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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 21:31

Vendredi 1er Octobre au matin :

 

 

     Le président Rafael Correa a été libéré de l'hôpital où il était en soins - et où les policiers factieux l'assiégeaient - par une intervention de l'armée loyaliste. Un à deux policiers rebelles seraient morts dans l'assaut, voire plus. La situation politique semble donc revenir à la normale - pour l'instant, étant donné que Correa envisage une dissolution du Parlement.

 

     Nous ne pouvons que féliciter les forces écuadoriennes qui ont défendu la démocratie de leur pays. Contrairement au coup d'état d'Avril 2002 au Venezuela, les gouvernements européens et américain ont assuré leur soutien au président légal.

 

 

Jeudi 30 Septembre au soir :

 

     Nous interrompons nos progr...activités militantes pour vous entretenir au plus vite d'un fait inquiétant se déroulant en Equateur, pays de 14 millions d'habitants situé sur la côte occidentale de l'Amérique du Sud, coincé entre la Colombie et le Pérou. Ce pays est dirigé depuis 2006 par le président élu Rafael Correa, allié de Hugo Chavez, et qui avait fait voter une constitution incluant une forme légère de socialisme.

 

     Aujourd'hui, une manifestation de policiers protestant contre la suppression de primes (quel motif politique urgent!) a dégénéré en pillages dans la capitale, Quito, en une occupation du Congrès, et de l'aéroport de la capitale par des militaires ralliés aux policiers séditieux.

 

     Le président Correa a été blessé, est actuellement en soins, mais affirme qu'il restera à son poste, alors que l'hopital est menacé par les rebelles. Le commandement de l'armée écuadorienne a confirmé son soutien au président.

 

     La situation dans ce - relativement - petit pays latino-américain, à l'ombre du seul véritable allié des USA dans la région, la Colombie, trois fois plus peuplée, va évoluer d'heures en heures. Nous invitons nos lecteurs à suivre les actualités régulièrement.

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 00:08

                     Dimanche 25 Septembre, environ deux tiers des 17 millions d’électeurs que compte le Venezuela (pays de 28 millions d’habitants) se sont rendus aux urnes pour les élections législatives. Le parti de Hugo Chavez, le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) a remporté 94 sièges sur les 165 que compte le parlement vénézuélien. Les diverses formations d’oppositions, se revendiquant de la gauche comme de la droite (le précédent principal adversaire de Chavez lors de la présidentielle de 2006, Manuel Rosales, se présentait comme social-démocrate) ont donc obtenu68 sièges, puisqu’au Venezuela 3 sièges sont réservés aux formations indigènes.

 

          Les médias français notent (et félicitent ?) une « percée » de l’opposition. En effet, celle-ci n’avait pas de députés dans le parlement précédent ! Et pourquoi ? Parce qu’elle les avait boycotté… En nombre de voix, la distribution s’annonce serrée, de l’ordre d’un 52/48% dans un sens ou dans l’autre (pro-Chavez contre anti-Chavez)…

 

          Socialisme & Souveraineté, qui constate que des observateurs internationaux étaient présents et n’ont pas dénoncé d’incidents majeurs et d’atteintes graves à la sincérité du scrutin, aimerait que les médias français, qui prétendent bénéficier d’une plus grande liberté qu’au Venezuela, s’en servent pour manifester une plus grande honnêteté.

 

          Nous saluons pour notre part la voie suivie par les socialistes vénézuéliens, qui méritent bien davantage leur nom que leurs « homologues »  français, et constatons que ces élections démolissent le cliché selon lequel un régime « totalitaire » se serait abattu sur le Venezuela. Dans un vrai régime totalitaire, il n’y a pas d’opposition qui se manifeste en public, et encore moins qui empoche la moitié des voix, et 40% du parlement.

 

         Pour ce qui est de la voie économique, nous ne pouvons qu’approuver la reprise en main par la nation  vénézuélienne de ses ressources naturelles, à commencer par le pétrole. Pétrole dont l’économie est toujours cependant trop dépendante. Si la flambée du prix du baril jusqu’à 2008 (lorsqu’il dépassait les 150 dollars) a bénéficié au pays, qui a pu surmonter les conséquences de la grève déclenchée par l’opposition en 2002, et réduire le niveau de pauvreté, la chute des prix depuis le début de la crise mondiale a durement affecté le pays, plus que les autres états latino-américains. Si le Venezuela ne fut pas le seul de son aire a avoir connu la récession en 2009 (le Mexique, autre pays pétrolier, perdit 7% de son revenu national cette année-là, contre 2% pour le pays de Chavez), la république bolivarienne est en 2010 le seul pays encore en récession sur ce continent. Les prévisions du FMI sont de l’ordre de 2 à 3% du Produit Intérieur Brut en moins. Mais le bout du tunnel semble apparaître, mais la reprise se fera en fin de cette année. Mais des doutes se font également sur l’entretien des structures d’extraction et de distribution pétrolière. Le pays maltraite-t-il la branche sur laquelle il est assis ?

 

          En résumé, si Chavez a réussi l’exploit de se faire élire depuis 1998, et notamment réélire en 2006 sur une base clairement socialiste, nous ne pouvons avoir une pleine confiance dans le modèle économique vénézuélien. La recherche des alternatives au capitalisme doit donc se poursuivre dans chaque nation, telle est la pierre de touche de notre démarche politique.

