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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:55

Il n'y a pas de position unanime sur l'IVG dans Socialisme & Souveraineté, cet article est donc une tribune libre de Julien B.

 

Le texte suivant a été rédigé par l'IFE (Initiative Féministe Européenne)

 

   Le 7 octobre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté la résolution 1763 (2010) instaurant “LE DROIT À LA CLAUSE DE CONSCIENCE PAR LE CORPS MEDICAL” A l’origine, cette Résolution devait faciliter la possibilité pour les femmes d’avoir recours à l’avortement en toute sécurité, en particulier dans les pays où le droit des femmes à la santé est entravé par l’interdiction de l’avortement.


  Au coeur de ce processus , le cas d’une femme polonaise enceinte, morte suite au refus du médecin de l’opérer, invoquant le risque encouru par le foetus . Quand la Résolution a été votée dans l’ après-midi, la majorité des 313 membres de l’Assemblée Parlementaire étaient absents et les membres anti-avortement du Conseil de l’Europe ont profité de cette situation pour mofifier totalement l’orientation du texte qui a été voté par 56 voix pour et 51 contre. Ce texte étend le droit à l’objection de conscience pour l’avortement à tout le personnel de santé en Europe: “Aucun hôpital, personne ou Institution ne peut être poursuivi ou tenu pour responsable ou attaqué pour un refus d’exécuter, d’assister ou de subir un avortement.” Le mouvement anti - avortement jubile . L’Eglise catholique se réjouit. Le mouvement féministe démocratique est atterré par cette nouvelle . L’un des huit objectifs du Millenaire pour le Développement adoptés au Sommet du Millénaire en 2000 est l’amélioration de la santé maternelle notamment pour réduire la mortalité des mères à la naissance. L’avortement non sécurisé est l’une des principales causes de cette mortalité. Aujourd’hui plus de 500 000 femmes meurent chaque année pour des causes liées à la grossesse, à l’ accouchement ou à l’avortement non assisté.


   La Résolution du Conseil de l’Europe va à l’encontre des Résolutions de l’ONU et des objectifs du Millénaire. Elle va à l’encontre de la législation de certains pays, où l’avortement est libre et légal. Elle s’oppose aux droits sexuels et reproductifs des femmes , droits fondamentaux dont le droit à l’avortement est part entière. Ces droits et la vie même ne peut pas être remis en cause pour des raisons de conscience de gynécologues ou d’infirmières. S’ils ne veulent pas respecter ces droits inhérents au système de santé publique , ils doivent changer de profession.


  Le mouvement fanatique ”pro-life” apprécie cette victoire comme un début et se prépare pour le “ triomphe de la morale catholique” : interdiction de l’avortement, de la fécondation in vitro, de la contraception etc.


  L’Initiative Féministe Européenne (IFE-EFI) condamne avec force cette grave atteinte aux droits sexuels et reproductifs des femmes, droits qu’elles ont acquis au prix de combats acharnés durant des décennies. Nous ne pouvons interpréter la résolution du Conseil de l’Europe que comme la preuve que, pour ce Conseil les droits des femmes ne sont pas partie intégrante des droits humains ! .Nous ne laisserons pas les forces de la réaction nous priver de nos droits et faire régresser l’histoire du mouvement de libération des femmes .


  Nous appelons les féministes et l’ensemble du mouvement démocratique à protester contre la Résolution 1763(2010) et à s’élever contre l’évolution anti démocratique du Conseil de l’ Europe.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:00

Voici un article intéressant qui tire plusieurs conclusions sur le rapport du Forum économique mondial (WEF) que vous pouvez retrouver à cette adresse. Nous apportons des remarques à la fin :

http://www.weforum.org/en/Communities/Women%20Leaders%20and%20Gender%20Parity/GenderGapNetwork/index.htm

 

                                     

 

(1) GENEVE — La France a été pointée du doigt mardi par une étude du Forum économique mondial (WEF), la faisant chuter à la 46ème place du classement 2010 des égalités hommes/femmes tandis que les pays nordiques caracolent toujours en tête des Etats les plus égalitaires au monde.

 

Alors que l'Islande (1er), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et la Suède (3e) se partagent une nouvelle fois la tête du classement annuel du WEF sur les inégalités entre les sexes, la France fait cette année figure de bien mauvais élève.

L'Hexagone dégringole ainsi de 28 places, passant du 18ème rang au 46ème sur 134, après deux ans de bons scores à la faveur d'une participation féminine accrue dans le monde politique.

 

Cette chute qui ramène le pays près de son niveau de 2007 (51e) s'explique notamment, selon le WEF, par "la baisse du nombre de femmes occupant des postes ministériels dans les 12 derniers mois".

 

La deuxième raison est que la "France a un des pires niveaux" au monde en terme de ressenti d'égalités de salaire à travail égal se situant dans ce domaine à la 127e place sur 134, a expliqué à l'AFP l'un des auteurs du rapport Saadia Zahidi.

