Dimanche 11 mai 2008

Editorial de l'Union Populaire Républicaine :


A l'occasion de la Journée de l'Europe, l'ancien président portugais Mário Soares met les pieds dans le plat : L'Europe est une catastrophe.

Dans le journal portugais Diário de Noticias, repris par le magazine français Courrier International dans un article intitulé "La paralysie de l'Union Européenne", l'ancien Président de la République portugaise, Mário Soares, tire un bilan plus que désabusé de la construction européenne : "L'Europe politique pour laquelle j'ai lutté et en laquelle je crois, n'avance pas : elle se trouve dans une situation de blocage et son avenir est incertain. Elle est victime de la paralysie, pour ne pas dire de la médiocrité, de certains de ses politiques. L'Europe des citoyens est devenue une illusion. Bien que le Parlement européen ait gagné en consistance et en crédibilité au cours de la dernière législature, tous semblent attendre des jours meilleurs, qui n'arrivent pas. ... C'est pourquoi personne ne parle d'avenir. On ne parle que de surmonter la catastrophe actuelle."


Et l'ancien chef d'État leader portugais d'ajouter : "Les différentes crises, économique, énergétique, environnementale, et désormais la crise alimentaire, se croisent et s'influencent mutuellement du fait de l'incapacité générale à apporter des propositions innovantes pour y remédier. ... Il manque à la planète une UE active, sûre de son rôle d'agent mondial. Mais comment l'Europe peut-elle jouer un rôle mondial de premier plan si ses politiques les plus influents ne font preuve d'aucun dynamisme, d'aucune volonté politique, et ne font aucune proposition quant à la marche à suivre? "


COMMENTAIRE


Les déclarations de Mário Soares sont intéressantes à deux égards :


- d'une part, elles montrent que les dirigeants européens savent parfaitement à quoi s'en tenir sur la construction européenne. C'est une "catastrophe", dans une "situation de blocage" et "à l'avenir incertain", pour reprendre les mots précis utilisés par Mário Soares. Si l'ancien chef d'État portugais met les pieds dans le plat, c'est tout simplement parce qu'il n'est plus tenu par quoi que ce soit : il est retraité et, à la différence de nombreux autres dirigeants européens, il ne coule pas une retraité dorée aux Etats-Unis en se faisant grassement rémunérer pour des "cours en université" qui servent surtout à acheter leur silence.


D'autre part, le pavé dans la mare lancé par Mário Soares ridiculise les rodomontades du couple Sarkozy-Fillon sur le fait que l'engagement présidentiel sur le traité européen a été "tenu" (cf. notre dépêche datée du 7 mai 2008 sur les réformes).


En France, les médias nous serinent que, grâce à notre président de la République, les problèmes européens auraient été réglés .Rien n'est plus faux et le traité de Lisbonne n'est qu'un cautère dictatorial supplémentaire sur la même jambe de bois. La vérité, c'est que l'Europe est bien la "catastrophe" décrite par Mário Soares. Mais, son avenir n'est pas aussi "incertain" que veut bien le dire l'ancien président de la République portugaise. L'avenir de la construction européenne, c'est une chute finale.


L'UPR est le seul parti politique français lucide sur la question et le seul à proposer sereinement aux Français d'en tirer la conclusion qui s'impose. L'Europe n'est pas modifiable ni réformable car c'est son principe de base qui est faux. Il faut donc en sortir, sûrement et calmement, par application de l'article 49-A du nouveau traité de Lisbonne qui prévoit justement les modalités juridiques de sortie de l'Europe.


Union populaire Républicaine
Source :
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=45


Contrairement à ce qui est dit dans l'article, les gaullistes de l'UPR ne sont pas les seuls à avoir une position juste et sans ambiguité sur la question européenne en réclamant fort logiquement la sortie pure et simple de la France de l'UE. Sur cette position, on retrouve aussi (si je ne m'abuse) les trotskistes (grrrrr) du PT et les communistes du PRCF. Sachant que le PT pèse environ 0.3% au niveau national, le PRCF 0.01% et l'UPR 0.001%, ça fait donc un total de 0.311 % des français qui ont compris la nécessité d'en finir avec cette utopie funeste. Avec ça on va pas chier loin (veuillez excuser mon langage familier).


Par contre, ce qui est certainement vrai, c'est que l'UPR est la seule organisation française qui refuse l'idée de TOUTE construction européenne c'est à dire qui veut non seulement que la France sorte de l'UE mais qui ne voudrait pas non plus l'engager dans une autre aventure de construction d'un Empire supranational. On peut penser qu'à l'inverse, le PT et le PRCF ne verraient pas d'un mauvais oeil l'idée d'une construction d'une Europe Socialiste.


Sur la question européenne - en tant que souverainiste pur sucre  - je partage entièrement les positions de l'UPR et je dirai même plus : n'importe quel souverainiste devrait les partager ou alors c'est qu'il n'a rien capté à la notion de souverainisme. 



par Julien B. publié dans : Sortir de l'UE
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Samedi 10 mai 2008

L'intense propagande autour des élections américaines est un signe supplémentaire de l'américanisation de la France. Et nous devons la supporter jusqu'en novembre.


Les mass-médias parlent certes toujours beaucoup des élections chez les exterminateurs de peaux-rouges (à quand la repentance ? les excuses ? les dédommagements avec intérêts ? la rétribution des territoires volés ? un Nuremberg de la conquête de l'Amérique ? ) mais là c'est le pompon ! La palme revenant à Canal + (par excellence la chaine des bobos libéraux-libertaires qui sont capables de t'expliquer sans rire que les démocrates sont gentils et les républicains méchants) qui prévoit des émissions en boucle pour nous relater l'élection du Maitre du Monde dont l'enjeu central sera de savoir qui d'un vieux, d'une femme ou d'un métis gagnera, sachant que ce sera quoi qu'il arrive une première (ou quasi-première) dans la mesure où ce pays n'a jamais été dirigé par une femme, un métis et très rarement par un vieux de plus de 70 balais (en général ils élisent plutôt des quincagénaires comme Sarko). La belle affaire !


McDonald's et Burger King, deux enseignes pour une même recette et une même bouffe dégueulasse.


Clinton/ Obama - McCain, deux candidats pour un même programme et une même cuisine indigeste. Avec un seul vainqueur : celui qui aura su glaner le plus de soutiens financiers c'est à dire celui qui aura su s'attirer la sympathie des puissants. Ca se passe comme ça chez Mc......l'Oncle Sam et ça se passe comme ça dans toutes les grandes démocraties occidentales. Face à cela, face à une telle négation des principes démocratiques, on pourrait s'attendre à des protestations, des révoltes de citoyens engagés et conscients ? Que nenni ! Les citoyens engagés et conscients, ça fait belle lurette qu'ils n'existent plus et qu'ils ont été remplacés par des électeurs con-sommateurs qui sont trop heureux de ne plus avoir à se préoccuper de politique. Mener une petite vie bien tranquille, sans chercher à regarder plus loin que son écran plat, sans chercher à penser aux générations futures qui seront sacrifiées sur l'autel de leur inconscience, de leur égoisme et de leur bêtise : voici la raison d'être de l'homme rationnel et normal de ce début de XXIème siècle. A se demander si une bonne dictature ne sera pas obligatoirement nécessaire pour sauver la mise, faudra que j'en parle dans un prochain billet.


J'aurai souhaité que ce continent ne soit jamais découvert, que l'Amérique du Nord reste ce territoire beau et sauvage habité par des peuples pacifistes et civilisés. Hélas les sauvages sont arrivés, avec leur soif de conquête et leurs ambitions, pour le transformer en gigantesques supermarchés, parcs automobiles, aéroports et autres affreux gratte-ciels.


Mais puisqu'il y a élection, il faudra bien qu'il y ait un vainqueur. Espérons donc que ça sera Monsieur John McCain, vieux con qui par son profil sera le plus à même de provoquer une flambée de l'anti-américanisme dans le Monde (car si c'est un des deux autres, les médias du capital diront que les américains sont gentils d'avoir élu un démocrate, et qui plus est qu'ils montrent l'exemple de la parité et/ou de la tolérance en élisant une femme ou un métis). Flambée de l'anti-américanisme qui permettra - je l'espère de tout mon coeur et plus encore - de nous rapprocher de la Chute de l'Empire et de la perspective de la construction d'un Monde Nouveau où tous les peuples seront respectés dans leur souveraineté, dans leur diversité culturelle, identitaire, linguistique,......et dans leur dignité.

