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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:11

Suite de la publication de notre programme, et abordage d'un sujet majeur : pourquoi renverser le système capitaliste et par quoi le remplacer ? Les six chapitres qui vont suivre celui-ci formeront une explication plus détaillée du modèle présenté dans l'article "Changer de système pour sortir du Capitalisme". Un PDF synthétique sera proposé ensuite.

 

Résumé :

       Le capitalisme, même peu libéral tel que nous le connaissons en France, est à la fois exploiteur, trop inégalitaire, et gaspilleur de temps et de ressources.

       Les innombrables régulations dont il a fait l’objet l’alourdissent plus qu’elles ne l’améliorent. La planification comme la fixation des prix semblent vouées à l’échec, et nous ne pouvons renoncer aux échanges extérieurs.

 

Trois failles de l’économie capitaliste de marché

            Distinguons d’abord capitalisme et économie de marché : le capitalisme est un système où les biens productifs, l’initiative de la production et surtout les profits sont privés. Cela ne signifie pas que les échanges ne seront pas réglementés, qu’il n’y aura pas de monopoles de droit, d’imposition, ou que tout le monde aura accès à l’initiative économique, ou que les prix soient librement décidées entre offreurs et demandeurs. Ce qui serait les conditions d’une économie de marché libérale.

Par leur refus du capitalisme, les membres de Socialisme et Souveraineté manifestent principalement leur contestation :

-   De l’exploitation économique, c’est-à-dire de la captation du produit du travail par la propriété. Que celui qui a mis un capital à disposition d’autrui pour travailler puisse conserver la valeur de ce capital, qu’on l’indemnise de la dégradation de son capital, contre l’inflation, est parfaitement normal. Qu’on indemnise la prise de risque par une prime compensant les pertes l’est aussi. Mais le principe du capitalisme va au-delà, et permet de s’enrichir réellement et sans cause par la propriété. Et cet enrichissement est loin d’être accessible à tous, et au même niveau ;

-   D’un niveau d’inégalités qui, bien qu’en baisse sur notre longue histoire de pays industriel, restent élevées : les 10% d’habitants les plus riches de France touchent 6 fois plus par tête que les 10% les plus pauvres, et ce niveau d’inégalité est inférieur à la moyenne de l’OCDE. Nous refusons l’idée selon laquelle ces inégalités seraient globalement imputables au choix de certains de travailler moins que d’autres ou à leur moindre mérite : non pas parce que les différences entre individus n’existent pas, mais parce que la cause principale des inégalités, c’est la division des tâches existant dans toute société industrielle. Quand bien même tout le monde travaillerait et étudierait d’arrache-pied, on ne pourrait tous devenirs directeurs de service, d’entreprise, ingénieur ou technicien de haut niveau. Nous ne reviendrons pas sur la division du travail, nous devons alors assurer une redistribution du revenu, et pas seulement pour  venir en aide à la grande pauvreté ;

-   De productions inutiles, imposées par la trop faible coopération entre individus et mutualisation des consommations dans l’économie de marché. Contrairement aux libéraux, nous ne pensons pas que la solution à toutes les pénuries soit toujours dans la hausse de l’offre : pour ce qui est du logement, s’il est vrai que l’Etat entrave la construction par ses taxes et lois, en revanche le stock de logements (y compris vacants et  résidences secondaires) suffirait déjà à loger tous les habitants de ce pays ! De même, le recours massif à l’automobile, sans parler des « services financiers » et juridiques est loin d’être toujours choisi, et on pourrait bien imaginer un système qui s’en passe ! Les entreprises font preuve, économies oblige, d’une sobriété croissante d’énergie et de ressources par unité produite. Mais en produisant encore plus de logements, de biens, de déplacements, de services, et même si, nous pouvons arriver à des gaspillages de plus en plus grands, qui réduisent les gains écologiques que nous venons d’évoquer (« effet rebond »). Parmi les pays à économies de marché développées, est-ce dans les plus riches que l’on vit le plus vieux, qu’on est le plus éduqué, le plus informé, le mieux nourri… ? La réponse est non. Et des productions futiles, même si agréables, sont toujours une perte de temps et de ressource pour de nouvelles recherches.