 

Ces situations sont d'autant plus marquantes que le pays se situe à l'opposé à la première place pour deux autres des quatre critères pris en compte dans l'étude du Wef: l'éducation et la santé.

 

Ainsi les Françaises ont un accès très privilégié aux hautes études (un tiers de plus de femmes que d'hommes français vont à l'université), une ouverture qui ne se retrouve pas au plus haut niveau des entreprises et du monde politique, regrette Saadia Zahidi.

 

Certes la France peut se consoler avec les piètres performances de son voisin italien, une des lanternes noires de l'Europe sur le classement du Wef (74e).

 

Reste que les deux pays font figure d'exception dans un continent qui occupe largement les premières places du classement qui se base sur la manière dont les 134 pays étudiés répartissent ressources et opportunités entre hommes et femmes.

 

Ainsi, outre les quatre champions nordiques, l'Irlande (6e), le Danemark (7e), la Suisse (10e), l'Espagne (11e), l'Allemagne (13e), le Royaume-Uni (15e), les Pays-Bas (17e) figurent parmi les 20 premiers pays les mieux classés.

 

Les Etats-Unis sortent également gagnant de l'étude, progressant ainsi de 12 rangs, à la 19ème place cette année grâce à une plus grande participation de femmes dans l'administration Obama.

 

Mais, pour tous, "les pays nordiques restent un modèle dans l’élimination des inégalités entre les sexes", estime le fondateur du Wef, Klaus Schwab, insistant sur l'importance de ces données en raison de la forte corrélation entre "compétitivité économique" et la faiblesse des "écarts entre hommes et femmes".

 

Pour Mme Zahidi, la tendance à l'amélioration est toutefois générale, notamment dans l'éducation et la santé. Ainsi estime-t-elle nécessaire de relativiser le tableau français, car le pays "se trouve dans une meilleure position" qu'il y a cinq ans, à l'image de 86% de 114 Etats étudiés plus particulièrement sur cette période.

 

Ainsi, le Wef souligne des progrès en Asie, en particulier aux Philippines qui "continuent de montrer l'exemple" sur ce continent (9ème rang) alors que Singapour est passé 56ème.

 

Dans le monde arabe, Mme Zahiri fait valoir des améliorations dans l'éducation en Arabie Saoudite ou aux Emirats arabes unis qui arrivent à la meilleure place de ces pays, restant toutefois à la traîne du classement mondiale (103e).

 

Malgré tout, "une vraie révolution dans l’égalité entre les sexes reste nécessaire", reconnaît M. Schwab.

Toutefois, de vrais progrès ne seront possibles que lorsque les pays rendront "le mariage et la maternité compatibles avec la participation économique des femmes", martèle l'organisation.


La France aurait donc perdu 28 depuis à cause de  Nicolas Sarkozy, et de son remaniement ministériel du 23 juin 2009, qui a vu le départ de Rachida Dati, Christine Boutin et Christine Albanel . Ce rapport montre également  l’inefficacité de sa politique en faveur des femmes qui avait pour but de sanctionner toute entreprise qui ne respectait pas l’égalité salariale.


Concernant la position de Socialisme & Souveraineté sur la place des femmes dans la société, les militants  prônent légitimement l'égalité de droit entre les hommes et les  femmes ; car  nous avons une vision égalitariste de la société. Ainsi il est normal que pour un même travail, le même salaire doit être perçu.

 

Cependant nous émettons des réserves quand à la parité pour les élections car elle ne favorise pas les petits partis (le Parti Pirate Français n’a par exemple pas pu se présenter à des élections car il n’avait pas assez de femmes à  présenter sur ses listes).

 

Nous  refusons également la parité électorale homme-femme car nous sommes contre l’enfermement des êtres humains dans des distinctions naturelles. En effet, d’une part les femmes ne constituent pas une classe sociale  au sens marxiste du terme (donc leurs profils sont variés et leurs aspirations ne sont pas les mêmes, par exemple on ne peut pas comparer Liliane Bettencourt avec une caissière de supermarché). Et d’autre part, en imposant des candidates  aux différentes élections, on reconstruit les vieilles barrières entre le monde des femmes et celui des hommes. Cet effet pervers gâche l'émancipation des femmes. Cette volonté d’imposer la parité par la loi n’est  que la conséquence de certaines dérives de féministes qui visent à se sentir toujours persécutées par l’homme qui est alors systématiquement renvoyé comme machiste.

 

(1) Adresse de l'article :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ilOrgo_jhbfMJdT4x0Lvgd8jbYQQ?docId=CNG.c6e2bc0cde1b84a608f0b6e0517c2bea.51

 

Aequitas.

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 16:27

http://img168.imageshack.us/img168/2815/lorealasie.jpgComme chaque année, le retour des beaux jours - enfin pas encore par chez moi, il n'a jamais fait aussi froid et moche au mois de mai (c'est sans doute le réchauffement climatique) - est l'occasion d'une vaste offensive des milieux de la mode et de la cosmétique qui érige totalitairement les standarts de la beauté, notamment à l'attention de la gente féminine (et même si les hommes sont de plus en plus victimes de ce phénomène).


