Je suis conscient, messieurs, qu'il est vain de chercher la logique dans un procès monté. L'histoire a connu des cas analogues - par exemple le procès Dreyfus, ou celui de Dimitrov lié à l'incendie du Reichstag - mais ce procès les dépasse tous par l'ampleur de ses conséquences tragiques.

Je ne veux rien dire qui touche à la note personnelle, mais je veux parler des conséquences tragiques pour le monde dans son ensemble, car on a détruit l'édifice du droit universel. Et ce, jusqu'à un niveau qui constitue un effondrement de civilisation.

Par bonheur, il s'est trouvé dans le passé des écrivains et hommes d'honneur pour graver la vérité dans l'histoire, afin que les générations à venir éprouvent de la honte et ne répètent plus les mêmes erreurs.

Je suis convaincu que c'est ce qui va se produire une fois de plus. Dans l'histoire véridique de ce temps, votre justice ad hoc figurera comme une illustration des phénomènes monstrueux surgis à la fracture de deux siècles.

Et vous ne pouvez imaginer, Messieurs, le privilège que c'est, même dans les conditions que vous m'avez imposées, que d'avoir la vérité et la justice pour alliées. Vous ne pouvez, j'en suis certain, même pas l'imaginer.

Je vous remercie, Monsieur Robinson. Je n'ai, malheureusement, pas eu l'occasion d'exposer l'intégralité de ce que j'avais à dire, mais je pense que j'en aurai encore l'occasion. A moins que vous m'en priviez par d'autres moyens."

 

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Et c'est bien ce qui arriva : ils ont trouvé d'autres moyens pour le faire taire. Slobodan Milosevic avait bien pressenti que sa vie était en danger, pour avoir commis le crime de confondre ses accusateurs et de démontrer leur culpabilité.


Quoi qu'on en dise, Slobodan Milosevic était un authentique homme de gauche, socialiste et souverainiste, qui a fait tout ce qui était en son pouvoir pour défendre l'intégrité territoriale de la Yougoslavie et qui a toujours lutté contre l'impérialisme, le capitalisme et le fascisme.


En tout cas ça fait particulièrement mal de voir qu'un homme de cette valeur, simple et proche des gens, est mort dans une geole pendant que des minables et médiocres parvenus arrogants comme Bill Clinton, Bush, Blair ou encore Berlusconnerie continuent à parader en toute impunité.


C'est la preuve d'un grave effondrement de civilisation.

 

http://a31.idata.over-blog.com/175x205/1/11/38/27/IMAGES-3/journ_libe.jpg Un homme de gauche : Slobodan Milosevic

Un journal de droite : Libération

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 01:52

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/e/e7/Dinamo_Bucarest.gifLa conclusion du rapport commandé par la Présidence roumaine est sans appel : en vingt ans, Bucarest a subi plus d’outrages que sous Ceauşescu. Espaces verts qui disparaissent, vieilles demeures appartenant au patrimoine rasées pour laisser place à des buildings sans âme. Les Nouvelles de Roumanie dressent un portrait alarmant de cette situation qui vaut aussi pour les autres villes du pays, livrées aux promoteurs immobiliers et au capitalisme sauvage.


Dorina Banisor est venue spécialement au dernier congrès d’Opération villages roumains (OVR) qui s’est tenu à Angers pour défendre la cause de sa capitale. Aux côtés des membres de son association Salvaţi Bucureştiul (Sauvez Bucarest), présidée par Dan Nicuşor, un jeune mathématicien, cette économiste se bat pour sauver Bucarest. "Peu de capitales dans l’Europe ont autant de quartiers pittoresques, parsemés de petites maison et leurs jardins" plaide cette Bucarestoise de naissance qui s’afflige de les voir mourir peu à peu : "Des investisseurs viennent, achètent ce qu’ils peuvent, démolissent et font pousser d’immenses tours".


Des millions d’euros de profits en jeu


Les autorités laissent faire. Ce n’est pas surprenant, quand des millions d’euros de profits sont en jeu, les promoteurs immobiliers sachant « arroser » qui de droit. Les dégâts touchent aussi bien les quartiers protégés, les maisons classées. Les généreux bakchichs permettent de s’asseoir sur les normes et de construire des buildings de dix étages ou plus, là où seulement deux sont autorisés.