Les écueils à éviter

            Les expériences du XXème siècle nous ont cependant mis en garde contre les idées suivantes :

-   La planification de l’économie : même si l’expérience de l’URSS et ses alliés a été largement faussée par l’absence de démocratie, non imputable en soi à la planification, la planification est condamnée par l’incapacité d’une structure centralisée à synthétiser l’essentiel de l’information concernant la disponibilité des ressources et les processus de production efficaces ;

-   La fixation des prix : d’autres modèles alternatifs, comme l’écosociétalisme (www.societal.org), prévoient une fixation générale des prix par la voie démocratique. Or, comme pour la planification, l’Etat ne peut connaître autant d’informations que les millions d’individus qui négocient les prix, et les fixations de prix ont débouché fréquemment sur des pénuries et fraudes ;

-   L’autarcie : dans le cinquième numéro de notre journal (Janvier 2011), nous avions conclu que si la protection de secteurs stratégiques est vitale, aucune nation ne se développe sans échanges extérieurs. Il faut donc une économie qui maintienne ces échanges, et incite à éviter des déficits commerciaux durables. Et qui n’interdit pas les investissements étrangers ;

-   Le réformisme : combien de mouvements politiques veulent « sortir du néo/ultra-libéralisme », à coup de réglementations, quotas, monopoles, subventions…Or c’est déjà le portrait de la France actuelle, capitaliste mais fort peu « libérale » (cf. le sixième numéro de notre journal, de Février 2011)…

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 14:19

(suite de la publication de notre programme, premier chapitre)

 

Récupérer notre monnaie

 

Résumé :

Sera proposé aux citoyens un référendum initial sur la monnaie, pour interroger les citoyens sur la  sortie de l’euro pour retourner au franc-papier (d’avant 2002) après une période d’austérité, puis le rachat progressif de la dette. Si le peuple choisit cette voie, la création monétaire étatique (hors rachat de dette) ne sera possible que sur accord populaire par des référenda à échéances régulières (par exemple cinq ans).

 

Pourquoi faut-il récupérer une monnaie nationale ? Et pourquoi quitter l’euro en particulier ?

Les problèmes posés par la perte de notre monnaie

            D’abord, bien avant la perte du franc, l'Etat français réduisit son recours à la création monétaire (de la Banque de France) pour financer ses déficits, et s'imposa l’emprunt sur les marchés financiers (donc avec intérêts). Une décision désastreuse : la majorité de la dette publique française de 2008 étaient un cumul d’intérêt, et les intérêts représentaient toujours le tiers du déficit massif (150 milliards d’euros en 2009 et 2010) des années suivantes. Sans les intérêts, mais avec un remboursement par des excédents primaires, la dette publique aurait atteint à la fin de 2010 entre 300 et 500 milliards d’euros, remboursables par un plan d’austérité dégageant des excédents budgétaires sur la décennie suivante. En tout cas, une situation bien plus soutenable que les 1500 milliards de dette publique que nous avions au début de 2010.

Quel rôle a joué l’euro dans cette affaire ? Il a confirmé l’impossibilité pour la France de financer ses déficits par la création monétaire, ou même de planifier le rachat de sa dette – pour en ôter les intérêts réels. Non pas que la Banque Centrale Européenne ne puisse faire ces rachats : elle en a d’ailleurs opéré au cours de l’année 2010, en ce qui concerne les dettes portugaises et irlandaises. Mais dans des proportions qui n’ont rien à voir avec un plan d’extinction des intérêts pesant sur les comptes publics. Mais plutôt des interventions sur des pays à la situation catastrophique (ce qui n’est, au moment où ces lignes sont écrites, pas encore le cas de la France), pour qu’ils puissent continuer à payer leurs dettes et l’essentiel des intérêts.

            L’autre problème, plus crucial encore, est que la perte d’une monnaie nationale empêche de passer au nouveau système que nous allons décrire. Et ce principalement parce qu’il fonctionne avec au moins une (voire plusieurs) monnaies d’une nature fort différente de celle que nous utilisons actuellement. Pour un pays tel que la France, le retour à l’indépendance monétaire semble devoir être une nécessité pour tester un nouveau système en ayant réellement les coudées franches.

            Pour l’instant, dans la mesure où nous n’avons pas encore décrit le nouveau système économique, nous parlerons du retour à une monnaie nationale dans le cadre de l’économie de marché actuelle.

 

Les problèmes posés par l’euro

 

                L’Euro fait l’objet de critiques de plus en plus répandues ces dernières années quant à ses méfaits sur l’économie française. Après une période d’euro faible face au dollar dans les années qui ont suivi le lancement de la monnaie unique en 1999, sont venues des années d’euro fort – où nous sommes toujours-, celui-ci atteignant jusqu’à 1,5 dollar, et de livre sterling faible en 2008. Si l’Allemagne et la Belgique s’en sortent bien, en revanche la balance commerciale française est passée au négatif en 2005, et s’est enfoncée depuis jusqu’à 44 milliards d’euros de déficit commercial en 2008 (2,2% du PIB français). Certes, l’euro n’est pas responsable de toutes nos difficultés, et les défenseurs de la monnaie unique mettent fréquemment en avant le modèle allemand qui conserve ses excédents commerciaux. En mettant cependant moins l’accent sur la pression contre la progression des salaires exercée dans ce pays depuis le début de la décennie 2000. Mais en oubliant surtout de préciser que si l’euro renchérit les exportations allemandes hors de la zone euro, à l’inverse dans la zone euro, l’existence de la monnaie unique favorise le commerce allemand. En l’absence de l’euro, et en l’absence d’une politique d’arrimage du franc au mark telle que celle qui fut pratiquée en France dans les années 90, le franc devrait normalement se dévaluer et rehausser le coût des importations allemandes. Cela ne jouerait cependant qu’un rôle partiel dans le rééquilibrage de la balance commerciale française : ça ne jouerait par exemple aucun rôle dans la réduction des déficits avec des pays dont la France importe son pétrole, qu’il s’agisse de la Russie, la Norvège, ou les états du Golfe Persique. Mais ce serait un handicap de moins.

