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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 03:14

hillary.jpg L'industrie de l'armement des USA soutient Hillary Clinton comme présidente et a complètement abandonné ses alliés traditionnels au sein du parti républicain. Mrs Clinton est aussi apparue comme la favorite de Wall Street. Un nombre jamais atteint jusqu'ici de banquiers d'investissement ont ouvert leurs portefeuilles pour la sénatrice de New York, et, en même temps, ont largué leur précédent favori, Barak Obama.





Le fait que Mrs Clinton courtise l'industrie de la défense est d'autant plus surprenant étant donné les relations glaciales entre Bill Clinton et l'armée pendant sa présidence. Une analyse des contributions financières de la campagne montre que les cadres de l'industrie de la défense versent un flot d'argent dans sa cagnotte dans l'espoir que leur générosité sera largement récompensée par des contrats pour la défense dans le futur.

Les employés des 5 plus importants fabricants d'armes des US - - Lockheed Martin, Boeing, Northrop –Grumman, General Dynamics et Raytheon - - ont donné à la candidate démocrate 103 000$, ne donnant que 86 800$ aux républicains. « Les contributions montrent clairement que l'industrie de l'armement a conclu que les chances des Démocrates pour 2008 étaient en fait excellentes » selon Thomas Edsall, un universitaire de l'Université Colombia à New York.

Les administrations républicaines par tradition soutiennent bien plus les programmes d'armement des US, et les budgets de dépense du Pentagone que les gouvernements démocrates. Les relations entre l'industrie de l'armement et Bill Clinton se sont détériorées quand il a réduit le budget après la fin de la Guerre Froide. Sa femme cependant, a fait attention de ne pas commettre la même erreur.

Après son élection au Sénat, elle est devenue la première sénatrice de New York faisant partie du comité sur les services des armées, où elle a révélé ses tendances faucon en soutenant l'invasion de l'Irak. Bien que maintenant elle est en faveur d'un retrait des troupes US, sa position sur l'Iran est parmi les plus guerrières de tous les candidats - - Démocrates et Républicains.

Cette semaine, elle a dit que s'il elle était élue présidente, elle n'écarterait pas des attaques militaires contre l'Iran pour détruire les installations nucléaires iraniennes. En participant au comité sur les services des armées, Mrs Clinton s'est liée d'amitié avec des généraux clés et a obtenu le soutien du général Wesley Clark, qui a dirigé la guerre au Kosovo. Lui-même est un ancien candidat à la présidentielle, et on parle de lui comme d'un possible vice président.

Mrs Clinton a visité régulièrement l'Irak et l'Afghanistan, et concentre prudemment sa critique de la guerre en Irak sur le président Bush plutôt que sur l'armée. L'industrie de l'armement en a pris bonne note.

Jusqu'à maintenant, Mrs Clinton a reçu 52 600$ de contributions des employés de l'industrie de l'armement, à titre individuel. C'est plus que la moitié de la somme donnée à tous les candidats démocrates, 60 % du total allant aux candidats républicains. Les lois sur le financement des candidats à l'élection interdit aux individus de donner plus de 4000$, mais les contributions sont souvent « offertes » pour obtenir une influence sur un candidat.

L'industrie de l'armement a même lâché le plus grand supporter de la guerre en Irak, le sénateur John Mac Cain, qui est aussi membre du comité des services aux armées et un vétéran décoré de la guerre du Vietnam. Il a seulement reçu 19 2000$. Les fabricants d'armes sont de même peu impressionnés par l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani.

Malgré une campagne largement construite sur la nécessité d'avoir une armée forte, et la détermination de maintenir la pression en Irak, il est derrière Mrs Clinton pour ce qui est de l'affection des directeurs des industries de l'armement. Mr Giuliani pâtit peut être de son association étroite avec les politiques du président Bush qui ont échoué, et le fait qu'il est connu comme un socio libéral.

Le compétiteur le plus proche de Mrs Clinton pour obtenir de l'argent de l'industrie de l'armement c'est l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, qui a reçu 32 000$.

Les profits de l'industrie de l'armement dépendent tellement des contrats gouvernementaux que les entreprises dans ce domaine veulent être sûres de ne pas avoir de relations hostiles avec la Maison Blanche » a ajouté Mr Edsall.