 
McDonald's ou Burger King, j'aurai tout aussi bien pu dire Coca-Cola ou Pepsi. Voir même Sandwich au caca ou Poire à lavement :

par Julien B. publié dans : L'Empire du Mal
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Jeudi 8 mai 2008

Ce premier mai a été celui où, en Bolivie, on a assisté au paroxysme de la lutte des classes entre un bloc social des indigènes, paysans, travailleurs et pauvres des villes qui ont juré de défendre et d’approfondir le processus révolutionnaire dirigé par Evo Morales- le premier président indigène de l’Amérique latine- et le bloc colonial-bourgeois, qui appuyé par l’impérialisme étasunien, cherche à restaurer son pouvoir politique.

Mais le « jour des travailleurs » a été celui où se sont retrouvés le gouvernements socialiste et le peuple bolivien, unis aux autres gouvernements et peuples d’Amérique latine, devant « l’épreuve du feu », afin de bloquer une plus grande avancée des forces réactionnaires, et aboutir à l’échec d’une processus. Echec dont les conséquences sur le continent seraient complexes, suivant ce qu’il ressort d’une lecture de la dernière réflexion du dirigeant historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro.

 


« L’épreuve du feu » est pour les mouvements sociaux du vieux syndicalisme révolutionnaire rassemblé dans la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et les partis de gauche qui ne sont pas en situation de gouverner pour qu’ils ne répètent pas les erreurs stratégiques des décades 1970 et 1980 – face alors au gouvernements du militaire nationaliste et progressiste Juan Torres et celui du reformiste Hernan Siles respectivement- quand il n’ont pas identifié l’ennemi principal et qu’ils ont aplani le chemin du retour à la droite, mais aussi pour le gouvernement, le MAS et les mouvements sociaux indigènes et paysans qui ont la responsabilité d’impulser un grand rassemblement national et patriotique.


La présence du secrétaire exécutif de la COB, Pedro Montes, dans l’événement de la Place Murillo où Morales a nationalisé l’entreprise des Télécommunications (ENTEL), aux mains de la multinationale italienne Euro Telecom Internationale, et a approfondi le processus de nationalisation du pétrole, est un signal positif d’une alliance stratégique entre la totalité des classes défavorisée et le gouvernement.


Un point positif pour le futur


La confrontation de classe est hors de doute. De fait, la montée ultime de l’affrontement entre révolutions et contrerevolution, entre le futur et le passé, est apparu dans toute sa clarté entre août et décembre 2007, quand la pression des classes défavorisées a ouvert un passage, avec le plein appui du gouvernement, pour débloquer l’Assemblée constituante qui pendant un an avait été virtuellement paralysée par les forces de droite.


Si la situation bolivienne actuelle devait avoir un précédant ce serait ce moment de février et octobre 2003, quand un puissant soulèvement national et populaire a chassé le président Gonzalo Sánchez de Lozada, l’emblème du néolibéralisme, là l’épreuve du feu a permis de mesurer ce que la mobilisation que les pauvres des villes et des champ est capable de déployer pour battre, en un court moment, les plans de déstabilisation de la droite et de l’impérialisme.


Le bloc indigène –populaire, constitué dans les décades de résistance anticoloniale et anticapitaliste, est obligé, pour garantir sa présence et son pouvoir, à serrer les rangs autour d'un gouvernement qui en deux ans et quatre mois leur a donné plus qu’en 182 ans d’histoire républicaine les classes dominantes lui ont refusé : l’accès à la santé, à l’éducation, et aussi à la sécurité sociale.

 


Grâce à l’a solidarité révolutionnaire internationale de Cuba et du Venezuela, la Bolivie, avec sa population de 9 millions d’habitants, a reçu plus de 12 millions d’actes médicaux, ont été opérées plus de 250 mille personnes de la vue et plus de 12.000 personnes ont été sauvées de la mort, en plus d’avoir été arrachées à l’obscurité de l’analphabétisme plus de 515.000 hommes et femmes.


A ces conquêtes, dont seuls peuvent se rendre compte ceux qui vient dans un pays comme la Bolivie – le plus pauvre après Haïti en Amérique latine- ou le connaissent en profondeur, il faut encore ajouter la Rente de la Dignité, qui a bénéficié à plus de 700.000 anciens, et le Bon Juancito Pinto pour les enfants en âge d’aller à l’école jusqu’au septième grade et que le président Evo Morales a promis d’augmenter les prochaines années jusqu'au huitième grade.


Mais , la récupération par l’Etat de ENTEL, ce premier mai enjoint aux classes défavorisées face à un tel défi d’appuyer le gouvernement dans sa volonté de poursuivre la nationalisation des hydrocarbures, réalisées le premier mai 2006, à travers le contrôle majoritaire de quatre entreprises – Chaco, Andina, Transredes et CLHB- que le néolibéral Sánchez de Lozada avait livré aux transnationales .


Ils ne veulent pas partager, même pas le minimum


En face, les classes dominantes, qui se sont assuré dans les organisations civiques le soutien de leur débilité et aussi de partis inexistants, sont en pleine offensive, sous la bannière des autonomies, pour liquider toute possibilité de construire une société non capitaliste, "socialiste communautaire », comme l’a dit Evo Morales dans les nations Unies il y a peu.


La contre offensive contre le processus bolivien est dirigée par une bourgeoisie agroexportatrice située dans le département oriental de Santa cruz, à l’Est de La paz, et par un groupe réduit de famille, autour d’une quarantaine, qui concentrent plus de 75% de terre productives de ce département dans leurs mains.


La droite, qui ne reconnaît pas la théorie de la lutte des classes mais qui l’applique à la perfection, sent avoir en main la queue de la poêle et avance avec détermination, y compris jusqu’à la partition du pays, déjà elle sait comment aggraver la crise ou comment manœuvrer pour retourner les FFAA contre le gouvernement, et elle s’est refusé à entamer le dialogue que les autorités ont proposé sous toutes les formes possibles.


Les motivations contrerévolutionnaires de la débile et dépendante bourgeoisie constituent, comme on le voit, une totalité qui mêle les ambitions politico-symboliques aux intérêts économiques.


Dans un pays, où la constitution des classes sociales a été marquée par son fort contenu raciste, les classes dominante – blanches - se refusent à accepter que la Bolivie, un pays pour lequel ils éprouvent un sentiment patrimonial, soit conduit par un indien. Le refus de Evo Morales, est aussi sur le fond, le refus de la classe et de l’identité qu’elle porte.


Politiquement, le drapeau de l’autonomie, qui occulte les intentions cachées séparatistes cherche à faire approuver un état autonomiste qui s’attribuerait les compétences nationales pour les donner aux classes dominantes, qui se sont constituées historiquement par le centralisme étatique, il leur serait restitué le pouvoir politique qu’ils ont perdu partiellement depuis le moment où Morales a pris ses fonctions dans le Palacio Quemado.


Le gouvernement bolivien n’a pas refusé la demande de plus d’autonomie aux côté du pouvoir municipal qui existe déjà, et a été amplifié par l’Assemblée Constituante, pour les trois autres (régional, provincial et indigène), alors que le discours de l’opposition, amplifié par les moyens de communication, exacerbait le mensonge dans une espèce de guerre ou , comme dans toutes les guerres la première victime est la vérité.


Economiquement, la rachitique bourgeoisie bolivienne, voit avec préoccupation le processus de récupération étatique des ressources naturelles et les avancées que, à chaque fois contradictoirement, le président Morales fait avancer pour à la fois ré-impulser le rôle de l’Etat dans l’économie et asseoir les bases d’une économie communautaire qui se caractérise par le dépassement de l’aliénation du travail.


Le programme gouvernemental, qui s’est mis en place dans le peu de temps depuis l’arrivée de Morales au gouvernement et que l’on trouve décrit dans le texte constitutionnel approuvé à Oruro, reconnaît quatre types de propriétés : d’Etat, privée, communautaire et coopérative.


La Bourgeoisie installée en Bolivie, hautement dépendante du Capital transnational, n’est pas disposée à faire des concessions et se refuse y compris à admettre la possibilité de partager le pouvoir avec les classes défavorisées qu’elle exploite, comme toute bourgeoisie, pour se reproduire, mais qu’elle méprise aussi pour la couleur de sa peau et la nature de ses noms de famille.