Le capitalisme sauvage profite d’une législation inadaptée, interprétable, pour mener à bien ses juteux projets, au grand dam des vieux Bucarestois, mais aussi des jeunes. Et quant il se heurte à un obstacle apparemment infranchissable, il trouve toujours une méthode pour le contourner. Quant une « proie » est repérée, une vieille demeure bourgeoise de caractère dont il faut se débarrasser pour faire place à un volumineux ensemble immobilier, des promoteurs s’en emparent pour une bouchée de pain, paient des SDF pour la squatter. Lorsqu’elle sera suffisamment vampirisée, les fenêtres arrachées, la toiture défoncée, parfois en partie incendiée, réduite à l’état de ruine… il ne restera plus qu’à la démolir. Inutile d’aller porter plainte à la police : aucune législation précise n’empêche ces agissements. Quant à la mairie ou à l’État, ils laissent faire alors qu’il devrait leur revenir d’entretenir le patrimoine, d’acheter les maisons menacées, d’exproprier au besoin.


Seulement 7m2 d’espaces verts par habitant


Le bilan des deux dernières décennies est accablant : 600.000 arbres bordant les rues de la capitale ont disparu et 1,5 million au total dans tout Bucarest. Sont également passés à la trappe, rendus parfois à leurs anciens propriétaires qui en avaient été dépossédés et consacrés désormais à des projets immobiliers ou commerciaux : 7,2 ha d’espaces vert du parc Herăstrău, 10 ha du parc Tineretului, 4,5 ha du parc Verdi dans le quartier Floreasca, 12 ha du parc IOR, 7,2 ha du parc Prisaca Dornei, et bien d’autres, 45 équipement sportifs, des écoles ont été rasés. Il ne subsiste plus que six piscines dans la capitale, celle du strand Tineterului a laissé place à un building de 23 étages.


En 1989, Bucarest comptait 3.470 hectares d’espaces verts. En 2004, leur superficie a diminué de moitié et, aujourd’hui, elle dépasse guère les 1.200 à 1.300 hectares. Les Bucarestois vivent désormais dans un espace vert de 7m2, alors que la moyenne européenne est de 26m2. Par comparaison, les habitants de Varsovie en bénéficient de 32m2, ceux de Londres de 64m2, de Stockholm de 83m2.


L’OMS préconise une superficie de 50m2. Des problèmes de santé n’ont pas tardé à apparaître, notamment chez les enfants, comme le relèvent les statistiques recueillies auprès des médecins. Entre 1995 et 2006, les cas de pharyngite ont augmenté de 66 % chez les moins de quatorze ans, les cas de bronchites ont doublé et le nombre de crises d’asthme nécessitant une hospitalisation ont été multipliés par cinq. De même, le nombre de Bucarestois hospitalisés pour une cardiopathie a doublé.


De véritables « emmerdeurs » pour la mairie de Bucarest


Devant ce constat effrayant, Salvaţi Bucureştiul s’efforce de sensibiliser et de mobiliser la population, les médias, vole au secours des propriétaires touchés par les projets immobiliers. La tâche est rude car la société civile en Roumanie est balbutiante, voire inexistante. Pourtant, il y a urgence, car de nouvelles menaces pèsent sur la capitale et notamment sur le palais Ştirbei, un de ses joyaux architecturaux, qui risque de sombrer dans l’ombre immédiate d’un gratte-ciel, comme cela a été le cas pour la cathédrale catholique.


L’ONG, qui regroupe principalement jeunes, étudiants mais aussi anciens Bucarestois, tous bénévoles, notion qui ne va pas encore de soi en Roumanie, a entamé une véritable guérilla urbaine. Elle harcèle le Conseil municpal, exigeant sans relâche la transparence de ses projets.


Les élus bucarestois la haïssent et, à leurs yeux, ses membres passent pour de véritables "emm…". Mais cette tactique porte ses fruits. Ainsi 150 projets ont été bloqués, 10 mises en chantier ajournées, 10 autres attaquées en justice. La construction du Dâmboviţa Center, un mall - ou centre commercial - devant s’étendre sur dix hectares au coeur de la capitale a été suspendue. Le chantier d’Obor, qui doit faire disparaître un des plus vieux marchés de Bucarest où les paysans viennent vendre les produits de leurs jardins pour laisser aussi place à un autre mall, connaît le même sort.