 

Quels seraient les effets d’un retour immédiat  au franc d’avant 2002?

 

Le principal problème que poserait le retour au franc serait la dévaluation que notre monnaie nationale connaîtrait par rapport à l’euro (à supposer qu’il existe toujours après le départ français). Dévaluation, qui, si le passage au franc se faisait dans les conditions de 2011, serait difficilement évitable, compte tenu des déficits commerciaux et budgétaires français (la dette publique, qui a dépassé les 80% du PIB en 2010, devrait attendre 95% à 100% du PIB en 2014, selon un rapport de 2010 de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale). Il en résulterait une hausse mécanique des intérêts, l’Etat devant remplacer les capitaux empruntés par de nouvelles dettes à échéances régulières, et les taux s’appliquant aux obligations publiques françaises sur les marchés obligataires seront en nette hausse du fait de la perte de confiance des investisseurs dans les finances publiques de notre pays. En plus de cela, la dévaluation du franc signifierait que les importations venues de l’Union Européenne, qui ne pourraient pas être entièrement remplacées par des productions françaises, deviendraient plus chères. Cette inflation pourrait se répandre dans l’économie française, et contribuer à une récession.

 

La voie du retour au franc : une phase d’austérité, puis d’émission monétaire

 

Première étape : austérité

D’abord interviendrait l’effet d’annonce d’une sortie de l’euro par la France, avec un référendum à la clé, et d’une politique de rigueur.  L’effet en serait  une baisse de la valeur de l’euro (un effet positif pour nos exportations sans avoir l’effet inflationniste sur les importations venant de la zone euro, soit la majorité de nos importations). Une fois que la France sera effectivement sortie de la zone euro, sa monnaie ne se dévaluera pas autant – et peut-être même pas du tout si notre déficit commercial s’était réduit- que dans un cas de rupture immédiate. Toujours sous la même condition de rigueur, les taux d’intérêts sur la dette publique française seront stabilisés. De plus, le délai de préparation aura permis de réadapter les comptabilités et les systèmes informatiques des entreprises et administrations au franc, et de réduire l’incertitude sur la monnaie et l’évolution du commerce extérieur français. Les perspectives dramatiques sur une récession à venir seront écartées.

 

Seconde étape : rachat de la dette par émission monétaire

Nous nous serons imposé une politique de rigueur pendant des années pour supporter le choc de la sortie de l’euro. Une fois notre monnaie retrouvée et notre stabilité éprouvée, nous pourrions tenter une politique d’émission monétaire pour racheter notre dette, et donc cesser les offres d’obligations sur les marchés financiers. Ces émissions causeront très probablement une dévaluation du franc, et donc soulageront nos exportations de la contrainte d’une monnaie forte. Si l’on crée de la masse monétaire dont la valeur serait de l’ordre de 2,5 à 3% du PIB (pour éviter de trop faire monter l’inflation), alors nous sommes partis pour trente à quarante ans de rachat de la dette publique.

 

                Au début de notre mandat, les français seront conviés à un référendum où leur sera proposé la sortie lente de l’euro par le franc-papier avec une politique d’austérité préalable pour limiter la casse d’une dévaluation, puis une politique d’émission monétaire limitée à 3% du PIB pour racheter la dette publique, tout en mettant en place notre nouvelle économie.

  

Un garde-fou contre l’inflation en cas de création monétaire

 

                Si nous faisons le choix du retour au franc-papier, rapidement ou après un passage par la monnaie-or, il y aura, comme annoncé plus haut, des opérations de rachat de la dette, mais cela n’enlèvera nullement l’obligation de réduire et si possible d’annuler les déficits publics, puisqu’il n’y a pas de sens à vouloir alléger le poids de la dette en la rachetant, tout en continuant de la creuser par de nouveaux déficits (qui accélèreraient l’inflation s’ils étaient financés par la création monétaire).

 

                Le rachat de la dette prendrait des décennies. Mais si, à court terme, il arrivait que le gouvernement ait intérêt à présenter un budget déficitaire, pour cause de dépenses exceptionnelles, et qu’il propose de financer ce déficit par la création monétaire, il doit être contraint au remboursement de ce déficit en l’espace de quelques années.