Il ne faut pas être très soupçonneux pour se rendre compte que derrière cette offensive de classe, de dimensions internationales, on retrouve les Etats-Unis qui ne tolèrent pas la dignité et la souveraineté de « l’Indien Morales » a donné à son peuple, qui aujourd’hui est appelé à faire preuve de sa grandeur et de son esprit indomptable.


Hugo Moldiz, pour l’hebdomadaire La Epoca de Bolivia


Ca me fait penser que j'avais écouté une conférence de José Bové il y a quelques années (6-7 ans), il y avait plein de monde (c'était l'époque où Bové bénéficiait d'une certaine popularité) et à ses cotés il y avait Evo Morales. Personne ne le connaissait, à vrai dire tout le monde se foutait un peu de ce qu'il racontait et attendait avec impatience l'intervention de la "star" José Bové.


On ne pouvait imaginer qu'il serait 7 ans plus tard plongé dans une situation quasi-révolutionnaire pendant que le bobo altermondialiste anti-français sans-papieriste et féministe José Bové aura été jeté aux oubliettes ou plutot renvoyé dans sa ferme du Larzac (en supposant qu'il soit un vrai paysan ce dont on peut douter). Le "phénomène Bové" n'aura été qu'un feu de paille après qu'on ait pu croire l'espace d'un court instant qu'il était sincèrement anti-américain et anti-mondialiste, une sorte d'Astérix défendant le village gaulois contre l'Empire. Mais les illusions se sont rapidement dissipées, les mouches ont changé d'âne.


Une chose en revanche qui ne change pas avec le temps et l'espace, c'est la bourgeoisie : cette classe dangereuse et souvent antinationale est prête à tout pour garder ses privilèges, y compris aux pires crimes, actes de sabotage et autres référendums sécessionnistes illégaux. La bourgeoisie bolivienne ne déroge pas à la règle.


Pour faire face à l'antidémocratisme d'une bourgeoisie bolivienne pilotée par Washington, Evo Morales doit à tout prix radicaliser le processus révolutionnaire. L'éternel problème de ces leaders anti-impérialistes en Amérique latine est le manque de fermeté envers l'opposition. Si tu n'écrases pas la bourgeoisie, la bourgeoisie t'écrase. Mais Morales semble ne pas vouloir se laisser marcher sur les pieds, tant mieux. Ceci dit beaucoup (du moins certains) attendent le salut de l'Amérique latine et de son "socialisme" du XXIème siècle mais ils se font beaucoup d'illusions. Chavez est sympathique mais il n'y a pas l'ombre d'un dirigeant socialiste sur ce continent ( à part à Cuba bien entendu, mais là-bas les choses semblent changer en mal ces derniers temps). A vrai dire le salut viendra probablement d'aucun pays ni continent, je suis très pessimiste pour l'avenir de la planète et pour sa simple survie du fait de la pourriture naturelle de l'homme (ou du moins de sa mentalité pourrie sous un système capitaliste mondialisé).

par Julien B. publié dans : Amérique Latine
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Mercredi 7 mai 2008

Le Mouvement des Indigènes de la République dirigé par Houria Bouteldja organise demain (le 8 mai) une "marche contre la république raciste et coloniale", afin de "dénoncer les crimes coloniaux", de "célébrer la grande victoire du peuple vietnamien à Dien Bien Phû".


Jean-Marie Le Pen demande aux pouvoirs publics d’interdire une telle manifestation qui "blesse de façon si odieuse le sentiment national et les anciens combattants d’Indochine et de la Coloniale ignoblement insultés".


Qui a tort ? Qui a raison ? Bonne question ! En fait Houria Bouteldja comme Jean-Marie Le Pen ont tort, ou disons pour être plus sympa qu'ils n'ont chacun de leur coté que partiellement raison.


D'abord, comme je l'ai mille fois signalé, je suis avant tout un patriote et un souverainiste c'est à dire un farouche ennemi de toutes les formes d'impérialisme et d'internationalisme, un ami du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et des Nations libres et indépendantes.


Je suis toujours dans le camp des patriotes contre les impérialistes. Une victoire des patriotes de n'importe quel pays contre les impérialistes de n'importe quel pays est toujours une bonne nouvelle. Ma position a au moins le mérite d'être cohérente, en tout cas beaucoup plus cohérente que celle qui a souvent été défendue par des soi-disant "patriotes" français qui n'étaient en réalité rien d'autre que des vulgaires impérialistes internationalistes qui déniaient aux autres peuples le patriotisme qu'ils défendaient pour eux.


L'impérialisme est une trahison du patriotisme et du souverainisme. Il est impossible d'être à la fois impérialiste d'un coté et patriote et souverainiste de l'autre, c'est une pure imposture.


A partir de là, les défaites de l'impérialisme français au Vietnam ou en Algérie contre les patriotes vietnamiens et algériens ne peuvent que me réjouir car la France et les aventuriers coloniaux (souvent des bons bourgeois pas du tout représentatifs d'un vrai peuple de France qui n'a pas l'esprit aventurier mais casanier ce qui est une bonne chose) n'avaient évidemment rien à faire dans ces pays-là. Toute victoire du patriotisme sur l'impérialisme peut se fêter, ces célébrations ne sont donc vraiment pas choquantes. Toute demande d'interdiction est donc illégitime. Sur ce point, Houria Bouteldja est dans le juste.


En revanche, là où Le Pen a raison, c'est quand il dénonce ce "Mouvement des Indigènes de la République" qui est clairement raciste anti-français pour la simple raison qu'il rêverait de détruire la culture et l'identité de notre pays. Ces individus détestent tellement le peuple de France qu'il serait peut-être de salut public qu'ils retournent dans leur pays d'origine (l'Algérie dans le cas de la charmante mais méchante Houria) qu'ils chérissent tant.


En fait, le problème de Jean-Marie Le Pen et d'Houria Bouteldja, c'est qu'ils sont totalement incohérents.


D'un coté, Jean-Marie Le Pen défend fort justement l'identité de la France et donc l'idée d'une immigration zéro. Il est pour "la France aux français". Mais par ailleurs, il est contre le "Vietnam aux vietnamiens" ou "l'Algérie aux algériens" comme en atteste sa défense de la colonisation française dans ces pays.


A l'inverse, Houria Bouteldja qui souffre beaucoup dans notre horrible république raciste et coloniale défend fort justement l'idée d'un "Vietnam aux vietnamiens" et d'une "Algérie aux algériens". Mais par contre, elle est contre la "France aux français" comme en atteste son souhait de voir la France accueillir plein d'immigrés et sa haine des "souchiens".


Bien loin de ces incohérences, je suis de mon coté autant partisan de "La France aux français" que du "Vietnam au vietnamien" et de "l'Algérie aux algériens".

 

Pour une France française ! Pour une Algérie algérienne ! Pour un Vietnam vietnamien !

Mort à l'impérialisme et aux invasions sous toutes leurs formes !

Vive les Nations libres et indépendantes !

Vive les (vrais) patriotes français, vietnamiens et algériens !

Chacun dans son pays ! (*)


(*) Vous l'aurez compris, l'idéal pour moi aurait été qu'il n'y ait jamais eu de colonisation française en Afrique ou en Asie (tragique erreur) et aucune immigration en France (immigration qui est en grande partie la conséquence de la colonisation française, merci encore aux bourgeois colons aventuriers de nous faire payer les pots cassés !). Avec des gens comme moi, tout le monde serait resté sagement dans son pays depuis la nuit des temps et il n'y aurait jamais eu de guerres (je suis gentil).


Mais, les choses étant ce qu'elles sont et dans la mesure où il est impossible de remonter le temps, nous nous retrouvons en France avec une forte proportion de population d'origine immigrée. La première chose à faire est de mettre en place une politique d'immigration zéro, évidemment, mais quel comportement adopter vis-à-vis de la population française d'origine immigrée ?


La réponse est simple, ce sont les patriotes algériens du FLN qui nous la donnent. Dans un appel aux "européens d'Algérie" (ou aux algériens d'origine européenne) du 17 février 1960, on peut lire :


"L'Algérie est le patrimoine de tous. Si les patriotes algériens se refusent à être des hommes de seconde catégorie, s'ils se refusent à reconnaitre en vous des supercitoyens, par contre, ils sont prêts à vous considérer comme d'authentiques algériens. L'Algérie aux algériens, à tous les algériens, quelle que soit leur origine."