 

Pablito Waal pour Socialisme & Souveraineté

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 06:01
http://monkeysmashesheaven.files.wordpress.com/2008/08/raul-castro.jpgDernièrement, la mort d'un dissident à Cuba a été l'occasion pour les médias de satisfaire leur soif de diabolisation et de simplification des faits. Alors que je regardais les JO et que je zappais durant la pause publicitaire, je suis tombé sur le journal du soir de France 3 au cours duquel la journaliste, bien sélectionnée pour son obéissance à l'idéologie dominante (capitaliste), avait invité une trotsko-gauchiste altermondialiste qui ne se priva pas de cracher sur Cuba et de ne pas réagir quand la journaliste capitaliste mis plein d'espoirs sur la pression des USA pour sauver Cuba de la tyrannie.

C'est ainsi : un évènement qui passerait inaperçu et ne donnerait lieu à aucun traitement médiatique s'il s'était déroulé dans la plupart des pays du Monde prend des proportions gigantesques dès qu'il s'agit de Cuba.

Pourquoi un tel acharnement médiatique ? C'est ce à quoi répond Salim Lamrani dans son dernier livre, "Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais", préfacé par Nelson Mandela.

Même si nous n'avons pas d'accointance particulière avec le régime cubain né de la révolution et du renversement de Batista, nous vous proposons cette interview de l'auteur, car nous pensons qu'il énonce bien des vérités sur les dangers du simplisme médiatique (il voit particulièrement bien les choses quand il explique que le média télévisé, par son format même, rend impossible tout débat d'idées).


Salim Lamrani vient de publier Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais, dans lequel il aborde tous les thèmes utilisés par la propagande étasunienne pour justifier les sanctions économiques unilatérales contre Cuba, indépendamment de l’alternance entre démocrates et républicains. Avec un prologue de Nelson Mandela, ce livre à l’analyse exhaustive et aux arguments précis en font un ouvrage de référence.
 
Guillermo Nova
 
Vous venez de publier un nouveau livre sur le traitement médiatique sur cuba. Que cachent les médias à propos de la réalité cubaine ?
 
Les médias manipulent complètement la réalité de ce petit pays et le présentent comme étant l’antichambre de l’enfer en se basant surtout sur des préjugés et sur la rhétorique. Ils n’effectuent jamais d’études comparatives ni ne donnent la parole à ceux qui disposent d’une opinion différente sur ce thème. Prenons l’exemple par excellence : les droits de l’homme. Les médias dénoncent très souvent la situation des droits de l’homme à Cuba. En revanche, ils n’effectuent jamais d’analyses comparatives, alors qu’il suffit de prendre les rapports annuels d’Amnesty International et de les comparer. C’est ce que je fais dans le livre et le résultat est édifiant : De tout le continent américain, du Canada jusqu’à l’Argentine, le pays qui viole le moins les droits de l’homme est Cuba selon Amnesty International. Cela ne veut pas dire que Cuba est le paradis. Il existe certaines violations des droits de l’homme sur l’île.
 
Par ailleurs, les médias occultent minutieusement le contexte géopolitique dans lequel se trouve Cuba et ne disent pas un mot sur la constante agression politique, économique, diplomatique et médiatique de Washington contre Cuba. C’est la raison pour laquelle les médias commettent une grave violation de la déontologie journalistique lorsqu’ils traitent de la réalité cubaine.
 
Il faut sortir de la vision manichéenne : Cuba n’est ni « Alice au pays des merveilles » ni « l’enfer de Dante » et c’est ce que j’essaye de faire dans le livre.
 
Pourquoi Cuba est-elle tant stigmatisée dans les médias ?
 
Pour la seule et unique raison que Cuba a rejeté le capitalisme d’entreprise privée et a décidé de placer l’être humain au centre de son projet de société et non le profit. C’est un pêché impardonnable pour les grands groupes économiques et financiers qui contrôlent l’immense majorité des médias privés. Comme vous pouvez le constater, cela n’a rien à voir avec la démocratie et les droits de l’homme.
 
Les Etats-Unis ont-ils besoin de cette couverture médiatique pour maintenir les sanctions économiques ?
 
Pendant 30 ans, la rhétorique diplomatique des Etats-Unis, pour justifier l’état de siège économique contre Cuba a présenté l’alliance avec le monstre soviétique comme étant le principal obstacle à la normalisation des relations avec La Havane. Bien évidemment, cette affirmation est dénuée de fondement historique car l’hostilité à l’égard du gouvernement révolutionnaire a débuté avant le renouement des liens avec l’URSS en mai 1960. Par ailleurs, après l’effondrement du bloc soviétique et la disparition de la menace rouge en 1991, au lieu de normaliser les relations, les Etats-Unis ont augmenté les sanctions avec la loi Torricelli en 1992, la Helms-Burton en 1996, le Premier Plan de Bush en 2004 et le Second Plan en 2006. Seule la rhétorique a changé. Désormais ce n’est plus la menace soviétique qui empêche un modus vivendi mais « l’inacceptable situation des droits de l’homme ».
 
Comme si les Etats-Unis et l’Union européenne disposaient d’autorité morale pour donner des leçons sur les droits de l’homme aux Cubains.
 
L’ouvrage contient un prologue de Nelson Mandela
 
Nelson Mandela, grand ami de Fidel Castro, même si les médias ne veulent pas que cela se sache, m’a fait l’immense honneur d’intégrer dans mon livre une réflexion sur le rôle fondamental de Cuba dans la libération des peuples d’Afrique. Il explique également pourquoi le premier pays qu’il a visité après sa libération a été Cuba et non un voisin africain, les Etats-Unis ou l’Europe. Je lui fais part d’ici de mon immense dette de gratitude.
 
Vous avez l’habitude de publier des articles, des livres, de participer à des Débats publics, mais vous n’apparaissez quasiment jamais à la télévision. Pourquoi ?
 