 

                Pour faire valider une telle politique, et pour que le gouvernement soit contraint de respecter son engagement, un tel déficit devra être soumis à référendum. Les citoyens auront à se prononcer sur leur acceptation de cette nouvelle création monétaire avec promesse du gouvernement de le combler en cinq ans maximum. SI ce remboursement n’était pas atteint, un impôt exceptionnel visant à le combler serait levé. Ainsi, au cas où il échouerait à maintenir ses engagements, le gouvernement, contraint à promouvoir un impôt supplémentaire, verrait sa popularité s’effondrer ainsi que son crédit. Il appartiendra aux électeurs de décider s’ils sont prêts à prendre ce risque avec le gouvernement actuel ou s’ils lui refusent le droit de générer un déficit budgétaire.

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:22

(suite de la publication de notre programme, premier chapitre)

 

Sortir de l’Union Européenne et quitter l’OTAN : la base de la souveraineté nationale

 

On ne pourra faire une politique différente que hors de l’Union Européenne. Parce que cette organisation est congénitalement antisocialiste (au sens propre, pas celui du Parti « Socialiste », des travaillistes et sociaux-démocrates du Vieux Continent). Parce qu’elle repose sur l’idée d’une civilisation européenne (idée qui ne fait pas l’unanimité parmi nous) qui impliquerait soi-disant une unité politique du continent. Parce qu’elle aboutit de fait à une entité incohérente, sans unité culturelle (à part celle que les élites européistes voudraient construire autour de la langue anglaise) et sans intérêt national, puisqu’il n’y a pas de nation européenne.

Nous avons déjà argumenté nos positions au sujet de la construction européenne dans le troisième numéro de notre journal, en Novembre dernier. La question est maintenant : comment s’y prendre ? D’abord en devant affronter l’empreinte de la propagande européïste sur les esprits, pour mettre à terre le mythe de « l’Europe qui a fait la paix » (alors que la paix en Europe occidentale depuis 1945 est principalement due aux contraintes de la guerre froide). Ou encore dissocier chez les français l’idée de sortie de l’UE et celle d’un repli autarcique. Il faudra donc un référendum, comme sur la monnaie (chapitre à venir).

       Mais sortir de l’Union Européenne, est-ce possible ? Oui, et c’est même inscrit dans le Traité de Lisbonne, voté par le parlement français (en déni du refus par référendum de Mai 2005 du Traité de Rome, au texte très proche).

 

Article 50 du Traité sur l’Union Européenne (2008, dit Traité de Lisbonne)

1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.

2. L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. Cet accord est négocié conformément à l'article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Il est conclu au nom de l'Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. FR 30.3.2010 Journal officiel de l’Union européenne C 83/43

3. Les traités cessent d'être applicables à l'État concerné à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l'État membre concerné, décide à l'unanimité de proroger ce délai.

 

Et de toute façon, tout traité international doit avoir des clauses de résiliation et de retrait, comme le prévoit la convention de Vienne sur le droit des traités de 1969.

Nous invoquerons le même droit de sortie de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dont la raison d’être initial d’organiser la défense de l’Europe occidentale contre le Pact de Varsovie est depuis vingt ans obsolète. Et dont la perpétuation nous a principalement entraîné dans des conflits aux motivations plus que discutables, dans un soutien à une sécession ethnique au Kosovo contre la Yougoslavie en 1999, puis dans une longue et inutile guerre d’occupation en Afghanistan depuis 2001. La question de la sortie de l’OTAN sera également posée par référendum dans la foulée de celui sur la sortie de l’Union Européenne et de l’euro.  Juridiquement, l’article 13 du traité de Washington de 1949 nous confirme dans notre droit.

 

Article 13 du Traité de Washington

(1949, fondateur de l’OTAN)

Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans [1969], toute partie pourra mettre fin au Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, qui informera les gouvernements des autres parties du dépôt de chaque instrument de dénonciation.

 

La recherche de nouvelles alliances

 

            Bien que puissance nucléaire, la France ne peut supporter de rester seule sur les plans militaires et géopolitiques. Il ne s’agit en aucun cas de rompre les relations avec nos voisins européens. Mais dans la mesure où la défense des pays d’Europe occidentale et centrale est de fait encadrée par l’OTAN, nous devrons trouver des alliés ailleurs.

 

        Tournons-nous d’abord vers l’Amérique latine. Parce que plusieurs nations émergentes s’y trouvent, surtout le Brésil, parce que ces pays peuvent être considérés comme démocratiques (hormis la Colombie, où les responsables gouvernementaux de l’immense violence politique ne sont pas prêts d’être inquiétés). Par rapport à des pays tels que le Venezuela et Cuba, nous pouvons avoir des relations d’alliance, tant que le Venezuela reste un pays où l’opposition conserve le droit de s’exprimer, de participer à des élections honnêtes. Et à condition que Cuba n’accroisse pas le niveau de violence de la répression contre les dissidents, tant que ceux-ci ne passent pas à la violence physique.