De la même manière, tous les français d'origine immigrée peuvent être des français à part entière avec les mêmes droits et mêmes devoirs que les autres s'ils le souhaitent. En revanche, s'ils ne se sentent pas français, ils peuvent (et même doivent, pour être cohérent) faire leurs valises et retrouver leur pays d'origine. A noter que certains "européens d'Algérie" qui se sentaient algériens sont restés en Algérie après l'indépendance et n'ont eu aucun problème. En revanche, ceux qui ne se sentaient pas algériens (et qui ne supportaient pas la perspective de vivre à égalité avec les musulmans), ultra-majoritaires, ont fait leurs valises et retrouvé leur pays d'origine.




DERNIERE MINUTE


Un communiqué "rigolo" de l'association "Egalité et Réconciliation" (à laquelle j'ai adhéré dans la mesure où je suis globalement en accord avec les 7 points de sa charte) :


Non au communautarisme des "Indigènes"


Orchestré et financé par le FLN algérien, le collectif des "Indigènes de la République", qui manifestera le jeudi 8 mai 2008 à Paris contre la "République raciste et coloniale", ne représente pas une vision constructive et salutaire pour les Français d'origine immigrée.


E&R soutient le Front National et, pour une fois, les Identitaires, dans leur condamnation de ce racisme qui ne dit pas son nom, du concours malsain des mémoires, de l'insulte aux anciens combattants et de toute tentative de récupération historique à des fins politiques.


Le feu vert donné par la préfecture de police de Paris au déroulement de cette manifestation démontre la complice passivité des autorités, mais il n'est plus permis de s'en étonner tant elles ont maintes fois fait preuve de leur hostilité à la Nation qu'elles sont censées représenter.


Vraiment "rigolo" ce communiqué donc qui explique (le plus sérieusement du monde) qu'être contre les impérialismes (y compris l'impérialisme français) et pour les Nations libres et indépendantes, c'est (je cite) "faire preuve d'hostilité à la Nation". Si vous ne connaissiez pas la différence entre le nationalisme agressif impérialiste (que semble défendre E&R d'après ce communiqué, je suis déçu) et le patriotisme souverainiste (que je défend), vous en avez là un magnifique exemple concret !

Non en fait je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer, surtout que ce communiqué entre en flagrante contradiction avec le point 3 de la Charte d'Egalité et Réconciliation.......


"Pour l'indépendance française et la coopération des Nations libres, contre les impérialismes"


Il y a bien écrit "contre les impérialismes" donc aussi contre l'impérialisme français, pas seulement contre l'impérialisme sioniste ou américain. Bref, il y a tromperie sur la marchandise !

 

......mais aussi avec le point 6 !

 

"Pour la liberté d'expression, contre la pensée unique"

 

Comment défendre la liberté d'expression tout en demandant l'interdiction d'une manifestation ?


Etre adhérent à une association ne veut pas dire être un béni oui-oui, un lécheur de bottes et dire "Amen" à tout. Souvenez-vous en si vous souhaitez un jour adhérer à un quelconque organisme. :)

par Julien B. publié dans : National
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Mardi 6 mai 2008

Le camarade Maximilien Robespierre a 250 ans ou plus exactement aurait 250 ans aujourd'hui si sa vie (et son corps) n'avait pas été écourtée par un tragique passage à la guillotine. Le Pôle de Renaissance Communiste en France rend hommage à celui qui fut le plus grand citoyen français de tous les temps.


Communiqué du Pole de Renaissance Communiste en France (PRCF)


Le 6 mai 1758, voici 250 ans, naissait à Arras, Maximilien Robespierre. Malgré la campagne de calomnie que la réaction n’a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la Révolution française, le plus grand événement progressiste de l’histoire mondiale depuis la révolte de Spartacus et avant la Révolution russe de 1917 conduite par Lénine, lequel a aujourd’hui l’honneur de partager avec Robespierre la haine revancharde de la contre-révolution et des renégats du communisme.

 


C’est Robespierre, ce grand lecteur de Rousseau et du Contrat social, qui affirma les conceptions démocratiques au début de la révolution contre l’idée d’un compromis « libéral » à l’anglaise entre la grande bourgeoisie et la monarchie. C’est lui qui, avec Saint-Just et le grand journaliste révolutionnaire Marat, fut le vrai fondateur de notre 1ère République, l’intraitable défenseur des Sans-culottes et du suffrage universel, l’ennemi acharné de l’esclavage colonial, l’inlassable animateur du combat de la France révolutionnaire contre la coalition monarchique et ses alliés, les aristocrates français émigrés à Coblence, et contre l’insurrection royaliste de Vendée. C’est Robespierre qui incarna, parmi les députés de la Montagne, l’orientation sociale de la Révolution avec ses projets sur l’instruction publique et sur le droit des pauvres aux « subsistances ». C’est lui en définitive qui avec Saint-Just, et Carnot son futur ennemi, fut le vrai vainqueur de l’Europe réactionnaire coalisée contre la France républicaine. C’est lui qui comprit que le gouvernement démocratique ne pouvait être solidement fondé sans l’implacable répression populaire des menées royalistes et girondines et sans l’alliance du Comité de salut public et de la démocratie jacobine et sans-culottes. C’est de Robespierre que nous avons hérité ce précieux héritage de la Révolution démocratique bourgeoise que sont les principes de souveraineté nationale et populaire, d’organisation communale, de République une et indivisible, de séparation de l’Etat et des cultes constitués (ce qui n’empêcha pas Robespierre de combattre les persécutions anti-religieuses des « déchristianisateurs »). Robespierre est mort en martyr de la révolution, abattu par un regroupement hétéroclite de politiciens corrompus et de dupes politiques, les Thermidoriens ; ceux-ci brisèrent l’élan populaire de la Révolution pour mettre en place une république bourgeoise anti-populaire qui allait se discréditer dans l’affairisme pour laisser rapidement place au despotisme militariste de Bonaparte.

 


Alors qu’elle doit le pouvoir aux grands Jacobins, la bourgeoisie et ses suiveurs sociaux-démocrates (il n’y a même pas une rue Robespierre, même pas une rue Marat à Paris sous la Municipalité de B. Delanoë associé au PCF !) n’ont jamais pardonné à Robespierre d’avoir pris appui sur les artisans, paysans et ouvriers sans crainte de faire du peuple travailleur un acteur autonome de l’histoire. Les historiens anti-robespierristes de la bourgeoisie savent en effet que c’est en prenant appui sur la mobilisation populaire autonome de la grande Révolution, en particulier sur celle de l’An II (93) que le mouvement ouvrier du 19ème siècle a pris son essor. Ils savent que Gracchus Babeuf, le premier fondateur du mouvement communiste en France, reconnut sa dette politique envers l’Incorruptible après s’être un moment mépris à son sujet au moment de Thermidor. C’est cela, et non les violences de la Terreur, -incontournable dans les conditions d’une lutte acharnée entre révolution et contre-révolution, que la bourgeoisie a toujours reproché à Robespierre. Sinon comment expliquer que le nom de Robespierre, dont le corps guillotiné fut jeté dans la chaux vive par les Thermidoriens, n’ait jamais été cité pour l’entrée au Panthéon alors que l’ultra-sanglant Napoléon Bonaparte et tant d’autres assassins de peuples, reposent dans le sanctuaire de l’actuelle « République » bourgeoise, devenue de plus en plus réactionnaire, anti-patriote, antisociale, anti-laïque, anti-jacobine et « européenne » ?

 


Quoi d’étonnant dans ces conditions si la France officielle de Sarkozy et de l’UMPS ne fait rien au contraire, pas plus que la direction « euroconstructive » du PCF, pour commémorer la naissance du fondateur de la France républicaine ? Sarkozy préfère célébrer La Fayette, le massacreur des ouvriers révolutionnaires en place de Grève, l’homme qui a déserté pendant les guerres révolutionnaires, celui qui en 1830, à l’issue des Trois Glorieuses, a brillamment manœuvré pour frustrer les ouvriers républicains de leur victoire sur le régime légitimiste de Charles X et faire proclamer le « roi bourgeois » Louis-Philippe. Le même Sarkozy de Nagy-Bocsa, avec son sbire idéologique Jacques Marseille, prépare en catimini la réhabilitation de Napoléon III, l’assassin de la Seconde République. Quant aux médias et aux institutions officiels comme le Grand Palais, ils ne cessent de s’épancher sur Marie-Antoinette, « l’Autrichienne » exécrée du peuple parisien, qui transmettait les positions de l’armée française aux généraux de l’armée ennemie ! A chaque classe sociale ses « femmes historiques » et ses « grands hommes » ; comme le chante J. Ferrat dans « Ma France », la France des travailleurs « répond toujours du nom de Robespierre », comme elle défend la mémoire diabolisée des Thorez, Frachon et autres Duclos.