C'est ainsi que la dictature de la minceur s'impose aux femmes, qui sont invitées à faire des régimes à l'approche de l'été pour ressembler aux mannequins que les créateurs de mode, proportionnellement souvent homosexuels (ceci dit sans aucune homophobie), façonnent à leur guise car ils les considèrent un peu comme leur oeuvre d'art, ce qui ne va pas sans un certain mépris pour la femme ravalée au rang d'objet. Cette dictature de la minceur n'a pas toujours régné, autrefois il était bien vu que les femmes aient des formes et soient girondes (car ça voulait dire qu'elles pouvaient bouffer beaucoup de patates).


Au-dela, la mode et plus encore la cosmétique ont une forte tendance malsaine à cultiver chez la femme la haine de sa nature, l'autoflagellation, et ceci quelle que soit son origine.


Pour les femmes blanches, ou de type européen, il est de bon ton de moquer le teint pâle de celles qui ne se seront pas exposées au soleil, n'auront pas mis d'autobronzants ou ne se seront pas fait bruler la peau lors de scéances UV, en suggérant qu'elles n'ont pas bonne mine et qu'elles seraient peut-être malades. En effet, dans notre société, qui dit bronzage dit bonne santé (et non vieillissement de la peau, risques de cancers,....) et dans une certaine mesure richesse, car c'est la preuve que l'on a les moyens de partir en vacances dans des pays lointains et ensoleillés. C'est un renversement par rapport au Moyen-Age, où le teint clair était synonyme de noblesse et le bronzage de pauvreté(car les paysans bossaient au soleil, pendant que ces fainéants parasites de nobles glandaient à l'ombre).


Alors que l'industrie cosmétique joue la carte du bronzage auprès des femmes blanches, elle suit la stratégie inverse auprès des femmes asiatiques (Japon, Chine, Inde,.....) ou africaines, en leur proposant des éclaircisseurs de teint (genre "white perfect", rien que le nom fait froid dans le dos), parfois hautement toxiques (notamment ceux utilisés en Afrique). En effet, dans ces pays-là, la blancheur est un symbole de réussite, ce qui est peut-être un funeste héritage de la période coloniale.


Au lieu de lutter contre ce funeste héritage de la période coloniale et de vanter leur beauté naturelle, l'industrie cosmétique et de la mode cultive la haine de soi chez les femmes. Comme vous le voyez sur la photo qui illustre l'article, une publicité de l'Oreal adressée à la gente féminine asiatique proclame ouvertement "Less yellowish complexion, more rosy glow" c'est à dire en gros "Moins de teint jaunâtre, plus d'éclat rosé". Par ailleurs, il est aisé de constater que les modèles de beauté auxquels sont sommées de s'identifier les femmes d'origine africaine sont en général métissés et n'ont pas les traits africains.


Face à tout cela, nous ne pouvons que nous insurger et réaffirmer que tout homme digne et équilibré respecte toutes les femmes, ne serai-ce que parce qu'elles nous donnent la vie après nous avoir porté pendant 9 mois, et les aime pour leur beauté naturelle et non artificielle.


Nous luttons contre le fascisme de la mode et de la cosmétique qui méprise les femmes et qui, chose nouvelle, commence à s'attaquer aux hommes. Nous attendons ces fascistes de pied ferme.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 01:32
http://blog.femmeactuelle.fr/Upload/Users/162037/UsedImages/b5ad70b5-307b-444a-a39a-2141eaa0f109.jpgAussi bien qu'il existe un (ou même plusieurs) socialisme des imbéciles, il existe des féminismes des imbéciles.

Tout le monde a sans doute entendu parler de la cérémonie des Oscars, qui a vu pour la première fois une femme remporter le prix du meilleur réalisateur.

Cette récompense, qui intervient comme par hasard la veille du 100ème anniversaire de la journée de la femme (et le fait que ce soit une fête inventée par des femmes socialistes, dans le sens fort du terme, est soigneusement occulté par les anti-socialistes fanatiques d'Outre-Atlantique) afin de lui assurer une publicité mondiale maximale, n'a de plus pas été décernée à n'importe quelle femme.

C'est une connasse (et encore je suis poli) qui l'a obtenu, une certaine Kathryn Bigelow pour le film "Démineurs" qui raconte l'histoire des vaillants soldats américains qui ,au péril de leur vie, déminent les quartiers d'habitation irakiens pour sauver les pauvres et faibles civils. Il n'est du reste pas surprenant que les premiers mots de cette connasse ont été prononcés pour rendre hommage aux vaillants soldats américains en Irak et en Afghanistan, sitot le prix remporté !

C'est un magnifique exemple d'utilisation de la femme et du féminisme pour faire passer en douceur la propagande impérialiste de guerre la plus dégueulasse et la plus nauséabonde.

Dans un autre genre, un grand moment du "féminisme des imbéciles" nous a été offert lundi soir à la télévision par la présidente des Chiennes de Garde, Florence Montreynaud.