 

         A l’Est, nous devons entamer une alliance avec deux pays ayant des institutions à la base démocratiques, la Russie et l’Inde, tant pour sécuriser notre approvisionnement énergétique (pour la Russie) que pour la coordination militaire. Non pas qu’aucune remarque ne soit à faire quant au traitement des droits humains en Russie, et nous devons, en France, donner la parole à ceux qui ne l’ont pas dans leur pays d’origine.

           

         La France doit aussi renouveler considérablement son attitude vis-à-vis des états africains, en commençant par ouvrir les archives de ses relations secrètes avec les états du continent noir, anciennes colonies françaises, belges ou pas, ainsi que de toutes les opérations de l’armée française. Et proposer à tous les pays dans lesquels l’armée française se trouve de décider de continuer ou non à héberger des bases françaises sur leur sol.

 

 

 

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:24

Conformément à ce que nous avions annoncé, voici la publication des travaux réalisés sur notre programme :

 

             Traitant de questions complexes et de propositions innovantes, le programme de Socialisme & Souveraineté parait peut néanmoins se résumer à plusieurs grands axes.

 

            Le premier d’entre eux est le rétablissement de la souveraineté de la France et donc la rupture avec l’Union Européenne. Non pas au nom d’une adoration d’une France éternelle, mais tout simplement parce que sans souveraineté, il n’y a pas de réel choix politique possible. La France, un seul des 27 et bientôt 30 états de l’UE, ne peut imaginer convaincre l’ensemble des membres de l’Union de suivre une politique particulière, et plus encore si elle est radicalement différente de celles que nous subissons encore aujourd’hui.

 

            Sortir de l’Union Européenne ne serait pas une véritable indépendance sans sortie de l’euro. Cependant, une dévaluation trop forte du franc ne pourrait être prévenue que par une politique d’austérité sur les dépenses de l’Etat, alors que celles de la Sécurité Sociale ne pourront qu’augmenter (retraites, santé, dépendance…). Le niveau très élevé des déficits publics français depuis 2009, qui, contrairement aux trente années précédentes, ne peuvent être imputés au seul cumul intérêts de la dette contractée par le passé, rendent de toute façon cette austérité inéluctable, le niveau des prélèvements obligatoires étant déjà très élevé (45% du PIB après remboursements et exonérations d’impôts).

 

            Ce premier axe permettra d’aborder les suivants, le second étant ce qui fait notre appartenance à la famille politique socialiste, au contraire du parti qui en porte le nom. L’expérimentation d’un nouveau système économique est indissociable de la récupération de la souveraineté. Si l’expérience, même initiée au niveau d’une région, était concluante, nous pourrions en attendre une baisse drastique du chômage et une forte croissance qui soulagerait nos contraintes budgétaires publiques, et rendraient l’austérité moins dure.

 

            Les troisièmes et quatrièmes axes découlent de ce qui a été dit précédemment : en tant que mouvement de gauche, nous ne pouvons refuser une réforme juste pour les besoins les plus criants du plus grand nombre. Et dans notre contexte de vieillissement, cela veut dire assumer la hausse du coût des retraites, supporter des prestations plus élevées en santé, en instaurant des mécanismes et limites qui freineront et plafonneront ces dépenses. Répondre aux besoins sociaux sera donc notre troisième axe, et, pour compenser ces nouveaux coûts, optimiser et réduire les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales sera le quatrième. Concernant cet axe, il ne se justifie pas que par le niveau des déficits et de la dette actuels, mais aussi par l’existence de nombreux gaspillages que les rapports de la Cour des Comptes listent depuis des années. Un gaspillage d’argent public est un vol de l’argent du peuple, et tolérer cela devrait être jugé contraire à toutes les valeurs de gauche.

 

            Mais pour qu’une telle politique de réformes soit acceptée, encore faut-il que l’ensemble du peuple français, du moins les classes travailleuses, ait l’impression d’une justice sociale en marche, et se sentent adhérer à la nation. Aussi, notre cinquième axe (mais non le moindre) sera l’unité nationale, par la lutte contre les discriminations frappant les femmes, les immigrés, en refusant la balkanisation ethnique, en luttant contre l’insécurité et en rétablissant la confiance entre la population et les forces de l’Etat. Et sans oublier d’affirmer le principal ciment culturel de la France, sa langue.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:44
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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 14:49

En français : Démocratie Réelle maintenant...Vraiment?

 

Addendum au 23 Mai 2011 : Les élections municipales espagnoles ont eu lieu ce dimanche. Le Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol (PSOE) a subi une lourde défaite face à la droite (Parti "Populaire"). Mais l'abstention n'a pas progressé entre 2007 et 2011 et la gauche radicale (Izquierda Unida, Gauche Unie) reste à 6%. L'impact électoral de la "Révolution  espagnole" semble donc minime.