 


Mais en ce triste anniversaire du 6 mai 2007, où l’arrogant proconsul du MEDEF, de Bush et de Bruxelles s’enroule dans le drapeau tricolore pour « rompre » avec l’héritage démocratique de 68 (fortes augmentations de salaires, droit syndical…), de 45 (retraites, sécu, nationalisations, statuts, droit du travail, école démocratique, CNRS, tout cela mis en place par les ministres et administrateurs communistes Thorez, Croizat, Billoux, Tillon, M. Paul, Grenier, Wallon, Joliot…), de 36 (40 heures, hausses de salaires, congés payés) et même de 89-93 (souveraineté nationale détruite par l’euro-constitution bis, régionalisation de la République, violations répétées par Sarkozy de la loi laïque de 1905, démontage de l’Education nationale, alignement militaire de la France sur l’Empire US…), il est une raison de plus de célébrer l’œuvre de Robespierre. N’est-ce pas lui qui nous a appris, après Rousseau et avant la Commune de Paris, que les élus doivent en permanence des comptes au peuple, et non le peuple aux élus qui le trahissent ? N’est-ce pas lui qui fit inscrire dans la Constitution de 1793 qui fondait la 1ère République, cette phrase qui cingle toujours au visage les apprentis-tyrans et qui guide toujours les vrais républicains :

« quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 


Vive la République sociale, souveraine et indivisible ! Honneur à Robespierre, à Marat et au peuple « sans-culottes » !

A l’action tous ensemble contre Sarkozy et ses complices de la social-eurocratie qui détruisent l’héritage républicain de la France pour construire la nouvelle Sainte-Alliance de Maastricht et de l’impérialisme américain !

 

 


Pas d'accord sur tout (par exemple la croyance béate en la démocratie et en la république) mais il est clair que Robespierre était le seul à être capable de donner une orientation positive à la Révolution française. Aujourd'hui, quand on voit où nous a mené le pouvoir de la bourgeoisie et plus encore où il va nous mener dans un futur proche, on en viendrait presque à regretter le roi.

par Julien B. publié dans : National
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Lundi 5 mai 2008


Dans la série "jouons un peu", une question sympa et pas très sérieuse (faut bien s'amuser parfois) : "Préférez-vous Staline ou Napoléon ?"


Staline, plus noir que le diable ? Après avoir été considéré comme le plus grand dirigeant de tous les temps non seulement par les communistes mais aussi bien au-dela, Staline est aujourd'hui considéré par (presque) tout le monde (de l'extrème-gauche à l'extrème-droite en passant par les extrèmes-mous) - y compris par ceux qui jadis l'adulaient - comme le pire dirigeant que la Terre n'a jamais porté. Tout le monde condamne Staline (en tout cas en France) et aucun autre dirigeant historique ne bénéficie d'une dénonciation aussi unanime.


Hier tout blanc, aujourd'hui tout noir : voila à quoi peut se résumer le "traitement historique" hautement rigoureux et nullement propagandiste de l'oeuvre de Staline.


Face à cela, il semble inutile de lutter et il faudrait donc se ranger à la pensée unique sous peine d'être renvoyé à la folie ou à la barbarie, d'être totalement discrédité jusqu'au dernier jour de notre existence. En tant que subversif (vrai subversif, pas un subversif à 2 francs ou 30 centimes d'euros), je refuse pareil diktat.

 

Je ne sais pas si certains se souviennent mais il n'y a pas si longtemps, Thierry Ardisson dans ses émissions à la con demandait régulièrement à ses invités s'ils préféraient Staline ou Hitler. Evidemment les bobos - qui étaient incapables de faire preuve de courage au moins une fois dans leur vie en avouant qu'ils préféraient Hitler (car il est évident que le nazi bourgeois Hitler eut été un bien meilleur défenseur de leurs intérêts de classe que Staline le bolchevik) - répondaient : joker, aucun des deux.


Voyons plus loin qu'Ardicon et essayons au hasard une autre comparaison en posant la question : "Préférez-vous Staline ou Napoléon ?"


Staline est donc totalement diabolisé en Occident et en particulier en France mais il est en revanche largement "réhabilité" en Russie (c'est ainsi que Vladimir Poutine a diffusé un bouquin scolaire qui dit que Staline fut un grand dirigeant et que les purges furent nécessaires).


A l'inverse, Napoléon est considéré comme un grand personnage, que dis-je un héros national par les médias mais aussi par de nombreux politiciens comme Sarkozy, des faux historiens comme Max Gallo ou encore par des journalistes comme le bobo du Figaro Eric Zemmour (ces 3 minables ne ratent par ailleurs jamais une occasion d'insulter Staline ! la jalousie sans doute).


Petite parenthèse avant d'entrer dans le vif du sujet (c'est à dire la comparaison Staline-Napoléon), il faut signaler qu'il y a à l'origine de cette critique unanime de Staline des forts relents nauséabonds de racisme ce que je ne peux accepter en tant qu'anti-raciste.


En effet il faut savoir que les insultes contre Staline étaient d'abord le fait de ce chien galeux, cette hyène dactylographe, cette vipère lubrique,.....de Trotski qui ne supportait pas de voir qu'un modeste fils de prolo, qu'un sale caucasien (les caucasiens étaient à l'époque considérés comme des citoyens de seconde zone, c'est un peu encore le cas aujourd'hui en Russie), qu'un "satrape oriental" (insulte raciste reprise par les anglo-américains) le domine dans tous les domaines, lui le fils de riches issu de la bonne société et de la "race des Seigneurs".


Les insultes de Trotski contre Staline étaient totalement irrationnelles car sur bien des sujets(heureusement pas sur tous !), Staline s'est contenté de reprendre les idées de Trotski.


Au Xème Congrès du Parti bolchevik de 1922, Trotski proposait ainsi : le communisme de guerre, l'absorption des syndicats par l'Etat, la centralisation bureaucratique, la militarisation du travail.


Or 10 ans plus tard, en 1932, Staline fut obligé de reprendre en partie le programme de Trotski à son compte pour achever la double tâche : la révolution industrielle et paysanne. C'est ainsi qu'il dira en cette même année 1932 :


"Ralentir le pas, c'est rester en arrière. Ceux qui restent en arrière sont battus. Nous ne voulons pas être battus. Nous ne le voulons pas. La Russie a été battue par les khans mongols, elle a été battue par les beys turcs, elle a été battue par les Seigneurs suédois. Elle a été battue par les pans polonais et lithuaniens, elle a été battue par les barons japonais, par les capitalistes anglo-français. Elle a été battue par tout le monde pour son retard......on la battait parce que cela rapportait, et qu'on pouvait le faire impunément. Rappelez-vous les paroles du poète d'avant la révolution : "Tu es pauvre et tu es riche, tu es vigoureuse et tu es faible, petite mère Russie......". Dans le passé, nous n'avions pas, nous ne pouvions pas avoir de patrie. Nous avons cinquante ou cent ans de retard sur les pays avancés........Nous devons parcourir cette distance en dix ans. Si nous ne le faisons pas, nous serons écrasés".


On sait ce qu'il adviendra 10 ans (ou plutot 9 ans) plus tard.


Si on ajoute à ce tableau que Trotski était une merde impérialiste qui voulait imposer ses idées à la con par la guerre et la violence (comme les présidents des Etats-Unis, Hitler, Napoléon,.....) avec sa folle révolution mondiale, si on ajoute pour finir que Trotski avait une sale gueule et qu'il avait l'air sévère avec ses petites lunettes là où Staline avait plutot une bonne tête sympathique, vous saurez que mon choix est vite fait.


Fin de la parenthèse sur le salopard Trotski, revenons au match Staline-Napoléon.

 

Question : Préférez-vous Staline ou Napoléon ?