Le soutien fort de l'industrie de l'armement à Hillary Clinton indique qu'elle est leur favorite sûre pour remporter la nomination à la tête des Démocrates au printemps, et l'élection présidentielle de novembre 2008. Lors de la dernière course à la présidentielle, George W. Bush a obtenu plus de 800 000$ - - deux fois la somme récoltée par son rival Démocrate John Kerry.

L'analyse des chiffres par Mr Edsall révèle que ces dix dernières années l'industrie de l'armement a favorisé les Républicains plutôt que les Démocrates, ce qui rend la position de Mrs Clinton encore plus remarquable.

Source : The Independent

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Published by Julien B. - dans Femmes - je vous aime
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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 03:06

Euro-courbet-copie-1.jpgQuand la France verse 18 milliards d'euros à l'UE, elle n'en reçoit que 12,4 milliards, d'après les chiffres officiels de la comptabilité publique.    

C'est ainsi que la France (c'est à dire nous) donne en moyenne chaque année (et plus les années passent, plus le chiffre augmente !) 5.6 milliards d'euros (5 600 000 000 euros) pour le fonctionnement de l'UE ! C'est à dire l'équivalent d'environ 70 000 logements sociaux qui partent en fumée !  

  

L'UE nous coute cher, très cher, à titre de comparaison bien plus cher que les "régimes spéciaux" de retraite dont les médias maastrichtiens font tout un plat mais dont la suppression ne conduira qu'à une économie de 200 millions d'euros par an (c'est à dire 28 fois moins que ce qu'on offre à l'UE). Bien entendu, ceci se fait au nom de la nécessaire égalité de traitement de tous les salariés donc ça va, il faudrait cependant que "notre" pouvoir maastrichtien supranational pousse la logique de l'égalité jusqu'au bout : les femmes vivent en moyenne 7 ans de plus que les hommes, il est inadmissible qu'elles profitent plus longtemps de la retraite que les hommes donc il faut les faire cotiser 7 ans de plus ! Les cadres et les bourgeois vivent en moyenne beaucoup plus longtemps que les ouvriers, ils devraient donc également cotiser beaucoup plus longtemps au nom de la justice tant recherchée par notre gouvernement qui est comme vous pouvez le constater très attaché à la lutte contre les inégalités (comme c'est touchant !).    

Non contente d'avoir confisqué et dérobé au peuple français son pouvoir sur ses terres pour laisser les commissaires européens non élus décider de tout sur l'ensemble des sujets fondamentaux (dont.....les retraites !), force est de constater que l'UE est en plus un véritable gouffre financier......Tiens, y parait que la France est surendettée, en faillite, ah mais non suis-je bête ça c'est le discours qu'il faut tenir pour la destruction de tous les acquis sociaux que nous a offert le CNR gaullo-communiste, pour l'UE y a de l'argent !   

Ce double discours en dit long sur la pourriture morale de tous les tenants (ou kapos) du système. Vivement que la France retrouve sa liberté en rompant avec l'Union Européenne, cette dictature ploutocratique qui ne dit pas son nom ! Autrement, croyez-moi, on continuera à se faire enculer. 

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Published by Julien B. - dans Sortir de l'UE
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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 11:10

Le président de l'Union Populaire Républicaine nous donne des arguments percutants pour une indispensable sortie de la France de l'Union Européenne. Clair, limpide, autre chose que les discours creux sur la nécessité d'une "autre Europe", d'une "Europe sociale" ou d'une "Europe des Nations".

 


 

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Published by Julien B. - dans Vidéos-Audios
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 12:20
file-291345-272756.jpgDes centaines de personnes ont manifesté mercredi matin dans le centre de la capitale tchadienne N'Djamena, conspuant la France et Sarkozy. "A bas Sarkozy", "la traite négrière c'est fini", "le Tchad est indépendant depuis 1960" sont quelques-uns des slogans qui ont été scandés par les manifestants.

La réaction des patriotes tchadiens est parfaitement légitime : qu'aurions-nous dit si des humanitaires tchadiens avaient tenté d'enlever 100 enfants français ? Nous aurions évidemment voulu qu'ils soient jugés et lourdement condamnés en France.

Dès lors, il est intolérable que Sarkozy, ce champion du droit d'ingérence et ennemi du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, prétende vouloir ramener les criminels emprisonnés au Tchad.

L'attitude arrogante, colonialiste et raciste de Sarkozy relayée par nos infects merdias (dont la sinistre TF1 qu'il faudra bien songer à fermer) fait honte et n'a pas fini de faire honte à notre pays. Le moins que l'on puisse attendre, c'est qu'il présente ses excuses au peuple tchadien.