Salvaţi Bucureştiul se bat aussi pour que la loi devienne plus restrictive et que les élus, abusant de dérogations spéciales ne puissent plus autoriser la construction d’immeubles de huit ou dix étages, là où la règlementation n’en permet que deux. Elle vient d’enregistrer son plus grand succès, compensant ses innombrables déceptions lorsqu’elle voit s’effondrer ces belles demeures qui font le charme de Bucarest. Dorénavant, les dérogations ne pourront plus dépasser 20 % de la norme autorisée.


Une victoire encourageante de la société civile


La nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er octobre. La veille de sa mise en application, le Conseil municipal s’est empressé d’inscrire à son ordre du jour 48 dossiers ne la respectant pas. Mais Salvaţi Bucureştiul et quelques autres ONG veillaient au grain. Leurs militants ont envahi la salle des délibérations, trouvant opportunément le renfort de deux ou trois élus, heureux de se faire une publicité devant l’attroupement des médias, et qui, par leurs interruptions et prise de paroles, ont entravé les travaux de leurs collègues.


Dans le brouhaha général, le Conseil a été incapable de faire adopter ses projets avant les douze coups de minuit fatidiques. Les 48 nouveaux buildings devront donc respecter la norme des 20 % à ne pas dépasser. Cette victoire sur le fil a mis du baume au coeur de l’ONG et l’encourage à persévérer. Mais Dorina Banisor et ses amis savent que la société civile a encore un long chemin à faire avant que la Roumanie ne rejoigne les normes européennes. « Chez nous, il y a deux catégories de gens », constate-t-elle, un brun désabusée, « ceux qui s’estiment au-dessus de la loi… et ceux qui pensent qu’ils sont en-dessous et que, de toutes façons, rien ne changera ». [...]


« On ignore trop la loi dans notre pays, on ne lui fait pas confiance, on ne la connaît pas, on ne la respecte pas. La faire appliquer serait déjà un grand pas en avant !. »


 

SOURCE : http://balkans.courriers.info/article14963.html

 


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 11:26

http://blog.ixgames.com/graphics/Ratko_Mladic_Wanted.jpgEn lisant les titres de la presse, nous apprenons que la Serbie s'excuse pour le massacre de Srebrenica.


Un esprit non averti qui se contenterait de lire le titre (et cet esprit non averti constitue la majorité, croyez-moi) pourrait se dire que la Serbie - plus précisément son Parlement - s'excuse pour le massacre qu'elle a elle-même commis à Srebrenica (un massacre qui a tué environ 8 000 hommes bosniaques, les femmes et les enfants ayant été volontairement épargnés).


En vérité, il n'en est rien, il s'agit simplement d'une résolution adoptée par le Parlement serbe qui stipule que la Serbie regrette de ne pas avoir tout fait pour éviter le massacre de Srebrenica commis par les Serbes de Bosnie.


Et il ne pouvait en être autrement dans la mesure où même le tribunal fantoche de La Haye a reconnu que la Serbie (c'est à dire l'Etat Serbe) et son ancien président Slobodan Milosevic (massacré dans les geoles gestapistes de La Haye) n'étaient pas responsables de ce massacre.


Ce massacre des Serbes de Bosnie (à ne pas confondre avec l'Etat serbe), si horrible et condamnable soit -il, ne doit pas faire oublier que :


-au cours du XXème siècle dans sa globalité, les Serbes se sont largement fait plus massacrer par leurs voisins qu'ils ne les ont massacré


-la Serbie demeure aujourd'hui la plus multi-ethnique des anciennes républiques yougoslaves (à l'exception de la Bosnie, pour des raisons évidentes), preuve que les Serbes sont moins racistes que les Croates, Slovènes ou Albanais


On ne peut dès lors qu'être amusés en entendant le président serbe Tadic déclarer que le vote de cette résolution est la preuve que la Serbie appartient à la "civilisation européenne".


Quelle civilisation européenne, Monsieur Tadic ? Celle du Vatican et du Troisième Reich, fidèles soutiens des oustachis d'Ante Pavelic massacreurs de Serbes ? On ne saurait en tout cas mieux se coucher comme une carpette.