Ma réponse : Staline


Mon explication :


-là où Napoléon a laissé la France plus faible et plus petite que jamais à la fin de son règne, Staline a laissé une Russie surpuissante (deuxième superpuissance mondiale) et respectée alors qu'elle était faible, humiliée, ridiculisée par l'Occident, arriérée à sa prise de fonction. Napoléon est certainement le dirigeant français qui a le plus affaibli notre nation au niveau international, Staline est à l'inverse le dirigeant "russe" qui a permis à son pays d'atteindre l'apogée de sa puissance (qu'elle n'atteindra d'ailleurs plus jamais à l'avenir)



-là où Napoléon a mis l'Europe à feu et à sang, Staline a à l'inverse vaincu celui qui au XXème siècle a mis l'Europe à feu et à sang à son tour : Adolf Hitler, qui peut être qualifié de "Napoléon du XXème siècle" en considérant ce seul aspect des choses (je dis bien "en considérant ce seul aspect des choses", je ne suis pas Stéphane Courtois ou Thierry Ardisson pour renvoyer des dirigeants dos à dos et dire une absurdité du genre "Hitler = Napoléon"). Staline a également empêché Trotski de prendre le pouvoir en URSS, ce qui est heureux quand on sait que Trotski comme Napoléon ou Hitler était donc un impérialiste qui voulait imposer par la force ses idées à la con au Monde entier en piétinant la souveraineté nationale de chacun (ce que je ne peux accepter en tant que souverainiste).



-là où Napoléon était issu d'une famille de gros bourgeois (d'ailleurs il placera des membres de sa famille dans toutes les fonctions les plus prestigieuses, vive le népotisme), Staline était un fils de prolo, issu d'une longue lignée de serfs, issu des profondeurs des profondeurs du peuple géorgien.



-là où Napoléon était nul en affaires - ce qui l'a conduit à vendre la Louisiane aux Etats-Unis pour une bouchée de pain et à faciliter la formation de l'Empire américain - Staline était plutot doué : c'est ainsi qu'il a sereinement annulé la dette de la Russie tsariste que les capitalistes français et anglais osaient honteusement lui réclamer.


Pour le reste, sachant que les deux dictateurs ont un bilan au niveau des crimes qui leurs sont directement imputables à peu près équivalent (qui se répartissent pour Staline entre le million 300 mille morts du goulag et les 800 000 condamnations à mort et pour Napoléon entre l'esclavage, les guerres, les femmes et enfants dévorés vivants par des chiens,......) - et ceci malgrè que Staline a dirigé un pays de 160 millions d'habitants pendant un peu moins de 30 ans et Napoléon seulement un pays de 30 millions d'habitants pendant un peu plus de 10 ans - vous comprendrez aisément la logique de mon choix.


Conclusion


Au regard de ma brillante (pour ne pas dire géniale) démonstration, on peut être pour le moins surpris de constater que les ordures comme l'agent américain Sarkozy, le cacadémicien Max Gallo ou le bobo du Figaro Eric Zemmour puissent hurler librement leur admiration pour Napoléon tout en étant considérés comme des gentils, des modérés, des démocrates, des républicains, des donneurs de leçons,.......alors qu'à l'inverse toute personne qui (comme moi) ne manifeste même pas de l'admiration pour Staline mais tout juste du respect pour l'homme de la victoire sur le nazisme bourgeois d'Hitler est renvoyée à la folie et insultée, calomniée,.......


Que les choses soient claires, ça ne me dérange absolument pas que des personnes admirent Napoléon, il avait sans doute ses bons cotés (en cherchant bien) et je suis tolérant (contrairement aux enculés Sarkozy-Gallo-Zemmour) donc j'accepte de considérer qu'il soit possible de voir l'histoire de manière différente dans la mesure où l'histoire est une science humaine et que son traitement par définition ne peut pas être objectif (ceux qui disent le contraire sont des menteurs qui veulent faire passer leurs idées sans l'air d'y toucher)......


Par contre je n'accepte pas que les bourgeois bien-pensants (comme ceux deja cités mais aussi bien d'autres) aient le droit de défendre tous ceux qui sont dans leur camp - peu importe leurs actes - et interdisent par la méthode du terrorisme intellectuel de manifester du respect pour un dirigeant d'opposition dont le bilan est pourtant moins mauvais.


C'est d'ailleurs par peur d'être diabolisés, d'être discrédités aux yeux des moutons bien-pensants, des cons,......que les "communistes français" d'aujourd'hui font preuve d'une lacheté incroyable sur la question de Staline (et plus largement sur l'URSS) en acceptant systématiquement toutes les critiques (même les plus infondées), toutes les insultes (même les plus immondes) et en allant jusqu'à claironner que Staline était pire que Napoléon ou Hitler.


Face au totalitarisme de la pensée unique, je me retrouve obligé d'être plus communiste que les communistes en rétablissant une vérité toute simple :

 

Le bilan de Staline est meilleur que celui de Napoléon


Face au totalitarisme de la pensée unique, je demande - en forme d'hommage et de subversion - que chacun affiche un portrait de l'Oncle Jo dans sa demeure. Sans Staline, nous ne serions pas là aujourd'hui et ça sera toujours plus joli que les posters de pétasses chanteuses style Britney Spears, Jennifer, Lorie, Nolwenn,......ou des fiottes footballeuses genre Ronaldinho, Cristiano Ronaldo, Didier Drogba,........Tant qu'à faire dans le culte de la personnalité, autant faire le culte d'un génie plutot que celui de bouffons milliardaires !


PS : je précise qu'il y a sur le dernier paragraphe une pointe d'ironie, inutile de monter sur ses grands chevaux. :)

par Julien B. publié dans : Russie / Europe de l'Est
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Dimanche 4 mai 2008



François Fillon - Premier Ministre "français" - prone une alliance solide entre la France et les Etats-Unis devant l'American Jewish Committee (AJC), l'une des principales organisations de défense de la communauté juive américaine dont il est l'invité d'honneur.


Et cerise sur le gateau, l'élégant Fillon - par ailleurs marié à une anglaise (*) (comme pour son chef Sarkozy, la haine du peuple de France se retouve jusque dans le choix de l'épouse !) - s'exprime en anglais. Qu'un représentant officiel de la France s'exprime publiquement en anglais aurait été impensable il y a quelques années encore, aujourd'hui c'est considéré comme moderne et normal (nombre de connards de "français" modernes et branchés vont jusqu'à reprocher à Fillon de ne pas parler assez bien anglais et d'avoir un accent trop français !) !



Il faut balayer les agents de l'Empire et défendre l'indépendance de notre Nation, notre peuple et notre langue !
 


La France ne sera pas le 51ème Etat des Etats-Unis !


Mort à l'Anti-France et aux collabos !

 
(*) Madame Pénélope Fillon a souvent clairement exprimé son racisme d'anglo-saxonne arrogante contre le peuple de France. Dans une interview au Sunday Times, l'épouse britannique de François Fillon a ainsi déclaré :

"L'état d'esprit des Français est tellement différent de celui des Britanniques. C'est une des raisons pour lesquelles il est si difficile de changer les choses ici. Les français s'accrochent à leurs idées, même quand tout montre qu'elles ne marchent pas. Ils préfèrent coller à leurs approches idéologiques. Les Français sont agaçants à force d'être agacés. Même les Français sont irrités par eux-mêmes. Il faut l'accepter mais ça reste irritant".

Encore une étrangère à expulser, en compagnie de son époux évidemment (je ne veux pas qu'on m'accuse d'être un briseur de couples !).




Le fascisme anglo-américain ne passera pas !

par Julien B. publié dans : Les Envahisseurs
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Samedi 3 mai 2008

Quand l'Académie française condamne les féminisations absurdes particulièrement utilisées par des faillots qui veulent prouver leur progressisme, leur modernité, leur amour des femmes, leur lutte contre le patriarcat oppressif et les "machos hommes préhistoriques",........mais qui au final n'exposent que leur ignorance et leur profonde méconnaissance de la langue française.


"L’application ou la libre interprétation de « règles » de féminisation édictées, de façon souvent arbitraire, par certains organismes français ou francophones, a favorisé l’apparition de nombreux barbarismes.


Il convient tout d’abord de rappeler que les seuls féminins français en -eure (prieure, supérieure...) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en -or. Aussi faut-il éviter absolument des néologismes tels que professeure, ingénieure, auteure, docteure, proviseure, procureure, rapporteure, réviseure, etc. Certaines formes, parfois rencontrées, sont d’autant plus absurdes que les féminins réguliers correspondants sont parfaitement attestés. Ainsi chercheure à la place de chercheuse, instituteure à la place d’institutrice. On se gardera de même d’user de néologismes comme agente, cheffe, maîtresse de conférences, écrivaine, autrice... L’oreille autant que l’intelligence grammaticale devraient prévenir contre de telles aberrations lexicales.