Elle était invitée à un débat dans l'émission de Taddei sur France 3, elle-même très divertissante car il s'agissait en gros d'un jeu-concours "celui qui a la plus grosse" pour savoir qui était le plus victime de discriminations : les femmes représentées par Florence Montreynaud, les juifs représentés par je sais plus qui, les noirs ou les musulmans représentés par Dieudonné, l'ensemble des minorités représenté par le président de la LICRA......rassurez-vous, il n'y avait pas de représentant pour le racisme anti-français, car les Français natifs ne peuvent être que racistes et jamais victimes de racisme, selon le théorème d'SOS Racisme.

Mais force est de constater que Florence Montreynaud a été de loin l'intervenante la plus ridicule. Cette Bécassine de la pensée politique ramenait tout aux femmes même lorsqu'elle était interrogée sur un autre sujet, elle se placait systématiquement dans une position de victime parlant d'agression contre les femmes quand elle se faisait couper la parole ou contredire (alors que tout le monde coupait la parole et contredisait tout le monde, c'est souvent le propre d'un débat), elle parlait comme si elle était représentative de toutes les femmes alors qu'il est pourtant évident que l'ultra-majorité des femmes déteste le féminisme imbécile des Chiennes de Garde.

Mieux encore, dans sa folle course à la victimisation (et pour remporter le jeu-concours "celui qui a la plus grosse"), elle alla jusqu'à déclarer que le sexisme était le pire et le premier des racismes. Le sexisme est certes une abomination qu'il faut combattre et éradiquer, mais ce n'est évidemment pas un racisme.

Pour démontrer que le sexisme était le pire des racismes, elle s'appuya sur la politique de l'enfant-unique menée en Chine, qui favorisait la naissance de garçons au détriment des filles. Un des participants au débat, le seul qui fut relativement lucide dans cette soirée (un Français de confession juive, un vieux dont je me souviens plus le nom mais qui dans tous ses rappels historiques était très juste et très complet, ce qui est bien rare), répondit qu'il n'y avait jamais eu de politique d'extermination massive (et industrielle) menée contre les femmes en tant que femmes, et donc qu'il était inexact de voir dans le sexisme le premier des racismes. Florence Monteynaud ne s'en laissa pas compter, s'enfonçant toujours plus dans le ridicule en disant que s'il y avait plus d'hommes que de femmes en Chine, ce n'était pas un hasard. C'est certes une habile façon de botter en touche quand on se fait dire ses 4 vérités, mais c'est assez minable du point de vue de l'objectivité et du sérieux de l'argumentaire. En suivant les mêmes méthodes, je peux démontrer les exterminations massives contre les hommes sur le Vieux Contient, où le nombre de femmes est beaucoup plus important que le nombre d'hommes.

Ces deux exemples d'actualité sont révélateurs des dangers potentiels du "féminisme" (comme des dangers potentiels du "socialisme") lorsqu'il est mis entre de mauvaises mains.

Qu'il faut défendre un féminisme intelligent, lutter contre l'oppression dont sont victimes les femmes et la domination patriarcale qui est encore trés présente dans les esprits et dans les faits, nous en avons bien conscience (ce qui ne doit du reste pas faire oublier qu'il n'est pas non plus nécessairement très aisé d'être un homme aujourd'hui, né et éduqué dans un modèle du père chef suprême de famille et auquel on explique - à juste titre - que c'est dorénavant dépassé).

Mais il faut aussi combattre les discours imbéciles, de plus en plus nombreux, selon lesquels l'augmentation du nombre des femmes en politique ou dans les conseils d'administration des entreprises du CAC40 améliorera nos conditions d'exixtence. Qu'il y ait davantage de femmes dans les conseils d'administration des entreprises, pourquoi pas (être dirigé par des bourgeoises ou des bourgeois, c'est kif-kif), mais ça ne changera rien à l'exploitation capitaliste que nous subissons.

N'en déplaise aux bien-pensants, les femmes sont foncièrement aussi pourries jusqu'à l'os que les hommes. Leur faible propension à critiquer le système en place n'a d'égale que leur forte propension à se soumettre aux néfastes valeurs dominantes et à la civilisation capitaliste  inventées par les hommes, comme l'a très bien expliqué Madame Marguerite Yourcenar (voir "Marguerite Yourcenar et le combat des femmes" : http://www.socialisme-et-souverainete.fr/article-17204837.html)

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:23
Intéressante interview de la philosophe Elisabeth Badinter, qui explique que l'écologie est une idéologie anti-féministe (et allons plus loin : c'est une idéologie anti-progrès, anti-humaniste et réactionnaire, qui entre largement en contradiction avec les valeurs de gauche) et qui dénonce la tendance dangereuse à mettre au centre des préoccupations la Nature plutôt que l'Homme (avec un grand H), à considérer que la Nature c'est le bien et le progrès c'est le mal (d'où par exemple la mode actuelle qui consiste à faire croire que le lait maternel est meilleur que le lait en poudre, alors qu'il est pourtant évident que le lait en poudre est au moins aussi bon pour les bébés).