Il est temps d'en finir avec l'impérialisme sous toutes ses formes (même masqué derrière des prétextes humanitaires) et de respecter tous les peuples de la planète dans leur légitime aspiration à choisir librement leur destinée. Choix dont le peuple français est également privé et dont il restera privé tant qu'il vivra sous la tutelle de l'UE.
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Published by Julien B. - dans International
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 02:10
cuba-anti-bush.jpg  Le 24 octobre 2007, le président George W. Bush a tenu un long discours au siège du Département d’Etat à Washington d’une virulence extrême à l’égard du gouvernement de La Havane. Alors qu’une grande partie de la Californie était en flammes, que l’Irak est plongée dans une sanglante et interminable guerre, la Maison-Blanche a une nouvelle fois ressorti un thème qui l’obsède depuis 1959 – et qui justifie près de cinq décennies d’agressions terroristes, de châtiment économique cruel et inhumain et de guerre politique et diplomatique.
 



« Peu de problèmes ont défié ce département – et notre nation – autant que la situation à Cuba », a déclaré Bush, soulignant le caractère inacceptable d’une telle réalité. Depuis l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir, Washington n’a eu de cesse de vouloir renverser à tout prix le gouvernement révolutionnaire. Mais ce dernier, grâce au soutien majoritaire de la population, a pu résister à l’état de siège imposé successivement par dix présidents des Etats-Unis.

Bush a débuté son discours en faisant montre de sa profonde connaissance de la réalité cubaine : « A Cuba, il est illégal de changer de métier, de changer de maison, de voyager à l’étranger et de lire des livres et des magazines sans la permission expresse de l’Etat ». De plus, selon le président étasunien, « il est illégal pour plus de trois Cubains de se réunir sans permission » et « les programmes des Comités de défense de la Révolution ne luttent pas contre la criminalité. Au lieu de cela, ils contrôlent les citoyens – surveillant les allées et venues des visiteurs, et vérifient les stations de radios qu’ils écoutent ». Bref, « le sens de communauté et de confiance de base entre les êtres humains a disparu ».

Le locataire de la Maison-Blanche ne s’est pas arrêté en si bon chemin. N’ayant guère peur du ridicule, il n’a pas hésité à évoqué la situation de la presse : « Un journaliste cubain a demandé une chose à des étrangers qui lui rendaient visite : un stylo. Un autre utilise du cirage de chaussures comme encre », a déclaré le leader étasunien le plus sérieusement du monde. Il en a profité pour affirmer que « les dissidents d’aujourd’hui seront demain les leaders de la nation », rappelant que ces derniers – isolés et surtout attirés par l’appât du gain – étaient grassement – et illégalement – financés par les Etats-Unis : « le Congrès des Etats-Unis a récemment voté des fonds supplémentaires [de 45,7 millions de dollars] pour soutenir les efforts démocratiques cubains ».

« Le régime cubain utilise l’embargo américain comme bouc émissaire pour les misères de Cuba », a assuré Bush. Ainsi, les sanctions économiques inhumaines qui affectent gravement le quotidien de toutes les catégories de la population ne seraient qu’une excuse. Mais dans ce cas, le président étasunien n’explique pas pourquoi il « conseille [au] Congrès de montrer [son] soutien et [sa] solidarité pour un changement fondamental à Cuba en maintenant [l’]embargo ».

Bush a exhorté la communauté internationale à s’unir à sa politique irrationnelle et inefficace et à appliquer des sanctions contre Cuba. Il a cité en exemple les nations européennes qui suivent docilement les directives de Washington, à savoir la République tchèque, la Hongrie et la Pologne, qui n’hésitent pas à s’immiscer dans les affaires internes cubaines et à fomenter la subversion.

Le président, toujours aussi au fait de la réalité cubaine, a proposé aux étudiants cubains des bourses « pour avoir accès à de meilleurs opportunités d’éducation », alors que toutes les institutions internationales – des Nations unies à la Banque mondiale – sont unanimes pour encenser l’excellence cubaine au niveau de l’éducation. D’ailleurs, Cuba vient d’être élue au Conseil exécutif de l’Unesco par 157 pays sur 175. D’autre part, ironie de l’histoire, actuellement, 500 étudiants étasuniens défavorisés, exclus du système universitaire de la première démocratie du monde, suivent une carrière de médecine entièrement gratuite à Cuba. Mais ce point a apparemment échappé à sa sagacité.

Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé la création d’un « Fond de la liberté pour Cuba » de plusieurs milliards de dollars, sous la direction de la secrétaire d’Etat Condoleeza Rice et du secrétaire au Commerce Carlos Gutiérrez, destiné à renverser le gouvernement de La Havane et à ramener Cuba dans la sphère d’influence des Etats-Unis. Bush a été clair : « le mot d’ordre dans nos futures relations avec Cuba n’est pas la ‘stabilité’ [mais] la ‘liberté’ ». Sans doute faisait-il allusion à celle qui règne actuellement en Irak et en Afghanistan.

En guise de conclusion, Bush a lancé un appel à l’insurrection à destination des militaires : « Quand les Cubains se soulèvent pour demander leur liberté […] vous devez faire un choix. Défendrez-vous un ordre moribond et honteux en utilisant la force contre votre propre peuple ? Ou bien embrasserez-vous le désir de votre peuple pour le changement ? ». Il en a enfin profité pour s’adresser aux “Cubains qui sont en train de [l’]écouter – sans doute en courant de grands risques » – à travers Radio et TV Martí, deux médias étasuniens qui diffusent illégalement des programmes subversifs vers Cuba : « Nous ne voulons rien de vous si ce n’est de vous souhaiter la bienvenue dans l’espoir et le bonheur de la liberté ».

Mais, contrairement aux affirmations de Bush, les Cubains ne couraient guère de risques à écouter son discours. En effet, ce dernier a été diffusé à la radio et la télévision cubaines et dans la presse écrite dont Granma, organe officiel du Parti communiste cubain. El Nuevo Herald, journal d’extrême droite de Miami, contrôlée par l’ancienne oligarchie cubaine, n’a pas manqué d’exprimer sa surprise en notant que les propos de Bush avaient été diffusés « sans interruptions ».

Les habitants de l’île, qui ont en sainte horreur toute atteinte à leur souveraineté et indépendance nationales, ont ainsi pu se rendre compte à quel point Washington proposait un interventionnisme à outrance dans leurs affaires internes à la fois inacceptable et contraire à la légalité internationale. Ils ont également pu observer à quel point le président étasunien était complètement déconnecté de la réalité cubaine. Dans son discours à fort relent colonialiste, Bush a réduit en miettes le principe d’autodétermination des peuples. Loin de leur offrir « l’espoir et le bonheur de la liberté », le président étasunien leur promettait d’accroître encore plus les sanctions économiques à leur encontre et d’augmenter ainsi leurs souffrances et leurs difficultés quotidiennes.

Felipe Pérez Roque, ministre cubain des Affaires étrangères, a vigoureusement condamné « l’escalade sans précédent de la politique du gouvernement des Etats-Unis contre Cuba ». Selon lui, il s’agit d’une « confirmation que la politique en vigueur […] est un changement de régime à Cuba, y compris par la force ». Le discours de Washington est « un acte irresponsable qui donne une idée du niveau de frustration, de désespoir et de haine personnelle du président Bush contre Cuba, une invocation à la violence, un appel, y compris, à l’utilisation de la force pour renverser la Révolution cubaine et imposer ses desseins à Cuba».

Mais Cuba, depuis 1959, n’est guère sensible au langage de la menace et du chantage qui n’a fait que radicaliser le processus révolutionnaire au cours des décennies. En 1962, les Cubains étaient prêts à subir un holocauste nucléaire plutôt que de renoncer à leur souveraineté. Rien n’a fondamentalement changé. Pérez Roque a bien insisté sur ce point : « Si l’objectif des propos du président des Etats-Unis est d’intimider le peuple, effrayer sa direction, je dois lui dire dès à présent qu’il s’agit d’un échec complet ». Pour Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée nationale cubaine, « il ne s’agit que d’une preuve du délire [de Bush]. Il n’aura jamais Cuba.

L’actuel gouvernement des Etats-Unis, qui vient de raser deux pays, qui est responsable des crimes de Guantanamo et d’Abu-Ghraïb ainsi que du massacre de près d’un million de personnes en Irak et en Afghanistan, des prisons secrètes, des vols clandestins, qui a légalisé la torture, ne dispose d’aucune autorité morale pour disserter sur la liberté et les droits de l’homme.