Tout d’abord, parce que l’on m’invite très rarement et quand c’est le cas, on m’impose des conditions inacceptables, comme par exemple débattre contre plusieurs contradicteurs à la fois. Ensuite, parce que la télévision est un moyen de communication particulier et peu propice au débat profond pour une raison simple : le temps de télévision est un temps très court, très bref, uniquement adapté aux pensées conventionnelles. Par exemple, si je dis à la télévision que Cuba est une dictature, c’est un message qui passe sans aucun problème, aucune explication n’est nécessaire. C’est comme si je disais que la terre était ronde. En revanche, si j’affirme que le fait de considérer Cuba comme une dictature est caricatural, il est indispensable que j’explique mon point de vue et il faut du temps pour cela. Mais la télévision ne dispose pas de ce temps.
 
Comment voyez-vous le phénomène des bloggeurs opposants ?
 
Tout d’abord, de mon point de vue personnel, rien ni personne ne devrait empêcher les bloggeurs cubains d’exprimer leurs idées et leurs opinions sans crainte de représailles, car ils ont le droit de critiquer sévèrement les autorités de La Havane. Maintenant, il est évident que de puissants intérêts opposés au processus révolutionnaire cubain se cachentderrière ce rideau de fumée que l’on nomme la « cyberdissidence cubaine », symbolisée par Yoani Sánchez.
En un mot, si l’on me demandait de signer une pétition défendant le droit de Yoani à critiquer le gouvernement cubain, je la signerais sans aucun problème. En revanche, si l’on me sollicitait pour signer un document affirmant que Yoani est une simple bloggeuse dont l’objectif est de dénoncer les aberrations et les contradictions d’un système, je ne le ferais pas car ce n’est pas le cas.
 
La contradiction qui existe entre les médias et le pouvoir est de plus en plus grande mais en revanche, il est indéniable qu’il existe une absence de critique à leur égard dans les pays occidentaux.
 
Le problème fondamental des médias et qu’ils ne disposent pas d’un contre-pouvoir puissant, même si la presse alternative sur Internet joue un rôle extraordinaire pour dénoncer les dérives des transnationales de l’information.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:53
http://www.grizzlyrun.com/Files/Images/Image_Gallery/chinchilla_picture.jpgLaura Chinchilla est devenue la première femme présidente du Costa Rica, et le premier animal de compagnie au Monde a atteindre le fauteuil présidentiel.

La candidate de centre-droite a été élue largement dès le premier tour avec 49% des suffrages (il suffit de faire 40% pour gagner dans ce pays, curieuse règle mais nous la respectons), en devançant un candidat de droite et de centre-gauche. Cette élection ne fait donc que confirmer la domination du centre-droite, qui détenait deja les rênes du pays.

Le Costa Rica est un pays d'Amérique centrale, le plus riche, le plus prospère et le plus stable de cette région du Monde bien instable, parfois qualifié de "Suisse d'Amérique centrale".

Le Costa Rica est notamment connu pour être le seul pays au Monde à ne pas avoir d'armée, ce qui en fait un pays d'avant-garde dans ce domaine.

Car il ne fait pour moi guère de doutes que d'ici disons 1 000 ans, de nombreux pays auront rejoint le Costa Rica dans cette sage voie.......Je sais que je risque de me faire traiter de doux rêveur par ceux qui ne voient les relations internationales qu'en terme de rapports de force et par d'autres (moins nombreux) qui aiment la guerre (surtout quand c'est les autres qui la font, pas eux), mais je crois profondément sur le long terme en une amélioration de l'Homme, qui lui permettra d'abandonner toutes ses viles aspirations impérialistes, et d'enfin respecter les valeurs et les décisions souveraines de chaque peuple, sans chercher à les intimider, les menacer, les envahir ou les convertir........mais je dis bien sur le long terme, le très long terme, on en est loin vu le niveau actuel.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 14:52
http://www.ad.nl/static/FOTO/pe/9/0/11/media_xl_97631.jpg
Disons-le clairement, je ne suis absolument pas fan d'Hugo Chavez.

Je considère que ses déclarations sont bien souvent simplistes, erronées et remplies de propagande, et je ne crois absolument pas en son "socialisme du XXIème siècle" qui ne présente rien de nouveau et rien d'original par rapport à ce que nous avons connu jusqu'alors (il n'invente rien, à mon avis il n'en a pas le niveau) et qui donc ne débouchera pas sur une alternative à long terme au capitalisme, que ce soit au Vénézuela ou a fortiori chez nous.

Plus globalement, je ne pense pas qu'une alternative au capitalisme viendra d'un pays "attardé" (ceci dit sans aucune connotation péjorative). Nous avons pu le constater dans l'Histoire, toutes les tentatives de remise en cause du capitalisme sont venues de pays "attardés (Chine, Russie, Cuba, Vénézuela,......) et on ne peut pas dire qu'elles ont conduit jusqu'alors à un affaiblissement durable du capitalisme, ni à un renforcement de l'anti-capitalisme dans nos pays.....au contraire, ces expériences dites socialistes, expérimentées dans des pays "attardés", ont sans doute davantage contribué à détourner beaucoup de gens de l'anticapitalisme dans nos pays "avancés", du fait de la présentation et du bilan simplistes qui en sont tirés.

Ainsi, sans être le moins du monde marxiste ou trotskiste (formes de socialisme dogmatiques et inefficaces), je suis assez d'accord avec la thèse de Marx et Trotski selon laquelle la voie du socialisme devra obligatoirement être montrée par un pays "avancé" pour avoir une chance de triompher du capitalisme.