Le jour n'est pas né où tous les pays du Monde adopteront des résolutions pour regretter leurs crimes (Etats-Unis, Angleterre,.....et tous les pays bouchers anglo-saxons en général, Israel, Chine, Russie,......) et plus fort encore pour regretter de ne pas avoir tout fait pour empêcher un massacre (France au Ruanda).


A croire que la Serbie aime à s'autoflageller.

 

En photo : Ratko Mladic, ancien chef de l'Armée des Serbes de Bosnie et un des deux présumés principaux responsables du massacre (avec Radovan Karadzic)

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:19
http://photo.lejdd.fr/media/images/societe/sciences/perelman/1966506-1-fre-FR/perelman_pics_390.jpgGrigori Perelman, génial mathématicien (c'est à dire homme de science dure, rien à voir avec la sociologie, la philosophie, la littérature,.....et autres disciplines pour adeptes de branlette intellectuelle) russe de 44 ans qui a résolu l'un des problèmes mathématiques les plus difficiles posés au XXème siècle, a refusé un prix d'un million de dollars que voulait lui décerner un institut américain de mathématiques.

A vrai dire, cette attitude, ce noble geste ne m'étonne pas vraiment venant d'un authentique scientifique. Ces gens-là ont en général la tête sur les épaules, ou dit autrement du plomb dans la tête, et sont donc bien loin de tous les minables, médiocres et parvenus qui ne jurent que par le Dieu Argent et par les honneurs pour se sentir supérieurs (alors qu'ils ne valent pas un clou).

Parmi ces minables bling-bling qui ne laisseront pas leur nom à la postérité (heureusement, il y a une justice), nous pouvons citer :

-les requins boulimiques de la finance qui savent tout juste faire des additions et des soustractions (et encore, avec l'aide d'une calculatrice) pour calculer combien de millions ils ont volé

-les bobos semi-débiles qui se croient obligés de rouler en 4X4 en plein centre-ville et de porter des lunettes de soleil quand il pleut pour se sentir exister

-les porcs du show-biz et de la jet-set au QI frisant le débile qui vont jusqu'à porter plainte pour atteinte au droit à l'image (et autres conneries du genre) car ils n'ont pas assez avec les millions qu'ils gagnent en glandant (et souvent pour être bien nés, car la consanguinité est grande dans ces milieux)

-les sportifs professionnels notamment les footballeuses qui changent de club tous les ans, qui abandonnent le "club de leur coeur" ou leur club formateur pour gagner quelques billets supplémentaires, ceci alors que les dits clubs leurs proposent déjà des salaires pharaoniques et indécents (mais pas encore assez à leur gout : plus t'en as, plus t'en veux, tu leur donnes la main, ils te prennent le bras)

-les milliardaires russes, poignée de parasites de la pire espèce, koulaks des temps modernes qui ont raflé à quelques-uns le fruit du labeur de tout un peuple durant plusieurs décennies pour pouvoir frimer sur la Cote d'Azur

Tous ces individus méprisants et méprisables, considérés comme des exemples de "réussite" par tous les merdias (que ce soit la télé ou les torchons genre Voici, Gala,......), sont bien représentatifs de ce qu'est l'Homme aujourd'hui, c'est à dire globalement encore un être primaire qui en est au stade de l'enfance et qui a encore besoin de beaucoup grandir pour devenir mature, responsable et respectable.

Le génial mathématicien Grigori Perelman, désintéressé par les futilités capitalistes (argent, honneurs,.....), représente lui l'homme de demain, un prototype d'Homme Nouveau.

C'est une sorte d'homo sovieticus qui a mille ans d'avance sur son époque, qui apparait comme une exception aujourd'hui mais qui sera la norme demain.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:08
http://www.linternaute.com/actualite/savoir/06/presidents-2006/images/viktor-ianoukovitch.jpgViktor Ianoukovitch a remporté les élections présidentielles ukrainiennes avec 48,7 % des suffrages, contre environ 46% pour son adversaire Ioulia Timochenko. Ceux qui se diront que 48,7 + 46 ne fait pas 100 auront raison mais c'est simplement dû au fait que les électeurs ukrainiens ont la possibilité de voter "contre tous" (ce qu'ont fait un peu plus de 5% des votants) et que ce vote "contre tous" est comptabilisé de manière effective (contrairement à l'inutile "vote blanc" chez nous).