 


     Socialisme & Souverainete n'a pas encore de position tranchée sur le mouvement de protestation qui a réunit plusieurs dizaines de milliers (centaines de milliers selon ses organisateurs) dans différentes villes d'Espagne depuis quelques jours. Ses auteurs, se disant de toutes mouvances confondues, de droite ou de gauche, conservateur ou progressistes, prétendent représenter la jeunesse et les précaires espagnols victimes de trois ans de crise et d'un chômage catastrophique.

 

On peut en lire le manifeste ici,

 

et les propositions là.

 

      Une constatation s'impose : malgré quelques propositions qui pourraient satisfaire également des gens de droite (ne plus soutenir les banques, sanctions contre les politiques absentéistes, fin de l'immunité juridique des responsables politiques, transparence des patrimoines, et une vague "réduction des gaspillages des administrations publiques"...), l'essentiel de cette programmatique relève d'une grossière sociale-démocratie type NPA ou Front de Gauche. On y trouve en effet la réduction du temps de travail comme manne essentielle de la réduction du chômage, où l'exigence de l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits (quand bien-même cela se concrétiserait, celles-ci en déduirait qu'il faudrait externaliser encore plus leurs effectifs, pour que des sous-traitants se chargent des éventuels licenciements...).

 

     Paraît-il que "Democracia Real Ya" ne serait qu'une des officines les plus en vue d'un mouvement bien complexe. Mais le plus probable est que ce mouvement "citoyen" (au sens de: qui n'a pas la franchise d'assumer ses partis-pris idéologiques) risque de rencontrer le même souci que la gauche "radicale" en France: prétendre parler au nom du peuple sans se rendre compte que la majorité de celui-ci est loin de partager ses vues et ses réclamations "évidentes".

 

     Notre propos peut paraître un peu sectaire, et on doit bien sûr comprendre et approuver un mouvement de révolte de ceux qui subissent les effets de la crise. Mais qu'on le veuille ou non, si l'on veut vraiment faire un changement durable, il faut d'abord réunir les idées, les discuter, en tirer des conclusions, les diffuser dans l'opinion par des messages simples, et ensuite passer à l'action. Non pas que les idées commandent la réalité. Mais, comme le disait Lénine, pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire...

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 15:39

Il était bien temps de s'y remettre :

 

L'actualité par thème des dernières 48 heures  
Institutions
Comment la justice française aurait-elle traité DSK?  http://www.lexpress.fr/
International
G8 : Le PCF manifestera au Havre le 21 mai  http://humanite.fr/fil_rouge
Sarkozy en Côte d'Ivoire pour soutenir son "ami" Ouattara  http://tempsreel.nouvelobs.com/
La Russie courtise-t-elle le Pakistan?  http://www.causeur.fr/
FMI : le successeur de DSK sera désigné fin juin  http://tempsreel.nouvelobs.com/
Lagarde bien placée pour succéder à DSK à la tête du FMI ?  http://tempsreel.nouvelobs.com/
Politique française
Le projet socialiste pour 2012 plébiscité par les militants  http://tempsreel.nouvelobs.com/
Le PS sans primaires ?  http://www.agoravox.fr/
Primaire du PS 2011 : que vont faire Laurent Fabius et Bertrand Delanoë ? http://www.agoravox.fr/
Les conséquences politiques de l’affaire DSK  http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Sarkozy aime les Dominique…  http://www.causeur.fr/
Les strauss-kahniens reconnaissent que DSK est «hors jeu»   http://www.lefigaro.fr
Hollande, une partie de campagne pour tourner la page DSK  http://www.lexpress.fr/
PS : état des lieux (par Stéphane Alliès)  http://www.mediapart.fr/articles/feed
Les sarcasmes de Sarkozy sur la "présidence normale" de François Hollande  http://www.lemonde.fr/
Après l'affaire DSK, où en est le PS ?  http://tempsreel.nouvelobs.com/
La garde rapprochée de DSK ne se rallie à aucun autre candidat  http://tempsreel.nouvelobs.com/
Pendant l'affaire DSK, le vote des militants PS continue  http://www.rue89.com/
Affaire DSK
DSK jugé comme un "as de l'évasion" ?  http://www.agoravox.fr/
DSK : Ne pas sombrer avec lui  http://www.agoravox.fr/
L'affaire DSK : quelques observations  http://www.agoravox.fr/
Affaire DSK : n’oublions pas la victime !  http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
La photo de DSK en prison : un cliché qui prête à caution ? http://www.causeur.fr/
Les vraies questions sur DSK  http://www.contrepoints.org/ 
DSK en résidence surveillée à New York  http://www.lefigaro.fr
DSK prend ses quartiers à Broadway  http://www.lexpress.fr/
DSK a quitté la prison de Rikers pour un appartement de New York  http://www.lexpress.fr/
DSK est sorti de prison  http://www.liberation.fr/
Affaire DSK : «Tout est flou, on ne sait plus ce qui est vrai ou pas»  http://www.liberation.fr/
DSK touchera bien des indemnités de départ  http://www.liberation.fr/
Affaire DSK : le récit des événements de la journée  http://www.lemonde.fr/
Le parcours judiciaire qui attend DSK  http://www.lemonde.fr/
DSK : les conditions de son assignation à résidence  http://www.lemonde.fr/
Les anglo-saxons écœurés par ces intellectuels qui défendent DSK  http://tempsreel.nouvelobs.com/
Dans la chambre 2806, c'est la « bulle DSK » qui a explosé  http://www.rue89.com/
Proche-Orient
Pourquoi attaque-t-on la Libye et pas la Syrie? http://www.slate.fr/
Syndicalisme
Tentative de suicide à GDF SUEZ : communiqué de la FNME CGT  http://humanite.fr/fil_rouge
Théorie économique
La démocratie est-elle incompatible avec la croissance ?  http://www.contrepoints.org/ 
Union Européenne
Croissance, Grèce, euro : quand l’Europe nie la réalité  http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:50