Parmi les pays avancés, il me semble que c'est la France qui a la plus forte probabilité de pouvoir montrer un jour la voie du "socialisme du XXIème siècle" (car parmi les peuples de pays "avancés", ce sont les Français qui ont le moins une mentalité de capitalistes......car oui, les peuples ont des prédispositions idéologiques différentes selon leur culture, leur Histoire - Révolution française -  n'en déplaise aux tenants du relativisme culturel et du "on est tous pareils"), ou du XXIIème, XXIIIème, XXIVème, XXVème siècle.

On ne peut nier, au risque de froisser les "tier-mondistes" toujours en quête d'exotisme, que l'impact d'une "révolution" socialiste serait beaucoup plus fort si elle avait lieu dans un pays "avancé", que ce pays aurait moins de difficultés à développer un socialisme "efficace" et "intelligent" et donc qu'il aurait une plus grande facilité à mettre en danger la domination capitaliste mondiale, surtout lorsque ce pays a comme la France une forte influence sur certaines régions du Monde, par exemple l'Afrique.

Même si je ne crois pas en Chavez et que je ne vois pas en lui un sauveur, un messie ou le chef de file d'un "socialisme du XXIème siècle", il n'empêche donc qu'il a été démocratiquement élu à de multiples reprises par le peuple vénézuelien, et qu'il ne mérite donc absolument pas l'acharnement médiatique dont il est victime dans notre pays.

Il faut dire que la déontologie journalistique et le souci de l'objectivité qui sont censés guider cette profession ne pèse pas bien lourd face aux intérêts des propriétaires des grands médias, qui sont pour l'essentiel des grands capitaines d'industrie qui ont pour impératif premier non pas d'informer le plus objectivement possible les citoyens mais de protéger systématiquement les intérêts du capitalisme. Face à cela, les journalistes, qui ne sont que des salariés (certes collabos, mais des salariés quand même), ne peuvent pas faire grand chose d'autre qu'obéir à leur patron, comme tous les salariés en somme.....Qui paie les musiciens choisit la musique.

Nous nous souvenons tous que Chavez fut attaqué par ces médias qui le qualifièrent à tort d'antisémite (notons au passage que le fait que certains ont pu être accusés à tort d'antisémitisme ne veut pas dire que les antisémites n'existent pas), en sortant une phrase de son contexte et en en faisant une interprétation très tendancieuse, ou encore que le gros plein de soupe (ou gras double) raciste Alexandre Adler, journaliste au Figaro, avait comparé Chavez à un singe ou un gorille qui fait claquer sa machoire.

Plus proche de nous, les médias, notamment le JDD (Journal du Dimanche) qui s'est fendu d'un article au ton particulièrement ordurier (nous sommes loin de la déontologie journalistique et de la recherche de l'objectivité), ont fait croire que Chavez aurait déclaré que les Etats-Unis ont provoqué et organisé le tremblement de terre à Haiti.

Je ne sais si Chavez a proféré une telle enormité mais la moindre des choses, quand on prétend qu'untel a déclaré ceci ou cela, est de présenter la preuve irréfutable de ce propos, si possible en le réintégrant dans le paragraphe ou le texte d'origine (afin d'éviter les contre-sens et erreurs d'interprétations, que permettent les bouts de phrases sortis de leur contexte). Et le fait que sa critique hystérique des USA soit sans fondement dans le cas de l'aide apportée à Haiti n'y change rien.

On ne sera du reste pas étonnés de savoir que tous les tarés (doux dingues) complotistes et conspirationnistes de chez nous (genre Réseau Voltaire et Thierry Meyssan) ont repris cette "hypothèse" délirante d'un tremblement de terre organisé par les Etats-Unis.

Plus généralement, les moindres propos de Chavez sont décortiqués et moqués par nos médias, même quand il s'agit de mesures ayant trait à la politique intérieure du Vénézuela.

C'est ainsi que "notre" presse de caniveau s'est gargarisée de Chavez quand celui-ci aurait conseillé aux citoyens de ne pas chanter sous la douche afin de ne pas gaspiller l'eau, ce qui n'est pas nécessairement un conseil très judicieux mais c'est aussi complètement con de chanter sous la douche et d'ailleurs de chanter tout court.

Les médias n'ont pas apprécié non plus que Chavez s'attaque aux jeux vidéos et défende des jeux plus sains tels que le yo-yo ou la toupie. Difficile pourtant de lui donner tort concernant l'effet néfaste des jeux vidéos sur la santé mentale des jeunes, on pourrait d'ailleurs dire la même chose pour internet : à titre tout à fait personnel, les jours où je me sens le mieux dans mon corps et dans mon esprit sont ceux durant lesquels je passe le moins de temps sur internet. Je me dépêche donc de finir mon "article" afin d'éteindre l'ordinateur au plus vite.

Enfin, son attaque frontale contre la poupée Barbie blonde aux yeux bleus a aussi été l'occasion d'attaques en dessous de la ceinture de "notre" presse de caniveau (par exemple le torchon Gala), alors que l'argument de Chavez selon lequel cette poupée de type anglo-saxonne ou germanique n'est pas représentative de la beauté de la femme vénézuelienne est tout à fait exact, pas hyper représentative non plus de la beauté de la femme française d'ailleurs.......Nous devrons donc non seulement créer une alternative au capitalisme mais aussi une alternative à la poupée Barbie.

Julien B.


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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 02:28

http://www.infocomhaiti.com/decouvrirhaiti/drapeauHaiti1.gifPuisque tout le monde se met, à juste titre, au chevet d’Haïti après cette catastrophe dont les habitant n’avaient surtout pas besoin. Profitons-en pour remettre dans les têtes quelques informations qui en dehors de cette période malheureuse auraient tôt fait de passer à la trappe. Elles font parties des explications sur le "pourquoi cette île où tout poussait est devenu une sorte d’enfer sur Terre".