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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:19
Quelques jours avant le détail du vote sur le minaret qui a tant fait écrire nos médiocres journaleux (toujours à la recherche du scoop qui fait vendre plutot que de l'information sérieuse), la Suisse - pays qui basculerait dangereusement vers le fascisme - a élu 3 femmes aux 3 plus hautes fonctions de l'Etat : la chrétienne-démocrate Doris Leuthard à la présidence tournante du pays, la libérale-radicale Erika Forster-Vannini à la direction de la chambre haute du Parlement (Conseil des Etats) et enfin la délicieuse "socialiste" Pascale Bruderer (ici en photo), bien représentative de la beauté de la femme suisse, qui aurait pu être élue Miss Suisse (1) mais qui a en fait remporté la présidence du Conseil national (chambre basse du Parlement).

Une nouvelle qui va jusqu'à ravir Oskar Freysinger (2), l'un des dirigeants du parti d'extrême-droite UDC (et accessoirement amoureux des femmes : http://www.socialisme-et-souverainete.fr/article-20729895.html), qui déclare à propos de Pascale Bruderer qu'"elle parle avec tout le monde, même avec nous".

Quoi qu'il en soit, il est curieux de constater qu'un pays qui bascule vers le fascisme laisse une place si prééminente aux femmes sur la scène politique, car quiconque a un peu de culture historique sait que l'une des caractéristiques du fascisme est d'exclure les femmes du champ politique.

Ainsi, par exemple en Allemagne, il y avait des femmes qui siégaient au Reichstag avant l'arrivée des fascistes au pouvoir en 1933, mais il n'y en avait plus une seule ensuite. Hitler estimait en effet que "la présence d'une femme au Reichstag déshonorerait ce dernier". En gros, c'est un peu l'inverse du scénario russe, avec des femmes qui ne jouaient aucun rôle politique sous l'ancien Régime (avant 1917) et qui sont entrées massivement dans la vie politique suite à la naissance de l'URSS (tiens bizarre cette opposition entre les deux "totalitarismes", parait-il jumeaux d'après les guignols).

(1) En parlant de Miss, je constate que l'"article" de 10 lignes sur ce sujet a attiré plus de 3 000 visiteurs hier sur le site (3 238, pour être précis) contre pas plus de 200 visiteurs par jour en temps normal. Et dire que je me casse parfois le cul à rédiger des sujets sérieux qui ne sont lus par personne !

(2) "Débat" d'une habituelle médiocrité entre le fasciste vert Dany Cohn-Bendit et Oskar Freysinger :


http://www.youtube.com/watch?v=dZoF__ZpR3g


Julien B.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:14
Par le collectif "Ouvrons les portes !"

Par la présente pétition, nous dénonçons les inégalités entre filles et garçons scolarisés en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) dans l’accès aux internats de leurs lycées.


En France, sur 16 académies, 3412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6087 places pour les garçons (64%). Certains lycées ont même choisi de n’héberger que des garçons… Pourquoi accepter cette exclusion parfois systématique des filles ?


Une étudiante discriminée en raison de son sexe est amenée à chercher parmi des logements : moins nombreux, à coût plus élevé, plus distants, souvent tenus par des institutions religieuses (n’offrant pas aux filles les mêmes conditions de laïcité qu’aux garçons dans les internats des lycées publics). Les jeunes filles issues de milieux socialement défavorisés sont particulièrement vulnérables face à cette privation de ressources.


Ces inégalités d’accès au logement induisent des inégalités en termes d’éducation :


1. les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.


2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…


Les solutions alternatives actuellement proposées à ces filles, scolarisées dans des lycées dont l’internat est réservé aux garçons, sont discriminantes socialement et scolairement.


Nous, collectif d’associations Ouvrons les portes ! (Paris Montagne, Femmes et Sciences, Femmes et Mathématiques, Femmes Ingénieurs) avons donc décidé de saisir la HALDE pour que TOUS les internats de CPGE soient ouverts aux filles comme aux garçons.


Si vous pensez que l’internat est une aide qui devrait être accordée non pas en fonction du sexe mais en fonction du mérite scolaire, de la distance et de la condition sociale, soutenez-nous en signant cette pétition ! » sur le site http://www.ouvronslesportes.org/petition/

 

SOURCE : http://www.ouvronslesportes.org/petition/

 


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 19:12

Plus je lis les interventions de Madame Ramatoulaye Yade, plus je me dis qu'elle doit sa place (comme beaucoup d'autres) à la discrimination positive.


Pour autant, la "discriminée positivement" peut parfois, sans le vouloir, prononcer des propos justes.


Commentant la visite de la nounouille Ségolène Royal au Sénégal, Rama Yade a déclaré :

"Ça suffit les portes-parole de l'Afrique. Laissons l'Afrique aux Africains"


Je suis tout à fait d'accord sur ce point. Et laissons aussi la France aux Français.