La déclaration de Bush a suscité diverses réactions dont celle du candidat démocrate à la présidence Barack Obama qui a fustigé les propos du locataire de la Maison-Blanche : « La cause de la liberté ne va pas avancer avec des menaces contre-productives ou la pensée conventionnelle. Il faut autoriser les Américains d’origine cubaine à rendre visite à leurs familles dans l’île et à envoyer de l’argent. Il est temps de rompre avec le statu quo de George W. Bush».

Wayne S. Smith, ancien ambassadeur étasunien à Cuba, a qualifié les mesures d’« absurdes ». « Ce supposé fonds pour la liberté de plusieurs millions est simplement le fruit de l’imagination du président », a-t-il souligné. Cuba « dispose déjà de plusieurs milliards de dollars de la part du Venezuela et de la Chine. L’économie cubaine va bien », a-t-il conclu.

De son côté, l’Associated Press a reconnu que la politique de fabriquer et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : « Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine ». Aucune nation au monde n’accepterait que des agents au service d’une puissance étrangère agissent impunément sur son territoire.

L’Union européenne a une nouvelle fois fait montre de sa veulerie politique en se cloîtrant dans un silence complice. Elle n’a pas daigné condamner les propos du président Bush inadmissibles aux yeux du droit international du président Bush. Aurait-elle été aussi discrète si la Chine, la Russie ou l’Iran avaient appelé à renverser le gouvernement d’une autre nation souveraine ?

Tout analyste qui se respecte sait pertinemment que les objectifs de Bush ne sont guère réalisables à Cuba. Washington persiste dans la même politique qui a lamentablement échoué depuis près d’un demi-siècle. Le gouvernement révolutionnaire dispose du soutien massif de la population et est loin d’être isolé sur la scène internationale. De plus, même les secteurs insatisfaits de la société cubaine font front uni derrière la direction du pays dès lors qu’il s’agit de préserver la souveraineté et l’identité nationales. Les déstabilisations externes ne font que renforcer la cohésion du peuple autour du gouvernement. Quant à une éventuelle intervention armée, la réaction populaire serait telle que la guerre du Vietnam et l’actuel conflit irakien paraîtraient des promenades de santé en comparaison avec ce qui attend les troupes étasuniennes si elles commettaient la folie de débarquer à Cuba. Il ne s’agit ici aucunement d’une exagération. Le peuple cubain est politiquement et idéologiquement préparé à tous les sacrifices pour défendre l’intégrité de sa patrie. Il ne négociera pas son indépendance et les Etats-Unis doivent accepter cette réalité.

Salim Lamrani

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Published by Julien B. - dans Etats-Unis
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 03:33
lenine1.jpgLe 7 novembre 1917 (le 25 octobre suivant l'ancien style), le parti bolchevik renverse le pouvoir. Suite à la révolution, les blancs (partisans du tsarisme) passent à l'offensive. Sous la direction de Lénine, les bolcheviks organisent sur tous les fronts une riposte victorieuse. L'édification socialiste peut alors commencer.
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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 11:03
CARTE-GEORGIE.gifJeune chien plein d'énergie élevé dans un chenil américain, Mikhail Saakachvili, président de la Géorgie, ami de George Walker Bush qui souhaite l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN et à l'UE fait face à sa première manifestation depuis son accession au pouvoir suite à la "révolution des roses" (version géorgienne de la révolution orange en Ukraine) de 2003.

Ce sont en effet près de 100 000 personnes mécontentes de la politique de l'actuel président qui ont rempli la place du parlement du pays à Tbilissi. La capitale géorgienne n'avait jamais connu un tel nombre de manifestants ni lors du coup d'Etat qui avait provoqué le départ du pouvoir de l'ex-président Zviad Gamsakhourdia en 1992, ni pendant la "révolution des roses" de 2003.

"Nous ne voyons pas de différences entre toi, Micha, et le Shah Abbass, le conquérant qui a mis à genoux le peuple géorgien"; "vous avez vendu nos terres, gorgées du sang de nos ancêtres, et désormais nous sommes des invités sur notre propre terre"; "la Géorgie ne t'appartient pas, Micha, la Géorgie appartient au peuple", sont quelques-uns des slogans qui résonnent dans les rues de la capitale. Nous regretterons cependant que ce mouvement d'opposition - même s'il est loin d'être monolithique - est globalement mené par des gens qui ne valent guère mieux que le toutou de Washington actuellement en place.
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 01:24

Jeu-fonctionnaire-copie-1.jpgOn assure que l’impératif de réduire massivement le nombre de fonctionnaires n’a rien que de pragmatique, relève du bon sens. C’est au nom de l’efficacité de l’action de l’État, de la nécessaire bonne gestion (ne pas employer le mot « rigueur ») de nos finances publiques, enfin de l’indispensable adaptation au monde moderne que le candidat Sarkozy a promis le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux – engagement d’ailleurs revu à la baisse depuis.