Etant Dupain : La dette extérieure d’Haïti, une hypocrisie française


dimanche 10 janvier 2010


En 1803, après 300 ans d’esclavage, un grand mouvement souleva Haïti et mit en déroute l’armée française. Vint ensuite la déclaration d’indépendance abolissant l’esclavage en janvier 1804. Les Français menacèrent de revenir pour coloniser le pays, en refusant de reconnaitre l’indépendance et en appelant à la guerre.


En 1825, le gouvernement français exigea que le gouvernement haïtien paye une quantité équivalente à 21 milliards de dollars actuels, condition pour reconnaitre l’indépendance du pays.


Le gouvernement d’alors craignant une nouvelle invasion fut obligé de payer et la France reconnut ainsi l’indépendance.


La relation actuelle de la France avec Haïti et l’influence de ces faits sur la vie politique haïtienne, démontre hypocrisie de la France. Si celle-ci tient un discours en faveur du développement du pays, jamais elle n’a fait un geste pour mettre en pratique son discours.

L’obligation d’Haïti de payer d’énormes sommes au FMI provient de l’injustice faite par la France qui dispose d’un poids important dans cette organisation. La position est claire et n’a rien à voir avec une quelconque volonté d’aider et de participer à la reconstruction du pays, appauvri par toutes ces politiques.


Cette attitude de la France de refuser de payer sa dette se répète aujourd’hui. La France a en effet accueilli l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, avec sa fortune personnelle de 900 millions de dollars, somme volée dans les caisses de l’Etat haïtien, soit une somme supérieure à la dette externe du pays d’alors, où il s’exila après 29 ans de dictature de père en fils.


Ainsi, si la France souhaite changer son attitude vis-à-vis de l’Histoire, son premier devoir est de payer à Haïti ce qu’elle lui doit et de rendre possible l’extradition de l’ex-dictateur Duvalier pour qu’il soit jugé devant la justice haïtienne et ainsi permettre au pays de récupérer l’argent volé par le gouvernement du dictateur.


Etant Dupain

SOURCE :
http://www.primitivi.org/spip.php?article180


En parlant d'Haiti et de politique française, y parait que Nicolas Sarkozy va se rendre sur place (surement pour se faire de la pub) et qu'il sera ainsi le premier président français à se rendre à Haiti et à atterrir sur l'aéroport Toussaint Louverture......"amusant" pour un admirateur (et laudateur) du dictateur impérialiste Napoléon.

Autre chose "amusante", il semblerait que les secouristes généreusement envoyés par les puissances capitalistes occidentales fouillent en priorité et au peigne fin les décombres de l'hotel Montana, c'est à dire l'hotel le plus luxueux du pays qui accueille les voyageurs occidentaux. Nous ne serons pas surpris des priorités des bonnes âmes désintéressées.
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:53
http://www.thesiteoueb.net/uploads/palais_haiti_port_au_prince.jpgCuba a annoncé mercredi l'envoi d'une aide médicale d'urgence à Haïti où se trouvent déjà sur place quelque 400 coopérants cubains, dont deux ont été "très légèrement blessés" pendant le séisme de mardi.

"Nous allons envoyer une aide médicale d'urgence à la république soeur d'Haïti. Nous enverrons une certaine quantité de médicaments, de matériel médical, tandis que des médecins supplémentaires se rendront sur place", a déclaré le ministre cubain des Relations extérieures Bruno Rodriguez en recevant son homologue du Surinam, Lygia Louise Irene Kraag-Keteldijk.

Une brigade médicale d'une trentaine de personnes devait être dépêchée ce mercredi en Haïti, ont précisé les médias cubains.

Parmi les 400 coopérants de cette île communiste des Caraïbes se trouvant déjà en Haïti, 344 sont des médecins et des infirmiers.

"Parmi ceux qui se trouvent à Port-au-Prince, seulement deux ont été très légèrement blessés, les autres se portent bien", a assuré M. Rodriguez.

La capitale d'Haïti, pays le plus pauvre du continent américain, a été dévastée mardi par un fort séisme de magnitude 7 dont l'épicentre se trouvait à proximité de Port-au-Prince.

Le président cubain Raul Castro a exprimé sa "profonde douleur et consternation" et a assuré son homologue haïtien René Préval de l'"aide solidaire" de Cuba, dans un message diffusé par les médias cubains.

 

Source : Romandie.com


  Le bilan effroyable (des dizaines de milliers de morts, voir plus de 100 000 pour les estimations les plus alarmistes) s'explique par plusieurs raisons : la puissance du séisme (7 sur l'échelle de Richter), le pays (Haiti, le plus pauvre pays du continent américain, où aucune construction ne répond évidemment aux normes anti-sismiques) et la zone touchée (l'épicentre du séisme situé à peine à une dizaine de kilomètres de la capitale Port-au-Prince, par définition une zone fortement peuplée).

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:54
Le candidat de gauche du Front élargi est victorieux à la présidentielle en Uruguay. Il succède à Tabaré Vasquez, dont il entend poursuivre l’action en faveur des plus pauvres.