Trève d'arithmétique, cette élection a donc vu la victoire du supposé pro-russe sur la supposée pro-européenne. Je dis supposé car en fait, les deux candidats ont mis de l'eau dans leur vin : ViKtor au départ proche de la Russie s'est rapproché de l'Occident et Ioulia au départ proche de l'Occident s'est rapprochée de la Russie. Ce qui fait qu'au final, il n'y a pas une différence aussi importante que nous pouvons le penser entre les positionnements géopolitiques des deux candidats.

Ce qui est certain en revanche, c'est que celui qui avait été balayé par la "Révolution" Orange suite à des fraudes électorales avérées a pris sa revanche en battant tour à tour les deux protagonistes principaux de la dite "Révolution".

Faut-il s'en réjouir ? Même pas. Car Viktor Ianoukovitch est bien évidemment un pur capitaliste et un pur produit du Système.

Ce colosse de 2 mètres, issu d'un milieu pauvre et qui usait volontier du poing dans les bagarres de rue de sa jeunesse (il fut ainsi condamné à 3 ans de prison), est aussi un politicien médiocre, qui doit son succès au soutien sans failles que les richissimes hommes d'affaires mafieux et véreux de l'Est Ukrainien apportent au Parti des Régions, et en particulier à Rinat Akhmetov.

Car cette victoire est avant tout la victoire d'un homme, qui est le véritable dirigeant de l'Ukraine : l'ordure Rinat Akhmetov, 7ème fortune mondiale (plus de 30 milliards), propriétaire du club brésilien (officiellement ukrainien mais composé davantage de joueurs brésiliens, vive les cosmopolites) du Shaktar Donestsk, et qui a téléguidé son pantin Viktor Ianoukovitch jusqu'au pouvoir.

Viktor Ianoukovitch, ancien délinquant qui a obtenu un doctorat d'économie sans suivre le moindre cours et sans passer un seul examen (quel génie !), qui fuit au maximum les interviews et les débats par peur de se faire laminer (il se contente de répéter des slogans et des formules creuses que ses conseillers lui ont préparé), et qui montre l'étendue gigantesque de son inculture à chaque fois qu'il ouvre la bouche de manière imprévue (par exemple, parlant de l'ex-Yougoslavie pendant la campagne, il a confondu le Monténégro et le Kosovo, ce qui est une erreur flagrante pour quiconque a un peu de culture.....surtout d'ailleurs pour un homme de l'Est), est un formidable espoir pour nous tous : il est la preuve qu'avec le soutien des puissances d'argent, n'importe quel simplet peut arriver au sommet.

Julien B.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 23:25
http://www.wsws.org/francais/images/egor-f04.jpgVoici un extrait d'article trotskiste sur la mort d'Egor Gaidar (trouvez-vous qu'il a une bonne tête ?), un grand artisan de la restauration capitaliste en Russie-URSS et de la thérapie de choc qui l'a accompagné (je ne mets qu'un extrait, le début de l'article, car la fin part en délirium trotskiste).

Egor Gaidar (1956-2009) : l'architecte de la restauration capitaliste en Russie


Le 16 décembre de l'année passée, Egor Gaidar est décédé d'une attaque cardiaque dans sa dacha près de Moscou, il avait 53 ans. C'était une personnalité qui a joué un rôle majeur dans la mise en place des réformes libérales en Russie, lesquelles ont eu un effet désastreux sur le pays, entraînant une énorme croissance des inégalités sociales.


Gaidar est largement haï parmi les Russes ordinaires, qui le considèrent comme le responsable de l'essentiel de la misère qu'ils ont subie depuis 1990. Le démantèlement de l'Union soviétique et la restauration du capitalisme à cette époque ont entraîné un déclin du niveau de vie et de l'espérance de vie d'une ampleur inégalée dans l'histoire, en dehors des périodes de guerre. De nombreuses statistiques sociales récentes révèlent que le pays ne s'en est toujours pas remis.

 

La mort de Gaidar a démontré l'indifférence de la sphère politique aux souffrances et aux sentiments de la grande majorité de la population, celui-ci recevant des louanges débordantes de la part des diverses couches de l'élite dirigeante russe. Il est difficile de trouver un compliment qui n'ait pas servi à décrire cet homme qui a piloté la politique économique du gouvernement Eltsine durant à peine plus d'un an, de novembre 1991 à décembre 1992.