Cette vision gestionnaire ne fait pourtant que servir une conception idéologique de la suprématie de la sphère économique dans sa version libérale. Et elle la sert d’autant mieux que la multiplication des chiffres lui donne l’apparence d’un incontestable raisonnement mathématique.

Le service de l’intérêt général

Dans la vision traditionnelle républicaine qu’est-ce qu’un fonctionnaire ?

Sans entrer dans le détail des exceptions qui confirment la règle, on peut avancer que, dans les grandes lignes, le fonctionnaire est recruté sur concours anonyme pour servir l’intérêt général. Pas de République sans État structuré, pas d’État sans fonctionnaires. La République – la chose de tous – vise par nature à satisfaire l’intérêt général qui n’est pas ici la somme des intérêts particuliers. Le fonctionnaire bénéficie d’un statut grâce auquel il jouit de la garantie de l’emploi, assurance de sa neutralité, de son impartialité dans l’exercice de ses fonctions. Le profit n’est pas son but et c’est à des usagers du service public ou à des patients qu’il a affaire.

En outre, dans un tel système, la régulation des rapports sociaux se fait avant tout par la loi, expression de la volonté générale, qui assure l’égalité de tous devant une règle commune suivant le principe énoncé par Lacordaire selon lequel : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » Ce schéma s’épanouit volontiers dans le cadre d’un État-nation souverain, le fonctionnaire étant celui qui, d’après la belle définition de Ferdinand Buisson, « a reçu de l’État une fonction publique lui conférant une part de la souveraineté nationale pour service déterminé ».

Le contrat, la rentabilité, les clients

Or l’économisme à l’œuvre depuis une cinquantaine d’années a relégué l’État-nation au magasin des archaïsmes. Ainsi, depuis les années cinquante, se construit une Europe à vocation régionaliste où la concurrence doit être « libre et non faussée ». L’État s’est peu à peu, au fil des traités – avec l’assentiment des citoyens en 1992 à l’occasion de la ratification du traité de Maëstricht –, dessaisi de prérogatives essentielles. Il n’est en effet plus maître de sa politique monétaire et doit se soumettre à des critères bien précis édictés par une autorité politiquement irresponsable, qu’il s’agisse des déficits publics, de la dette publique ou de la maîtrise de l’inflation. Lors de la prochaine étape, il devra renoncer à sa diplomatie et donc à toute défense nationale. Cette délégitimation de l’État s’accompagne donc d’un changement d’optique. Le fonctionnaire est plus que jamais considéré comme un parasite économique, une obsolescence. Les services publics dont on a coutume de dire qu’ils sont la richesse des faibles, sont sommés d’être « efficaces », c’est-à-dire rentables et leurs bénéficiaires ne sont plus des usagers et des patients mais des clients.

La loi, quant à elle, serait un frein à la croissance. Aussi c’est une régulation contractuelle des rapports sociaux, jugée plus fluide et plus adaptée à l’économie concurrentielle, que droite libérale et gauche moderne appellent de leurs vœux, faisant passer Lacordaire pour un « enragé de la République ». L’intérêt général n’est plus que la somme des intérêts particuliers. La vision anglo-saxonne triomphe.

La nécessaire réforme de l’État présuppose
une réhabilitation de l’idée de bien public

Si la majorité actuelle a tort de faire du fonctionnaire un bouc émissaire de la « faillite de l’État », pour reprendre le mot du Premier ministre, la gauche a celui d’avoir abandonné la haute idée qu’elle se faisait de la fonction publique, soit qu’elle se crispe avec dogmatisme sur des acquis matériels, soit, à l’inverse, qu’elle se pique de modernité en imitant mal ses anciens adversaires libéraux.