Favori de la présidentielle, José « Pepe » Mujica a gagné sans surprise au second tour du scrutin, dimanche. Le chef de file du Frente Amplio (Front élargi), regroupant toute la gauche, a totalisé plus de 53 % des suffrages, dix points de plus que son rival, l’ancien président libéral du Parti national, Luis Alberto Lacalle. « Pepe » Mujica va succéder au très populaire Tabaré Vazquez. Le premier président de gauche du pays, élu voilà cinq ans, est « notre meilleure publicité », a reconnu Mujica. Il a promis de « poursuivre son programme » : investissements publics, redistribution des richesses, et maintien du nouvel impôt progressif qui a financé des programmes sociaux (éducation, santé) et qui a eu un réel impact sur la diminution du chômage et de la pauvreté.


José Mujica, soixante-quatorze ans, ex-guérillero des Tupamaros, emprisonné durant quinze ans sous la dictature militaire des années 1970-1980, a été cofondateur du MPP (Mouvement de participation populaire), qui deviendra la principale composante du Frente Amplio. Député puis sénateur et enfin président du Congrès uruguayen, il sera nommé en 2005 ministre de l’Agriculture, secteur clé de l’économie du pays.


Mujica a affirmé qu’il travaillerait à unifier l’Amérique latine, rappelant que « gagner le scrutin ne signifie pas détenir la vérité absolue », et qu’il ferait appel « aux meilleurs hommes de tous les partis ». Il s’est approprié la stratégie du président brésilien, Lula, pour attirer une partie de l’électorat conservateur. Ses fonctions, jusqu’ici, ne lui ont pas fait abandonner une vie simple dans une petite ferme de la campagne près de Montevideo, ce qui lui vaut la sympathie et le soutien des plus démunis. Fort d’une majorité du Frente Amplio dans les deux chambres, le nouveau président prendra ses fonctions le 1er mars prochain.

 

SOURCE : http://www.humanite.fr/2009-12-01_International_Mujica-elu-haut-la-main-president-de-l-Uruguay

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:08
En février 2008, deux paysans étaient exécutés par des membres de la police qui réprimaient le blocage des routes pendant une grève nationale agraire dans la région d’Ayacucho. Quelques jours plus tard, le président péruvien Alan García déclarait : « La police a agi avec beaucoup de conviction et de détermination, et je la félicite, c’est très bien qu’elle défende le Pérou (...). Que cela serve de leçon à ceux qui incitent publiquement à la grève et à l’agitation ; qu’ils sachent où cela mène  (1).  »

Ces menaces s’appuient sur un appareil légal créé sous le gouvernement de M. Alberto Fujimori, puis durci par celui de M. García. Il permet la criminalisation des mouvements sociaux et l’impunité des forces armées dans leurs actions de répression. Comme la police, elles se voient autorisées à utiliser librement leurs armes contre les protestataires, sans avoir à répondre devant la justice pour les blessures ou les morts causées. Qualifiés d’« extorqueurs », les manifestants encourent jusqu’à vingt-cinq ans de prison. Les autorités locales qui soutiennent les grèves sont condamnées elles aussi pour « extorsion ». Toute personne peut être arrêtée sans mandat et rester sans contact avec l’extérieur pendant dix jours. La police peut mener des enquêtes sans l’aval du procureur...

Le gouvernement de M. Fujimori faisait appel à des groupes paramilitaires ; M. García a créé un corpus légal qui légitime leurs activités.

Née dans les années 1920, l’Alliance populaire révolutionnaire américaine (APRA), le parti du chef de l’Etat, a subi au fil du temps d’importantes transformations idéologiques. A la conception anti-impérialiste de son fondateur VÍctor Raúl Haya de la Torre a succédé la doctrine de M. García, dite du « chien du jardinier » : « celui qui n’a pas faim mais qui empêche les autres de manger »  (2). Dès 2007, il tançait les pauvres : « Il faut [qu’ils] arrêtent de quémander ; cela fait d’eux des parasites  (3).  » En assimilant les mouvements sociaux, les indigènes, les environnementalistes et la gauche à ce « chien du jardinier », le président García les définit comme les ennemis de sa politique « modernisatrice ».

Cette « modernisation » a été en grande partie élaborée dans le cadre des négociations bilatérales du traité de libre commerce (TLC) signé avec les Etats-Unis le 4 décembre 2007. On y retrouve les ingrédients classiques du néolibéralisme : privatisation des ressources naturelles et énergétiques ; découpe de concessions au cœur de la forêt amazonienne pour attirer le capital privé ; vente des terres des communautés paysannes et indigènes ; intensification de l’industrie minière grâce à la diminution des impôts pesant sur cette activité ; privatisation de l’eau destinée à l’irrigation agricole... Même la mer est cédée par lots à de grandes entreprises.

S’agissant du Pérou, la privatisation des terres indigènes ne pose pas seulement un problème économique — ce qui, en soi, serait déjà suffisamment grave. Elle s’attaque à une certaine manière de voir le monde. Pour les Indiens, la terre représente non seulement un moyen de production dont ils ont été expropriés depuis le début de la colonisation européenne, mais aussi un espace où, comme ils le disent, « nos enfants peuvent vivre » et « être heureux ». Une philosophie pour laquelle préserver l’environnement équivaut tout simplement à défendre la vie.

D’où la lutte qu’ils mènent contre les décrets 1090 (loi des forêts et de la faune sylvestre) et 1064 (régime juridique pour l’exploitation des terres agricoles) qui ratifient la marchandisation de l’Amazonie et des terres des communautés. Douze mois de protestations populaires menées par l’Association interethnique de développement de la forêt péruvienne (Aidesep) pour exiger le retrait de ces lois ont précédé une grève régionale de presque soixante jours. A la proposition d’une table ronde faite par l’Aidesep pour entamer des négociations, le gouvernement répondra par l’instauration de l’état d’urgence.