Le président Dimitri Medvedev a qualifié Gaidar d'« Universitaire-économiste de premier plan » et de « personne courageuse, honnête et déterminée. »


Le Premier ministre Vladimir Poutine a déclaré, « Gaidar a pris des décisions critiques qui ont déterminé l'avenir de tout le pays. Il a accompli cette tâche difficile honorablement, faisant preuve des meilleures qualités professionnelles et personnelles. »


Dans d'autres commentaires des médias de masse russe, Gaidar été proclamé « grand homme d'Etat, » « héro national, » « autorité morale incontestable, » « personne aux qualités extraordinaires, » et même « un intellectuel authentiquement désintéressé. »


De plus, le mantra selon lequel, au début des années 1990, Gaidar aurait « sauvé le pays de la famine, de la déchéance et de la guerre civile » a été répété sans fin.


C'est un mensonge, une application du fameux principe de Goebbels selon lequel si l'on répète un mensonge assez souvent, il finira par être cru, et plus il sera gros, mieux ce sera.


Sous la direction de Gaidar en 1992, la Russie a fait passer un double programme de libéralisation du commerce et de privatisations. Cela entraîna l'appauvrissement de la population par une hyperinflation et le transfert des biens publics vers des propriétaires privés, enrichissant énormément l'oligarchie émergeante du pays.


En 1991, durant la dernière année au pouvoir de Gorbatchev, les prix en Russie ont augmenté de 160 pour cent. En 1992, ils ont augmenté de 2500 pour cent. En 1993, l'inflation a été de 840 pour cent, en 1994, de 215 pour cent, et en 1995 de 131 pour cent.


Les travailleurs des entreprises publiques comme privées, dont les comptes en banques ont été réduits à néant par ce processus, n'ont pas touché leurs salaires durant des mois et ont fini dans la misère.


Entre 1991 et 1995, le PIB de la Russie a baissé de 35 pour cent, selon les estimations les plus prudentes, et la production industrielle s'est effondrée. Des années durant, une forme d'économie de subsistance basée sur le troc était très répandue.


La croissance des souffrances et du désarroi s'est manifestée par un net déclin de l'espérance de vie, qui était de 57 ans en 1994 (1).


La fin des années 1980 et le début des années 1990 ont également connu une explosion des conflits régionaux et ethniques. D'après les estimations basses, 100 000 personnes sont mortes dans ces événements (sans compter ce qui s'est passé en Tchétchénie).


L'affirmation selon laquelle les réformes capitalistes ont sauvé le pays de « la famine, la déchéance et la guerre civile » est un travestissement de la réalité. Seule une élite cynique et imbue d'elle-même peut se réjouir des résultats de ce qui s'est passé en Russie à cette époque.


 Pour mettre au point le programme de privatisation, Gaidar et les autres ont collaboré de très près avec des universitaires des États-Unis, notamment l'économiste Jeffrey Sachs, qui était professeur à Harvard à l'époque. Washington était très impliqué, directement et indirectement, par l'intermédiaire de gens comme Sachs, dans la promotion de la restauration capitaliste.


Dans la mémoire de millions de gens, le pire de la catastrophe économique imposée à l'URSS est une conséquence directe des choix politiques de Gaidar. Une majorité des ex-citoyens soviétiques sent que les difficultés de la vie quotidienne en URSS - particulièrement durant la période la plus florissante des années 1970 et 1980 - étaient considérablement moins pesantes que celles qui ont suivi l'effondrement de toutes les bases de la vie sociale dans la foulée de la « thérapie de choc » de Gaidar.


Une étude réalisée récemment par le Centre Levada, un institut de recherche de Moscou, a établi que près de 60 pour cent des Russes « regrettent profondément » l'effondrement de l'URSS et pensent qu'il aurait fallu l'empêcher.

Extrait d'article de Vladimir Volkov et Andrea Peters, Comité international de la Quatrième Internationale


(1) Je pense que c'est le chiffre le plus significatif pour se rendre compte de la dégradation des conditions de vie : l'espérance de vie en Russie était de 57 ans en 1994 après la thérapie de choc, alors qu'elle était par exemple de 63 ans dès 1953 (date choisie au hasard). C'est à dire qu'entre 1953 et 1994, l'espérance de vie a baissé de 6 ans en Russie, là où elle a largement augmenté dans tous les pays du Monde sur la même période.


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