Et nous pouvons même logiquement aller plus loin : aussi bien que nous considérons couramment que "l'Afrique est le continent noir" (nous l'entendons souvent dans les médias), nous pouvons aussi dire sans éveiller les flics "anti-racistes" que l'Europe est le continent blanc (*).


Mais là, Rama Yade sera moins d'accord. Considérer l'Afrique comme le continent noir ne lui posera pas de problème mais voir dans l'Europe le continent blanc lui fait horreur, comme le démontre le fait qu'elle prend toujours pour référence le continent métissé et en particulier les Etats-Unis comme exemple à suivre en France c'est à dire dans un pays du continent blanc. C'est ainsi qu'elle a dernièrement déclaré que "l'élection de Barack Obama nous ringardise, c'est un défi lancé à la France" (traduction : "donnez-moi la présidence de la France, je suis noire donc je le vaux bien").


Dans son safari au Sénégal, la nounouille Ségolène Royal, qui a jugé bon de cracher sur son pays à longueur de temps et de reprendre le thème de la repentance si cher aux gauchistes (et qui consiste en gros à dire que tous les problèmes et retards de l'Afrique sont dus à la colonisation, ce qui relève d'une gigantesque blague pour quiconque étudie l'Histoire avec un minimum de rigueur et sans les lunettes déformantes de l'idéologie bobo-gauchiste), s'est habillée en boubou pour montrer son désir d'intégration à la société sénégalaise (qu'elle n'hésite pas à y rester, d'ailleurs).


Répondant à un journaliste de Canal + qui lui demande à quoi lui fait penser Ségolène Royal en boubou, un mongolien bourgeois nommé Alain Destrem (élu UMP à Paris) a répondu en rigolant : "à ma femme de ménage".


Evidemment, vous vous doutez bien que Rama Yade a immédiatement réagi à ses propos sur son nouveau blog (*) (*), à coté de la plaque comme d'habitude, en déclarant qu' "elle avait pris l'affaire comme une injure faite aux femmes africaines (dont sa propre mère) et même à .... Nicolas Sarkozy qui avait lui-même porté un boubou lors de sa visite au Sénégal en 2007."


Question : en quoi être comparé à une femme de ménage est injurieux ?


Si on dit que c'est injurieux, ça veut dire qu'on considère que les femmes de ménage sont une sorte de "sous-femmes" (ou race inférieure) qui valent moins que Ségolène Royal ou que la maman bourgeoise de Rama Yade qui elle aussi n'a sans doute jamais fait le ménage de sa vie (elle le délègue aux sous-femmes).


En fait, ce propos de la pourriture bourgeoise Alain Destrem (encore un que j'aimerai bien croiser pour lui mettre démocratiquement mon poing dans la gueule) n'est injurieux que pour les femmes de ménage qu'il considère comme des moins que rien (ou race inférieure) alors que leur travail est pourtant largement plus utile que le sien.


Prenons acte de l'irrespect, de la haine de classe des sales bourgeois contre les femmes de ménage et plus généralement contre les "petites gens" et renvoyons leur l'ascenseur.


La lutte des classes est le moteur de l'Histoire !

Vive les femmes de ménage ! 
(entre une femme de ménage et une bourgeoise, je choisirai toujours une femme de ménage) 

 

 

 

(*) au passage, pour les mal-comprenants hyper nombreux : parler d'Europe ne signifie pas être partisan de l'idée de construction européenne. L'Europe est une réalité physique, un continent dont on ne peut nier l'existence mais ça ne veut pas dire que ça implique de vouloir la mise en place d'un pouvoir supranational antidémocratique et la dissolution des nations. Ca parait évident mais parfois les choses évidentes échappent même aux esprits les plus avertis, un simple rappel n'est donc pas inutile.

 

(*) (*)  http://www.rama-yade.fr/ Une citation du général de Gaulle sur la bannière, quelle modestie. Elle aime les citations du général, voici donc un petit cadeau :


"C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne."

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 01:46

En photo : la racaille bling-bling Orelsan

 

 

"J’te déteste j’veux que tu crèves lentement

J’veux que tu tombes enceinte et que tu perdes l’enfant


Les histoires d’amour ça commence bien ça fini mal


Avant je t’aimais maintenant j’rêve de voir imprimer de mes empreintes digitales


Tu es juste une putain d’avaleuse de sabre une sale catin


Un sale tapin tout ces mots doux c’était que du baratin


On s’tenaient par la main on s’enlassaient on s’ embrassaient


On verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée


On verra comment tu suces quand j’te déboiterais la mâchoire

(...)


J’rêve de la pénétrer pour lui déchirer l’abdomen

Je t’emmènerai à l’hôtel je te ferai tourner dans ma villa romaine

Tu suces pour du liquide tu te casses à marrée basse

Pétasse tu mériterais seulement d’attraper le DAS

Le seul liquide que je t’ai donné c’est mon sperme

Si j’te casse un bras considère qu’on s’est quittés en bons termes

(...)