Tribune libre de Pablito Waal

 

Il fallait bien que j'en parle moi aussi... pas pour commenter le fond de l'affaire, ni donner notre estimation de la probabilité d'un coup monté ou dire si Dominique Strauss-Kahn est bien homme à commettre un viol... Amateurs de révélations sur les lubies passées ou présentes du président du FMI, ou de scabreuses informations sur les réseaux d'influence qui auraient pu organiser un piège, passez votre chemin.

Je noterai juste :

 

- que la France est en guerre en Libye, en Afghanistan, et l'était en Côte d'ivoire il y a à peine plus d'un mois. Et que, sans vouloir relativiser le moins du monde une tentative de viol, des faits bien plus graves et qui ne relèvent pas de l'hypothèse se produisent tous les jours dans ces pays où l'armée française est impliquée, sans avoir la moindre couverture médiatique;

 

- que le système politique français est incapable de fonctionner sur des idées, mais seulement sur des personnes. Un seul être vous manque, et tout semble s'effondrer. Le PS n'a que des notables, pas de programme crédible, son candidat favori semblant (je dis bien semblant) écarté, ses chances reculent (à moins de croire en Hollande, comme on croirait en la solidité d'un mur fait de flans...);

 

- que rien ne prouve que Dominique Strauss-Kahn soit politiquement mort. S'il arrivait que l'accusation s'effondre, et que la thèse d'un piège était avérée, alors tout le scénario se retournerait, et DSK apparaitrait comme la victime. Bien sûr, ça n'enlèverait pas la réputation que l'homme traîne, de multiples abus sexuels, ni l'affaire liée à l'écrivain Tristane Banon qui pourrait surgir devant les tribunaux (mais avec quelles chances d'aboutir, avec quelles preuves, neuf ans après les faits...). Mais il ne faut jamais enterrer quelqu'un avant qu'il ne soit réellement mort;

 

- le principe de la présomption d'innocence semble plutôt bien respecté dans ce cas dans l'opinion française (hormis pour Bernard Debré). Mais il n'existe pas, tel que nous le connaissons, aux USA. Et Bernard-Henri Levy peut bien s'en étrangler, c'est au peuple américain de faire ses lois, et à quiconque se rend aux Etats-Unis d'en assumer les risques;

 

- plusieurs de nos "éminences" ont exprimé plus franchement que jamais leur mépris de classe. Bernard Tapie s'étonne que DSK ait pu foutre en l'air sa carrière pour "une femme de ménage". Bernard-Henri Levy qui s'insurge que le système américain puisse considérer Strauss-Kahn comme un justiciable comme un autre... Des propos qui ont (re-...) fait de lui la risée des internautes, des deux côtés de l'Atlantique;

 

- le débat sans fin sur les différences de culture entre français et anglo-saxons : en France, on ne parle jamais des affaires de sexe des personnalités politiques, ou si peu, même si l'un d'entre eux était un violeur avéré, l'ombre et le silence règnent. Face à des crimes sexuels, cette omerta est insupportable. Mais pourquoi faudrait-il mettre en avant les relations entre personnes consentantes? Les américains étaient-ils tellement plus honorables d'occuper leur espace médiatique pendant des mois, au profit d'une histoire aussi affligeante et insignifiante qu'était le Monicagate? On aurait pu en rire, si cela n'avait pas été une perte de temps aussi massive pour le gouvernement de l'hyperpuissance...Devons-nous les imiter?

