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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:22

(suite de la publication de notre programme, premier chapitre)

 

Sortir de l’Union Européenne et quitter l’OTAN : la base de la souveraineté nationale

 

On ne pourra faire une politique différente que hors de l’Union Européenne. Parce que cette organisation est congénitalement antisocialiste (au sens propre, pas celui du Parti « Socialiste », des travaillistes et sociaux-démocrates du Vieux Continent). Parce qu’elle repose sur l’idée d’une civilisation européenne (idée qui ne fait pas l’unanimité parmi nous) qui impliquerait soi-disant une unité politique du continent. Parce qu’elle aboutit de fait à une entité incohérente, sans unité culturelle (à part celle que les élites européistes voudraient construire autour de la langue anglaise) et sans intérêt national, puisqu’il n’y a pas de nation européenne.

Nous avons déjà argumenté nos positions au sujet de la construction européenne dans le troisième numéro de notre journal, en Novembre dernier. La question est maintenant : comment s’y prendre ? D’abord en devant affronter l’empreinte de la propagande européïste sur les esprits, pour mettre à terre le mythe de « l’Europe qui a fait la paix » (alors que la paix en Europe occidentale depuis 1945 est principalement due aux contraintes de la guerre froide). Ou encore dissocier chez les français l’idée de sortie de l’UE et celle d’un repli autarcique. Il faudra donc un référendum, comme sur la monnaie (chapitre à venir).

       Mais sortir de l’Union Européenne, est-ce possible ? Oui, et c’est même inscrit dans le Traité de Lisbonne, voté par le parlement français (en déni du refus par référendum de Mai 2005 du Traité de Rome, au texte très proche).

 

Article 50 du Traité sur l’Union Européenne (2008, dit Traité de Lisbonne)

1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.

2. L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. Cet accord est négocié conformément à l'article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Il est conclu au nom de l'Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. FR 30.3.2010 Journal officiel de l’Union européenne C 83/43

3. Les traités cessent d'être applicables à l'État concerné à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l'État membre concerné, décide à l'unanimité de proroger ce délai.

 

Et de toute façon, tout traité international doit avoir des clauses de résiliation et de retrait, comme le prévoit la convention de Vienne sur le droit des traités de 1969.

Nous invoquerons le même droit de sortie de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dont la raison d’être initial d’organiser la défense de l’Europe occidentale contre le Pact de Varsovie est depuis vingt ans obsolète. Et dont la perpétuation nous a principalement entraîné dans des conflits aux motivations plus que discutables, dans un soutien à une sécession ethnique au Kosovo contre la Yougoslavie en 1999, puis dans une longue et inutile guerre d’occupation en Afghanistan depuis 2001. La question de la sortie de l’OTAN sera également posée par référendum dans la foulée de celui sur la sortie de l’Union Européenne et de l’euro.  Juridiquement, l’article 13 du traité de Washington de 1949 nous confirme dans notre droit.

 

Article 13 du Traité de Washington

(1949, fondateur de l’OTAN)

Après que le Traité aura été en vigueur pendant vingt ans [1969], toute partie pourra mettre fin au Traité en ce qui la concerne un an après avoir avisé de sa dénonciation le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, qui informera les gouvernements des autres parties du dépôt de chaque instrument de dénonciation.

 

La recherche de nouvelles alliances

 

            Bien que puissance nucléaire, la France ne peut supporter de rester seule sur les plans militaires et géopolitiques. Il ne s’agit en aucun cas de rompre les relations avec nos voisins européens. Mais dans la mesure où la défense des pays d’Europe occidentale et centrale est de fait encadrée par l’OTAN, nous devrons trouver des alliés ailleurs.

 

        Tournons-nous d’abord vers l’Amérique latine. Parce que plusieurs nations émergentes s’y trouvent, surtout le Brésil, parce que ces pays peuvent être considérés comme démocratiques (hormis la Colombie, où les responsables gouvernementaux de l’immense violence politique ne sont pas prêts d’être inquiétés). Par rapport à des pays tels que le Venezuela et Cuba, nous pouvons avoir des relations d’alliance, tant que le Venezuela reste un pays où l’opposition conserve le droit de s’exprimer, de participer à des élections honnêtes. Et à condition que Cuba n’accroisse pas le niveau de violence de la répression contre les dissidents, tant que ceux-ci ne passent pas à la violence physique.

 

         A l’Est, nous devons entamer une alliance avec deux pays ayant des institutions à la base démocratiques, la Russie et l’Inde, tant pour sécuriser notre approvisionnement énergétique (pour la Russie) que pour la coordination militaire. Non pas qu’aucune remarque ne soit à faire quant au traitement des droits humains en Russie, et nous devons, en France, donner la parole à ceux qui ne l’ont pas dans leur pays d’origine.

           

         La France doit aussi renouveler considérablement son attitude vis-à-vis des états africains, en commençant par ouvrir les archives de ses relations secrètes avec les états du continent noir, anciennes colonies françaises, belges ou pas, ainsi que de toutes les opérations de l’armée française. Et proposer à tous les pays dans lesquels l’armée française se trouve de décider de continuer ou non à héberger des bases françaises sur leur sol.

 

 

 

 

 

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Published by Socialisme&Souveraineté - dans Propositions
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commentaires

Polo 30/06/2011 22:30



Oui la France peut et doit sortir de l'union europeenne et laisser tomber cette monnaie d'occupation qu'est l'euro.


Je vous renvois aux magistrales conferences de François Asselineau !


http://www.u-p-r.fr/conferences-en-ligne



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