J’vais te mettre en cloque (sale pute)

Et t’avorter à l’opinel

"Oh mais c est de ta faute t’étais jamais là pour moi"

Oh je m’en bas les couille c’était de la faute à qui

J’te collerai contre un radiateur en te chantant "tostaky""


Ces paroles médiocres autant qu'haineuses se passent de commentaires.


Ce genre de sous-hommes, qui aiment à proner la haine et la violence contre les faibles, méritent évidemment des bonnes corrections et des coups de poing dans la gueule. Et qui peut leur donner si ce n'est les vrais hommes, chevaliers des temps modernes qui ont conscience du fait que leur rôle est de protéger et chérir les femmes et non de les insulter ou de les frapper ?


Le guitariste des Rita Mitsouko Fred Chichin (1) avait bien cerné ce qu'est le rap dans son essence : "Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C'est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C'est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l'idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, antioccidental, antifemmes… C'est affreux. ". Ce qui ne l'empêchait d'ailleurs pas de faire que de la merde avec son groupe.


Quand on voit qu'on est passé de la musique classique au rap, de Michelangelo ou Raffaello (je ne parle pas des tortues ninjas mais des peintres-sculpteurs italiens de la Renaissance) aux tags (dorénavant considérés comme un art), de Lénine à Olivier Besancenot, de Balzac à Frédéric Beigbeder ou encore de Rousseau à Bernard-Henry Levy, on se dit quon a subi une terrible régression civilisationnelle.


La haine anti-femmes véhiculée par le rap a indéniablement un impact sur le comportement des racaille. Le maudit rap est susceptible de mettre la vie de femmes en danger, et ça permet en tout cas de mieux comprendre l'utilité d'associations telles que "Ni Putes, Ni Soumises" (2) qui malgré leurs imperfections (et malgré qu'elles soient toujours récupérées par les partis du "Système") mettent le doigt sur un problème fondamental : la nécessité de protéger les femmes qui bien souvent encore (et ceci malgré les progrès indéniables obtenus au cours des dernières décennies) ne sont pas respectées dans leur intégrité physique et leur dignité.

 

(1) Fred Chichin n'était cependant pas très malin car il avait aussi dit : "Tout jeune, j'étais confronté à une contradiction flagrante : mon père était un communiste fou de westerns, mais, à cause de ses convictions, il voyait les westerns en cachette. Parce qu'officiellement il fallait détester le western américain, pur produit de l'idéologie impérialiste US. (…) J'ai appris le nihilisme et cette culture de se construire dans la haine de ce que l'on est. Tout ce qui n'était pas blanc était formidable, tout ce qui était blanc était mal."

 

Fred Chichin et son papa sont deux débiles (surtout son papa d'ailleurs qui se réclamait d'une idéologie sans rien en connaitre, comme beaucoup) car évidemment, communisme (le vrai, pas le communisme des imbéciles) ne signifie pas "racisme anti-blanc" ou "interdiction de regarder des westerns" (bien qu'objectivement les westerns c'est de la merde en comparaison du cinéma soviétique et d'Europe de l'Est et il faut donc avoir des gouts de chiottes pour aimer ça.......pas étonnant venant d'un pseudo-communiste inculte qui a tout juste le niveau pour regarder "Walker Texas Rangers" le dimanche sur TF1 après le journal de 13 heures) mais "propriété collective des moyens de production". Comme quoi, y voir clair sur le rap n'est pas un gage d'intelligence et de culture politique.


(2) En parlant des "Ni putes, ni soumises", j'ai dernièrement entendu succinctement la nouvelle présidente de cette association (une française d'origine algérienne, qui a l'air simple et gentille c'est à dire l'inverse des racailles sous-hommes bling-bling rappeurs) tenir un discours très assimilationniste ce qui m'a bien entendu ravi.

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Published by Julien B. - dans Femmes - je vous aime
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 13:00

L'un des premiers "articles" que j'avais écrit sur ce blog concernait la question de la parité hommes-femmes (voir "La parité hommes-femmes, une avancée ou une arnaque ?" : http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/article-10736692.html).

En le relisant, je me suis aperçu que celui-ci pouvait ressembler à un discours anti-femmes et à vrai dire en relisant plusieurs sujets consacrés à la place des femmes dans la société, je me suis effrayé à moi-meme tellement certaines prises de position d'hier me paraissent grotesques et insultantes pour les femmes aujourd'hui. Tout en étant resté ferme et inflexible sur mes fondamentaux (socialisme, souverainisme, francophilie sans chauvinisme, anti-impérialisme, anticapitalisme,.....), je dois bien admettre que mon opinion a évolué sur des sujets que j'estime subalternes (en gros sociétaux) et parmi ceux-là se trouve la place de la femme dans la société.


Je voudrais donc préciser le plus vite possible (car je n'ai guère le temps) mon opinion sur la parité dans deux grands domaines : la politique et le monde du travail.