Un service public n’a pas vocation à faire du profit mais rien ne l’exonère d’une gestion rigoureuse et on doit bien admettre qu’il existe des branches pourries dans l’administration. L’élimination d’inadmissibles gaspillages, la recherche de l’efficacité du service (donc des fonctionnaires), l’assouplissement – et non l’élimination – des rigidités statutaires, la simplification de réglementations à l’absurde et coûteuse complexité ne doivent pas être tabous. Reste qu’on ne peut exiger d’un fonctionnaire qu’il agisse en fonction des mêmes critères que ceux en vigueur dans une entreprise privée. L’expérience a montré que tous les hommes politiques qui ont cherché à gérer l’État comme une grande entreprise ont échoué – tel Silvio Berlusconi en Italie. Aussi parler de management, de clients, de rendements pour les services publics revient à nier leur nature, leur vocation.

Il serait stupide de verser dans une statolâtrie nostalgique d’un temps qui n’a jamais existé, de sacraliser une Administration avec un grand A, vouée à une hiératique immobilité tandis que la terre tourne ; mais l’indispensable réforme de la fonction publique présuppose une réhabilitation de la noblesse du service de l’État, implique qu’on redonne tout son sens à ces mots qui n’ont rien d’archaïque : fonctionnaire, service public, administration, intérêt général, État, République…

Samuël Tomei

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 00:50

79-225562-copie-1.jpgDepuis maintenant une bonne dizaine d'années, la fête commerciale américaine Halloween est largement célébrée en France. Cette fête permet de combler un certain creux dans la consommation qui pourrait s'installer entre la rentrée scolaire et les fêtes de fin d'année.

 

Pendant que les français se croyent branchés et malins parce qu'ils copient leurs maitres américains, certains autres peuples attachés à leur identité continuent de refuser de courber l'échine face à l'uniformisation culturelle. 

C'est le cas du Vénézuela qui par la voix de son président Hugo Chavez a invité les enfants à ignorer les héros américains tels que Superman et à oublier Halloween qui répand la terreur. 

C'est également le cas de l'Equateur et de son président Rafael Correa qui a déclaré que "les institutions publiques n'ont pas le droit de célébrer Halloween. Nous avons nos propres festivités, qui sont magnifiques. Nous sommes un gouvernement nationaliste."

 

Espérons que suivant ces bons exemples, les français se décideront un jour à abandonner les vulgaires fêtes américaines pour avoir le bonheur de redécouvrir les fêtes traditionnelles françaises et catholiques qui se perdent de plus en plus (mardi-gras, feux de la Saint-Jean,.......).

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Published by Julien B. - dans Amérique Latine
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 14:54
loto.jpgDans toutes les villes où des casinos ont été ouverts, nous avons pu constater que nombre de familles en difficulté sociale ont été brisées à cause du vice du jeu et de son phénomène d'addiction qui entraine paupérisation, surendettement,.......

Si fort pour lutter contre les accidents de la route, la cigarette ou encore l'alcool, que fait l'Etat pour lutter contre les casinos en particulier et contre l'ensemble des jeux de hasard en général ? Rien, nous pouvons même dire au contraire qu'il fait tout pour les aider.

Alors que la publicité pour la cigarette et l'alcool est largement encadrée, celle pour les jeux de hasard est encouragée jusque dans les journaux télévisés qui font régulièrement du tapage autour des quelques gagnants du loto.

Il n'y a pourtant aucun mérite à gagner au loto une somme faramineuse, ni mérite personnel d'ordre intellectuel ou moral, ni mérite social. Le gain d'un individu aurait même tendance à démoraliser les autres, ceux qui travaillent durement et ne voient pas leur mérite personnel et leur utilité sociale reconnus financièrement.

Loin de combattre toutes les sources d'inégalités injustes et de favoriser les inégalités justes reposant sur le mérite, l'Etat encourage les jeux de hasard qui sont la négation du mérite républicain qui est un des piliers de la morale sociale.

Le fait que toujours plus de gens adhèrent psychologiquement aux jeux de hasard prouve deux choses : d'une part qu'ils croient de moins en moins dans le pouvoir de l'Etat à leur assurer de bonnes conditions de vie.

D'autre part et malheureusement surtout qu'ils croient de moins en moins aux idéaux d'égalité collective, qu'ils sont contaminés par l'individualisme consumériste qui pourri leur mentalité.

Des inégalités démesurées sont alors acceptées, dès lors qu'elles naissent de la célébrité ou d'un coup de chance. Des inégalités injustes qui relèvent de toute une série d'inégalités injustes et qui faisaient dire à Voltaire que les nobles arrogants et parasites ne s'étaient donnés que la peine de naitre.

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