Le 5 juin, à Bagua, une intervention des forces de l’ordre visant à déloger plusieurs milliers d’indigènes qui bloquaient des axes routiers tourne au drame : vingt-quatre policiers et dix civils sont tués (un nombre indéterminé de personnes disparaissent). M. García dénonce les éléments « subversifs », évoque une « agression soigneusement préparée contre le Pérou » et met implicitement en cause les présidents bolivien Evo Morales et vénézuélien Hugo Chávez, accusés d’avoir attisé la révolte indienne. Mais le gouvernement refuse la formation d’une commission d’enquête réclamée par le mouvement indigène. Et pour cause... Le 7 août, courageusement, et de son propre chef, la procureure Luz Marleny Rojas Méndez ouvre une instruction contre seize officiers, dont deux généraux, tous membres de la police nationale, qu’elle accuse d’un usage disproportionné de la force, quand les indigènes « n’ont utilisé pour leur défense que des armes rudimentaires (lances), d’usage commun, des objets contondants comme des pierres et des bâtons  (4)  ».

Sur le plan géopolitique, le Pérou revêt une importance stratégique pour les droites, aux Etats-Unis comme en Amérique latine. Elles peuvent y opérer librement contre les gouvernements de gauche qui menacent leurs intérêts. Ainsi, l’asile politique y a été octroyé à M. Manuel Rosales, l’ancien candidat d’opposition à l’élection présidentielle vénézuélienne, en fuite depuis l’ouverture de poursuites pénales pour enrichissement illicite. Ou encore à M. Jorge Torres Obleas, ex-ministre bolivien, recherché par la justice de son pays pour son implication présumée dans la mort de soixante-trois personnes, lors des manifestations contre le président Gonzalo Sánchez de Lozada, à El Alto, en 2003.

Le territoire péruvien est également devenu un centre d’opérations pour les forces armées américaines. Une observation attentive des déplacements de leurs troupes et unités navales révèle que, de 2004 à 2009, au moins cinquante-cinq mille trois cent cinquante militaires américains sont entrés sur le territoire péruvien (5). Et que la durée moyenne de séjour s’allonge à partir de 2006 : de cent à deux cent soixante-dix-sept jours pour chaque entrée. Activités de renseignement, « appui informatif », « entraînement contre le narcoterrorisme », etc., les activités de ces patrouilles se concentrent dans des zones de fort conflit social — la jungle et sa périphérie.
La côte, elle, tient désormais lieu de centre d’opérations pour la IVe flotte des Etats-Unis dans le Pacifique. Ses frégates lance-missiles et autres unités navales réalisent des exercices d’entraînement à la guerre de surface, anti-sous-marine et aérienne, en coopération avec leurs homologues du Pérou. Les ports sont utilisés pour le réapprovisionnement des navires et le repos des équipages.

A cette situation de subordination stratégique vis-à-vis de Washington s’ajoute l’intégration militaire croissante entre le Pérou et la Colombie. Elle se concrétise par des manœuvres communes dans les zones frontalières, manœuvres incluant des opérations aériennes, l’établissement de canaux de communication et de procédures de coordination ainsi que l’entraînement des états-majors. Durant le premier semestre 2009, quatre exercices conjoints ont été réalisés, précisément dans la région où opèrent des patrouilles de l’armée des Etats-Unis.
Le soutien absolu du gouvernement péruvien à l’ouverture des bases militaires américaines en Colombie et le resserrement constant des liens avec le président Alvaro Uribe insèrent Lima dans le dispositif continental d’endiguement de l’avancée de la gauche en Equateur, en Bolivie et au Venezuela.

Historiquement, les mouvements sociaux péruviens disposent d’une énorme capacité de mobilisation et de protestation. En 1978, ils ont provoqué la chute de la dictature militaire de Francisco Morales Bermúdez ; en 2000, celle du régime fujimoriste. Ils ont manqué de peu l’arrivée au pouvoir en 1985, avec Alfonso Barrantes, candidat de la Gauche unie (Izquierda Unida, IU). En soutenant la campagne de M. Ollanta Humala lors des dernières élections de 2006, ils ont permis au Parti nationaliste de devenir la deuxième force du pays. Par la polarisation qu’elle engendre, la politique brutale de M. García crée les conditions d’une offensive de ces organisations politiques progressistes. La répression est une arme puissante, mais aussi très dangereuse : elle peut se retourner contre celui qui en use.


Monica Bruckman


SOURCE : http://www.monde-diplomatique.fr/2009/09/BRUCKMAN/18107


A noter que le Pérou, outre d'être le berceau de la brillante civilisation Inca et du Dieu Soleil, est aussi le pays de la guérilla de dingos maos (maoistes) qui existe toujours mais qui est très affaiblie (depuis que leur chef suprême Gonzalo est sous les verrous) : le "Sentier lumineux", que certains ont rebaptisé ironiquement le "Sentier illuminé".
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Published by Julien B. - dans Amérique Latine
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 17:29
N'ayant pas le temps (ni l'envie) de me livrer à des réflexions poussées, voici une n-ième critique de l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF), un peu pour combler le vide et alimenter le blog car je pars du principe qu'il vaut mieux publier n'importe quoi (bien que ce ne soit pas là du n'importe quoi, simplement du réchauffé vu que tout le monde sait que RSF est une escroquerie) que ne rien publier du tout. C'est ma philosophie que vous aurez sans doute compris depuis bien longtemps.

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Le 2 août 2009, Reporters sans frontières (RSF) a publié un communiqué dénonçant la fermeture de « trente-quatre médias audiovisuels sacrifiés par caprice gouvernemental » au Venezuela.