Enfin, seul le genre masculin, qui est le genre non marqué (il a en effet la capacité de représenter les éléments relevant de l’un et de l’autre genre), peut traduire la nature indifférenciée des titres, grades, dignités et fonctions. Les termes chevalière, officière (de tel ordre), députée, sénatrice, etc., ne doivent pas être employés."


par Julien B. publié dans : Femmes, je vous aime
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Mercredi 30 avril 2008

Dans une précédente note, j'avais dis qu'aucun athlète ne s'était prononcé contre le port du badge "Pour un monde meilleur" (au départ une idée de David Douillet, Romain Mesnil et autres blaireaux) lors des Jeux Olympiques de Pékin. C'est désormais chose faite avec Eunice Barber.


La quintuple médaillée mondiale (en saut en longueur et heptathlon) a ainsi déclaré :


"Je suis contre le boycott, le badge. Contre tout. Ce ne sont pas les affaires des athlètes. Il faut boycotter quand on signe des contrats de millions d'euros pour le business. J'ai un avis dur là-dessus, je ne porterai pas le badge. Humanitairement, ce n'est pas la France qui va donner des leçons à la Chine. Il y a tellement de +Noirs et d'Arabes+ qui se font +incendier+ en France. Là, les humanitaires ne se lèvent pas",

 

Evidemment, pour mieux faire passer son propos, elle y est allée de sa parole bien-pensante sur les "noirs et les arabes qui se font incendier en France" alors que la France est certainement l'un des pays du globe qui traite le mieux ses citoyens d'origine étrangère (qu'ils soient noirs, arabes ou autres).


Elle aurait pu se contenter de dire que les messages à caractère politique (donc ce stupide badge) n'avaient rien à faire dans une enceinte sportive, que la France comme tous les pays du Monde n'a en effet aucune leçon à donner à la Chine en ce qui concerne ses affaires de politique intérieure au nom du respect des principes de souveraineté nationale et de non-ingérence reconnus par le droit international. Mais non, il a fallu qu'elle se lance dans une délirante diatribe anti-française........


Elle ne s'arrête pas en si bon chemin :


"Pourquoi avez-vous donné (les JO) à la Chine ? C'est ça la question. Les Chinois, je les admire d'un autre côté. Ils sont en train de se développer. J'aimerais que les Noirs (les Africains) soient un peu comme les Chinois, qu'ils se développent, qu'ils achètent tout ce qu'ils peuvent acheter. Ils ne font que du business. C'est ainsi qu'on respecte les gens et les Chinois on les respecte car économiquement ils sont bien. J'ai envie qu'on leur donne leur chance",

 

D'abord elle a tout à fait raison sur un point : il n'y a eu aucun appel au boycott direct des JO de Pékin car bien que la Chine soit officiellement communiste, elle suit une voie économique purement capitaliste. A l'inverse, nombre de pays occidentaux (mais pas tous, il me semble que la France avait participé mais je ne peux le certifier) avaient boycotté les JO de Moscou en 1980 car l'URSS restait encore à cette époque un pays socialiste productiviste.

 

Elle a également compris qu'à partir du moment où un pays est riche et puissant, il devient respecté sur la scène internationale. Même chose à l'intérieur de chaque pays : si t'es riche, t'es respecté, t'as réussi ta vie,.....et autres balivernes du genre. Par contre, si t'as pas de pognon, t'es rien, t'es un raté, t'es une bouche inutile,......bref dans notre monde capitaliste moderne, la pauvreté est davantage stigmatisée que la couleur de peau ou la religion. Comme je l'avais deja expliqué, le grand danger d'aujourd'hui est le racisme anti-pauvre et le fascisme du fric.


Le problème, c'est que la bourgeoise capitaliste Eunice Barber tire de ce constat assez simple qu'il faut que les pays africains et tous les hommes rationnels n'aient plus que pour objectif de faire de l'argent, de consommer, de faire du business, de "réussir"......c'est à dire de partager comme elle des valeurs capitalistes et américaines.


En fait, comme la plupart des ressortissants des "pays du tiers-monde", Eunice Barber nourrit une relation paradoxale à l'Occident. Un mélange d'amour et de haine : d'un coté elle déteste les pays occidentaux dont la France dans leur version impérialiste parce qu'ils ont colonisé l'Afrique (ce qui est compréhensible) mais d'un autre coté elle admire le modèle économique capitaliste occidental basé notamment sur la consommation de masse et l'exploitation intensive des ressources naturelles en espérant que les pays africains comme la Chine le suivent......sans comprendre que ce modèle n'est que le résultat de l'actuelle colonisation occidentale du Monde et qu'il n'aurait jamais pu exister sans l'ancienne colonisation occidentale du Monde (le capitalisme s'est en effet développé en Europe et aux USA à partir du pillage de l'or des indiens et de la traite des noirs).


Il n'est au final pas surprenant qu'Eunice Barber ait décidé d'abandonner la nationalité sierra-léonaise pour adopter la nationalité française. Car pour que le système occidental de pillage des cerveaux et de main d'oeuvre (pour accroitre les profits) ou de pilage des sportifs (pour accroitre le nombre de médailles aux JO) fonctionne, il faut bien entendu l'accord des personnes pillées à leur pays d'origine. Et cet accord est facile à obtenir car ces personnes ne rêvent que de capitalisme. Parenthèse, il est dès lors particulièrement risible de voir les mouvements "communistes" et "révolutionnaires" (type L"CR", P"CF" et autres idiots utiles) considérer les français d'origine immigrée comme la principale classe révolutionnaire car ils ont au contraire en moyenne (en moyenne, il ne s'agit pas de généraliser) une mentalité encore plus capitaliste, libérale et individualiste que les français de souche.


Bref, d'un constat juste, Eunice Barber tire une conclusion mauvaise. Au lieu de détester l'Occident et notamment la France tout en admirant le modèle économique capitaliste occidental, elle devrait respecter une France qui serait débarrassée de toute prétention impérialiste et qui ne songerait qu'à défendre sa culture et son identité (car de la mêrme façon que les pays d'Afrique sont majoritairement des pays noirs comme elle l'admet et doivent veiller à le rester, la France est majoritairement un pays blanc et doit également veiller à le rester) et combattre un modèle économique capitaliste occidental qui va mener le Monde dans son ensemble à la catastrophe. Pourquoi à la catastrophe ? Vous le découvrirez bien assez tôt chers camarades car j'aurai l'occasion d'en reparler plus longuement dans un prochain billet.

par Julien B. publié dans : National
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Mardi 29 avril 2008

Pour le droit au blasphème


Monsieur Le Pen a tort, la chambre à Gaz n'est pas un détail. Monsieur Le Pen a profondément tort, la chambre à gaz est tout sauf un point de détail, c'est même aujourd'hui, plus qu'hier encore, la religion, le dogme autour duquel tourne toute l'époque contemporaine. Dans l'ordre du sacrifice fondateur, la chambre à gaz a remplacé la croix du christ.


Pourtant, ou justement pour ça, au nom du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix.


Que ce soit celle d'hier ou d'aujourd'hui, le citoyen libre se doit de lutter contre toutes les inquisitions et leurs cortèges sanglants de bûchers et d'abjurations. Nous, européens, n'avons pas mis trois siècles à nous émanciper du pouvoir temporel du Pape pour en arriver là !


Aujourd'hui, dans ce climat de judéomanie délirante - une judéomanie délirante et suspecte qui tient plus de l'esprit de la Collaboration que du combat pour le bien et l'amour des hommes - plus les souffrances de la guerre s'éloignent, plus c'est la seconde guerre mondiale toute entière qui devient un détail de la chambre à gaz !


50 millions de morts, russes, communistes, polonais, anglais, américains, civils, résistants, japonais et mêmes allemands et, parmi eux, 500 mille morts Français, ce n'est presque plus rien face à la chambre à gaz, ou aux 28 mille enfants juifs que certains voudraient faire assumer pour l'éternité aux écoliers de France innocents.


Dans ma famille de Résistants savoyards où la guerre nous a coûté six morts et la ruine - comme elle coûta son père au petit Jean-Marie -, nous avons nous aussi sauvé des vies ; seulement c'était des Espagnols. Il faut dire qu'en ce temps là si on sauvait des juifs, on ne le faisait pas pour sauver le peuple élu mais pour sauver des êtres humains tout court, menacés par la méchanceté et la violence des hommes... À l'époque, on ignorait que 60 ans plus tard ne seraient plus comptabilisés que les sauvés marqués d'une étoile, et que sur le marché des Justes, ça ne vaudrait plus rien les Espagnols !