 

- revoici venus les "J'ai honte d'être français"...Mais pourquoi? Et pourquoi devrait-on penser, comme Kosciuzko-Morizet, que la France est "victime" de cette affaire? En quoi chacun de nous devrait-il se sentir lié, dans son honneur personnel, aux actes d'un homme qui, rappelons-le, n'avait été par le passé qu'élu de la ville de Sarcelles?

 

- et surtout, cette affaire devrait être un grand poing dans le ventre des théories conspirationnistes. Si le monde est dirigé par la-finance-judéo-protestante-maçonnique-sataniste... comment l'un des hommes les plus puissants du monde peut-il tomber si vite ? Un coup spécialement monté contre lui? La justice américaine a déjà traqué d'autres éminents dominants, de Clinton à Michael Jackson. Mais s'il y a une qualité qu'on ne peut dénier aux complotistes, c'est leur souplesse d'esprit: si DSK est pris dans la tourmente, c'est parce que Le Système a décidé de se débarasser de lui. Et oui. Quand un dominant domine, cela prouve que le Système existe. Quand un dominant cesse de dominer, c'est encore le Système. Le complotisme ne perd jamais.

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Published by Socialisme&Souveraineté - dans Boboland - Enculés mondains
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 17:02

     Ci-dessous, un appel du Comité Valmy, sur l'intervention de l'Etat français en Côte d'Ivoire. Un mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'intervention de Nicolas Sarkozy et du gouvernement français est suspecte tant au niveau de la reconnaissance étrangement immédiate de la victoire électorale, douteuse, d'Alassane Ouattara, qu'au niveau de l'aide apportée à l'offensive des troupes de ce dernier fin mars, et surtout dans les frappes de la force Licorne à partir du 4 Avril.

 

     Des frappes qui auraient fait un bilan élevé en vies humaines, de l'ordre de 2500 morts, au minimum 2300, selon Gregory Protche, du journal en ligne Le Gri-Gri International (au point de vue pro-Gbagbo assez marqué), et selon d'autres rapports mentionnés sur le site américain RepublicReport . La seule source d'une telle hécatombe semble être l'armée ivoirienne, celle loyale à Gbagbo lors des premiers jours d'Avril. A défaut de le prendre comme argent comptant, on ne peut cependant pas rester sans savoir. Il ne s'agit pas de prendre le parti de l'ancien président ivoirien, mais d'exiger que lumière soit faite sur des évènements particulièrement graves.

 

     Dans les débats de l'Assemblée, les députés UMP-NC et le gouvernement ressassent toujours le prétexte officiel d'une intervention au nom de la démocratie, sans jamais rendre compte du bilan humain et matériel des actions de l'armée française.

     Ces réponses, le gouvernement les doit, aux parlementaires et au peuple français, et surtout au peuple ivoirien.

 

Guerre civile en Côte d’Ivoire :
-Pour une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des forces militaires françaises
-Pour une commission internationale d’investigation sur les massacres

Communiquédu Comité Valmy

mercredi 27 avril 2011, par Comité Valmy


Communiqué du Comité Valmy

 

Guerre civile en Côte d’Ivoire :

 Pour une commision d’enquête parlementaire sur l’utilisation des forces miltaires françaises

 Pour une commission internationale d’investigation sur les massacres

 

Le gouvernement français, l’Union européenne et l’ONU ont choisi de reconnaître l’élection contestée d’Alassane Ouattara, malgré des résultats annoncés illégalement et des fraudes massives en sa faveur. Aux légitimes demandes de respect de la Constitution et de recomptage des voix, la diplomatie française n’a répondu de façon manifestement partisane, que par la menace, puis par un soutien absolu au camp adverse, pourtant connu de la population ivoirienne pour sa capacité à enrôler des mercenaires prêts à toutes les exactions.

 

 La suite sur : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1385

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 17:24

Nous mettons en lien cet article très pertinent de François Asselineau publié sur Agoravox hier :

30 ans après le 10 mai 1981 : Ce que la Gauche française ne commémorera pas

 

Ce 10 mai 2011 a été l’occasion, pour une partie de la gauche française, de célébrer le trentième anniversaire de l’élection de François Mitterrand à l’Élysée.

 

Le bilan de Mitterrand est pourtant peu reluisant : outre que les mesures sociales qu’il avait mises en œuvre lors de son élection ont été remises en cause depuis lors, du moins pour la plupart d’entre elles (les privatisations massives succédant aux nationalisations par exemple), il faut rappeler ici que François Mitterrand a commis de nombreuses erreurs tragiques tout au long de sa carrière.

 

1°) UN BILAN PEU RELUISANT

Sans être exhaustif, citons :

  • - son passé pétainiste (décoré de la francique n°2202 en avril 1943)
  • - son faux attentat de l’avenue de l’Observatoire

La suite sur  Agoravox : (http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/30-ans-apres-le-10-mai-1981-ce-que-93729 )

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