L’organisation parisienne « proteste avec vigueur contre la fermeture massive de médias audiovisuels privés » et s’interroge : « Est-il encore permis d’émettre publiquement la moindre critique envers le gouvernement bolivarien ? Cette fermeture massive de médias réputés d’opposition, dangereuse pour l’avenir du débat démocratique, n’obéit qu’à la volonté gouvernementale de faire taire les voix discordantes, et ne fera qu’aggraver les divisions au sein de la société vénézuélienne ».


RSF fait référence à la décision prise le 1er août 2009 par la Commission nationale des Télécommunications (Conatel) de retirer la fréquence à trente-quatre stations de radio et télévision. Selon RSF, la décision serait uniquement motivée par le fait que ces médias se soient montrés critiques à l’égard du gouvernement d’Hugo Chávez. En un mot, il s’agirait d’un acte politique pour museler la presse d’opposition. Cette version a été reprise par la grande majorité des médias occidentaux .

 

Or, la réalité est tout autre et a été soigneusement occultée par RSF et les transnationales de l’information dans le but de tromper l’opinion publique et de transformer le gouvernement le plus démocratique d’Amérique latine (Hugo Chávez s’est soumis à quinze processus électoraux depuis son accession au pouvoir en 1998 et en a remporté quatorze lors de scrutins salués par l’ensemble de la communauté internationale pour leur transparence) en un régime portant gravement à la liberté d’expression.


En effet, la décision de la Conatel aurait été prise dans n’importe quel pays du monde dans une situation similaire. Plusieurs radios ont délibérément ignoré une citation de la Commission destinée à vérifier l’état de la concession et à actualiser leur situation. Après enquête, la Conatel a découvert de nombreuses irrégularités telles que l’existence de concessionnaires décédés dont la concession était utilisée illégalement par une tierce personne, le non-renouvellement des démarches administratives obligatoires, ou tout simplement l’absence d’autorisation d’émettre.


Or, la loi vénézuélienne, similaire à celles du reste du monde, stipule que les médias ne renouvelant pas leur concession dans le délai légal ou émettant sans autorisation perdent leur fréquence, et celle-ci revient dans le domaine public. Ainsi, trente-quatre stations qui émettaient de manière illégale ont perdu leur concession.

 

En réalité, la décision de la Conatel , loin de limiter la liberté d’expression, a mis fin à une situation illégale et a ouvert une politique de démocratisation du spectre radioélectrique vénézuélien afin de le mettre au service de la collectivité. En effet, au Venezuela, 80% des radios et télévisions appartiennent au domaine privé, alors que seules 9% d’entre elles se trouvent dans le domaine public, le reste étant dévolu aux secteurs associatif et communautaire. De plus, l’ensemble des médias privés vénézuéliens se trouvent concentrés entre les mains de 32 familles.

 

Ainsi, une mesure prise par la Conatel pour mettre fin à une situation illégale a été complètement manipulée par RSF et les médias occidentaux.


RSF a pris fait et cause pour l’opposition vénézuélienne, responsable d’un coup d’Etat contre Chávez en avril 2002, putsch immédiatement avalisée par l’organisation parisienne. RSF défend particulièrement la chaîne putschiste Globovisión, qu’elle considère comme le symbole de la liberté d’expression au Venezuela . Néanmoins, elle omet de signaler qu’en plus de sa participation au putsch de 2002, Globovisión/a soutenu le sabotage pétrolier la même année, a lancé un appel aux contribuables afin de ne pas s’acquitter de leurs impôts et a appelé à l’insurrection et à l’assassinat du Président Chávez .


Dernièrement, Globovisión a apporté son soutien à la junte putschiste du Honduras qui a renversé le Président démocratiquement élu José Manuel Zelaya, unanimement condamnée par la communauté internationale. Le propriétaire de la chaîne Guillermo Zuloaga Núñez a ainsi reconnu le gouvernement illégal de Micheletti tout en lançant un appel au coup d’Etat : « Le gouvernement auto-proclamé de Micheletti respecte la Constitution et nous aimerions, nous aimerions vraiment qu’ici au Venezuela on respecte la Constitution comme on est en train de la respecter au Honduras  ».


RSF ne défend pas la liberté d’expression au Venezuela.
Elle préfère se ranger aux côtés des ennemis de la démocratie.


 

Salim Lamrani


 

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A noter que l'auteur de l'article, Salim Lamrani, vient de sortir un nouveau livre : "Cuba : Ce que les médias ne vous diront jamais", préfacé par Nelson Mandela

 

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2265:cuba-ce-que-les-medias-ne-vous-diront-jamais&catid=7:attention-medias-&Itemid=12


 

Ca ressemble probablement à un autre livre sur Cuba du même auteur que je m'étais procuré : "Cuba face à l'Empire".


Un livre excellent, très bien documenté et argumenté, mais hélas je ne lai plus sous la main. Je l'avais prêté à un "ami" (enfin une connaissance, un type qui avait des sympathies anarchistes comme tous les jeunes pseudo-rebelles incultes) qui ne me l'avait jamais rendu (il considérait sans doute que la propriété c'est le vol........du moins la propriété des autres, pas la sienne).


C'est d'ailleurs une grande constante : à chaque fois que j'ai prêté quelque chose, je ne l'ai jamais revu. Certainement parce qu'il doit y avoir écrit "bonne poire" sur mon front, et que de toute façon je n'ai ensuite pas envie de réclamer car il est pour moi  normal de rendre ce qu'on nous a prêté sans que l'emprunteur n'ai à réclamer (mais bon, je dois accepter le fait que beaucoup ne sont pas aussi parfaits que moi et ne partagent pas mes nobles principes).

 

 

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