1) En politique, le discours dominant nous dit que la parité homme-femme doit être imposée aux partis et les partis qui ne présentent pas autant de candidates que de candidats lors de grandes élections nationales (par exemple les législatives) doivent payer des pénalités.


Je ne suis absolument pas d'accord avec l'idée d'une parité en politique. Pas parce que je suis anti-femme (au contraire, pour être honnête je préfère les femmes car je les trouve plus agréables et plus humbles mais ce n'est qu'un point de vue subjectif ne s'appuyant sur aucune enquête sérieuse) mais parce que les chiffres nous disent que tous partis politiques confondus, il y a en France 75% de militants hommes pour seulement 25% de militants femmes. Et ce n'est là qu'une moyenne car pour certains partis et organisations que je connais bien, le rapport est plutot de l'ordre de 98 à 99% d'hommes pour 1 à 2% de femmes.


Pourquoi les 3/4 des militants des partis sont des hommes contre seulement 1/4 de femmes ? Rien n'empêche les femmes, au lieu de faire du lèche-vitrine, à s'inscrire dans un parti pour y être militante ou adhérente de base et y parler de politique. Je ne pense pas que ce soit dans ce cas le patriarcat qui soit en cause mais bien le fait qu'en moyenne, les femmes s'intéressent moins à la politique que les hommes.


On pourrait me rétorquer que si aucun parti ne nous convient, il est inutile de s'inscrire dans un parti. C'est exact, c'est d'ailleurs ma situation, mais bien d'autres indicateurs démontrent que les hommes s'intéressent beaucoup plus à la politique que les femmes. Par exemple, vu que nous sommes sur internet, il n'y a qu'à voir que la grande majorité des blogs qui parlent de politique sont rédigés par des hommes pour s'en persuader à nouveau.


Je suis donc contre la parité en politique car les hommes font beaucoup plus l'effort d'aller militer dans les partis que les femmes et il n'est donc pas choquant qu'ils représentent la majorité des candidats et des élus. Je pense même qu'il serait au contraire injuste de réserver 50% des postes de candidats aux femmes alors qu'elles ne représentent que 25% des troupes.


2) Toujours animé par la seule soif de justice (et non par un quelconque sexisme à l'encontre de l'un ou l'autre des deux sexes), mon constat pour le monde du travail sera totalement inverse.


Toutes les études sérieuses démontrent que les filles, depuis quelques années deja, obtiennent de bien meilleurs résultats scolaires que les garçons dans toutes les classes d'age, du CP aux études supérieures en passant par le collège et le lycée. Et qu'en conséquence, elles sont désormais en moyenne plus diplomées que les garçons.


Ce fait clairement établi ne semble pourtant pour le moment ne pas avoir de répercussion forte dans le monde du travail : la grande majorité des "postes à responsabilité" reste occupée par les hommes, et les femmes ne sont donc pas récompensées de leur assiduité scolaire.

L'héritage du patriarcat et de milliers d'années de domination totalitaire de l'homme sur la société est probablement directement responsable de ce manque de reconnaissance, et il reste donc beaucoup de chemin à parcourir pour que le mérite des femmes soit reconnu à sa juste valeur dans le monde du travail.


Au regard de leurs résultats et diplomes (même si ce n'est probablement pas le seul critère à prendre en compte), il serait logique qu'elles occupent à terme davantage de postes de direction dans les entreprises que les hommes, et ce n'est donc là encore certainement pas une quelconque idée de parité qu'il faut défendre.

Et ceci ne doit évidemment pas faire oublier le phénomène de "repoduction sociale" (inégalité des chances à la naissance) qui conduit à reproduire les inégalités de générations en générations et qui a été si bien décrit par le grand sociologue Pierre Bourdieu. Mais je ne développe pas ici car ce n'est à l'évidence pas le sujet.



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Pour moi, il apparaitrait donc logique qu'à l'avenir - si les données devaient rester en l'état (toute chose égale par ailleurs.....mais les choses peuvent évoluer, rien n'interdit aux femmes de s'investir massivement dans les partis politiques et rien n'interdit aux garçons d'améliorer leurs résultats scolaires) -  les hommes controlent l'essentiel du pouvoir politique et les femmes controlent l'essentiel du pouvoir économique (1) (bien qu'en régime capitaliste, le pouvoir économique appartient essentiellement aux actionnaires qui n'ont aucune forme de légitimité et de mérite : voila pourquoi, entre autres raisons, il faut remplacer le capitalisme par le socialisme)


Les mots "parité" et "discrimination positive", contraires au mérite et à l'égalité des chances, doivent etre rayés de notre vocabulaire et mis à l'index. L'Inquisition est lancée (2).


(1) Sans compter que les femmes, que nous aimons tant, détiennent le pouvoir suprême : celui de nous donner la vie , ce pour quoi nous ne les remercierons jamais assez.


(2) L'Index était dans l'Espagne de la fin de XVème siècle la liste des ouvrages interdits établie par l'Inquisition et le fameux Torquemada. D'où ma blague sur l'index et l'Inquisition, j'ai avalé un clown ce matin.

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