De vous à moi, combien cette relecture de la seconde guerre mondiale, cette réécriture théo-différentialiste, à la limite de l'inégalité raciale, va-t-elle encore durer ?


Combien de temps encore la Mémoire va-t-elle empêcher l'Histoire ?


Au moment du Darfour, de la Palestine, de l'Irak, du Tibet... n'y a-t-il pas d'autres combats à mener pour le salut des hommes ? De massacres, de génocides, d'ethnocides à condamner, à empêcher ?


Au moment où la montée en puissance de l'Inde et de la Chine est sur le point de remettre en cause le leadership de notre confortable et dominateur monde post-méditerranéen, les querelles intra-monothéistes sont-elle vraiment notre priorité ?


Qui aura le courage de dire, dans cet inquiétant climat de lynchage pour une petite phrase réitérée dans un obscur follicule breton, que le problème ce n'est pas le détail de Jean-Marie Le Pen. Une petite phrase plus taquine que méchante qui lui a déjà coûté 120 briques (et à ce prix là, on peut comprendre que le peu dispendieux Le Pen ait envie de l'utiliser deux fois). Une petite phrase inattaquable - dois-je le rappeler ? - aux Etats unis d'Amérique, qui ne sont pourtant pas le pays de l'antisémitisme, parce que là-bas le 1er amendement garantit à tous, et pas seulement à Finkielkraut et ses sorties sur les « antillais qui filent un mauvais coton » ou « l'équipe de France black-black-black qui serait la risée de l'Europe », la liberté de pensée et d'opinion...


Qui aura le courage, à l'heure où même ses supposés proches : identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré, de dire que le problème ce n'est pas le « détail » mais la loi Gayssot ?


Cette loi d'exception contraire à tous les principes démocratiques et républicains, de l'aveu même de tous les politiques et historiens qui comptent, de Simone Veil à feux Vidal-Naquet...


Une loi d'exception qui, en instituant par le délit l'Histoire officielle, interdit toute recherche historique et l'Histoire. Dubito ergo sum res cogitans... Nous savons pourtant bien, dans ce pays qui vit naître Descartes, qu'en interdisant le doute, c'est la pensée qu'on interdit. Loi inique, de surcroît fratricide, puisqu'en inaugurant la concurrence des mémoires - et par la jurisprudence dont se réclament déjà les arméniens, les africains, les maghrébins, en attendant les vendéens et les gays... -, elle incite au communautarisme victimaire généralisé, tuant la fraternité française et son universalisme républicain...


Trois siècles de haute philosophie, deux siècles de sécularisation du religieux et un siècle de séparation des Eglises et de l'Etat pour en arriver là ? À ce retour en douce d'une Inquisition qui ne dit pas son nom ? Qui criminalise la dissidence, l'insoumission, le relativisme, le décalage, l'ironie... obligeant le rebelle à l'abjuration sous peine de ruine et de prison ?


Devant l'ignoble lynchage des bien pensants et les discrets lâchages, moi le libre penseur, pour rester du côté des opprimés et des faibles dont le sort change avec l'Histoire, j'affirme mon soutien à Le Pen le relaps ; relaps comme Jeanne d'Arc et Giordano Bruno... Par principe, au nom du droit à la liberté jusqu'à la mal-pensance, au nom du petit doigt d'honneur levé devant les puissants botteurs de dèrches et ses cohortes de lèches culs, de faux culs, j'affirme mon soutien à l'insoumis.


Car ma peur, ma vraie peur, ce ne sont pas les provocations ou les lubies d'un vieil homme, mais la peur bien plus grande de voir ce pays sombrer chaque jour plus bas dans l'obscurantisme totalitaire.


Un pays de soi-disant culture et de liberté où la horde des veules, faux courageux, vrais tartuffes et autres pétaino-gaullistes éternellement dans le sens du vent se réjouissent déjà, à l'unisson, au nom bien sur de la démocratie du bon et du bien, que le pays de Voltaire se promette de jeter demain en prison un vieux monsieur de 80 ans parce qu'il refuse de se dédire, parce que têtu jusqu'à la déraison, il refuse de baisser la tête et de faire comme un chien, à coups de pieds au cul comme eux tous, là où on lui dit de faire...


En tant qu'intellectuel français dissident, moi, Alain Soral, qui ne bénéficie même pas des soutiens d'un Soljenitsyne du temps de sa splendeur dans le Vermont (va savoir pourquoi ça s'est gâté depuis), par ce simple texte, je réclame haut et fort, face aux désapprobations tonitruantes et aux silences gênés, le droit au blasphème pour tous, pas seulement pour Houellebecq ou Philippe Val de Charlie Hebdo...


Et, au nom de ce droit sacré en terre laïque, malgré tout ce qui nous sépare : âge, parcours, origine politique..., je veux rendre hommage à un grand résistant. Pas un rentier de la Résistance à francisque. Un résistant à cette démocratie totalitaire qui tue la liberté, l'esprit d'indépendance, le sens de l'honneur et de la fidélité. Un résistant à cette République qui, à coup de devoir de mémoire forcé, de repentance obligatoire et autres criminalisations des automobilistes et des fumeurs, transforme peu à peu l'esprit français en catéchisme et le peuple français en bétail.


C'est, en somme, parce que je sais que l'affaire du détail est tout sauf un détail, que je réclame, pour Jean-Marie Le Pen, le droit de se tromper et le droit au détail !


Vive la France libre !


Alain SORAL

 

 

Quelques sérieux désaccords avec ce texte mais c'est un point de vue intéressant.

Mon avis sur cette affaire :


Je ne suis pas lepéniste même s'il peut m'arriver de voter Le Pen par exemple en 2007 car c'était le moins mauvais des gros candidats (et même s'il y avait un petit candidat qui était peut-être légèrement plus proche de mes idées - Gérard Schivardi - et que j'aurai également pu ne pas voter car je ne crois pas du tout à la pertinence de notre système électoral).


Je ne suis pas du tout nostalgique du régime nazi et bourgeois d'Adolf Hitler (bourgeois car Hitler a décidé dès le début des années 30 de marginaliser et de décimer l'aile gauche anti-capitaliste de son parti - menée par les frères Strasser - et de se lancer dans un antisémitisme et antibolchevisme hystérique pour obtenir le soutien d'une partie de la grande bourgeoisie, soutien qui lui était indispensable pour accéder au pouvoir). Etant plutot pro-soviétique et si j'avais vécu à l'époque de la seconde guerre, j'aurai été dans le camp de l'Armée Rouge - qui a par exemple libéré le camp d'Auschwitz - contre les Waffen-SS.


J'ai beaucoup de respect et d'amitié pour le peuple juif qui a donné beaucoup de grands hommes à l'humanité, qui a souvent été persécuté, martyrisé et qui méritait d'avoir un Etat à lui ce qui fut chose faite avec la création d'Israel (Etat que la grande URSS fut l'une des premières à reconnaitre).......Un Etat d'Israel qui est par ailleurs condamnable dans la politique de colonisation qu'il mène actuellement en Palestine (je ne veux pas être accusé de cautionner les actes de Tsahal en dehors d'Israel).


L'antisémitisme (qui consiste en gros à voir des juifs partout) - comme du reste tous les racismes - m'insupporte. Et en parallèle ceux qui voyent de l'antisémitisme et du racisme partout me fatiguent également.


Ces mises au point nécessaires étant faites (faut toujours se justifier un minimum au cas où un bien-pensant passe par hasard), je dois dire que j'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant dans ce que dit Le Pen : c'est bien un détail de l'Histoire. Un détail tragique, comme la traite des noirs fut un détail tragique, idem pour l'extermination des amérindiens et tous les évènements qui ont émaillé l'Histoire de la Préhistoire à nos jours. Tout est détail dans l'Histoire.


Je suis dès lors sidéré quand je vois une nouvelle fois la réaction hystérique des flics bien-pensants épaulés par les "putes identitaires" qui semblent avoir éteint leur cerveau depuis longtemps au regard de leur cruel manque de tolérance, d'ouverture d'esprit et de capacité d'analyse.

 


 

 

par Julien B. publié dans : Front National
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