Editorial de l'Union Populaire Républicaine :
A l'occasion de la Journée de l'Europe, l'ancien président portugais Mário Soares met les pieds dans le plat : L'Europe est une catastrophe.
Dans le journal portugais Diário de Noticias, repris par le magazine français Courrier International dans un article intitulé "La paralysie de l'Union Européenne", l'ancien Président de la République portugaise, Mário Soares, tire un bilan plus que désabusé de la construction européenne : "L'Europe politique pour laquelle j'ai lutté et en laquelle je crois, n'avance pas : elle se trouve dans une situation de blocage et son avenir est incertain. Elle est victime de la paralysie, pour ne pas dire de la médiocrité, de certains de ses politiques. L'Europe des citoyens est devenue une illusion. Bien que le Parlement européen ait gagné en consistance et en crédibilité au cours de la dernière législature, tous semblent attendre des jours meilleurs, qui n'arrivent pas. ... C'est pourquoi personne ne parle d'avenir. On ne parle que de surmonter la catastrophe actuelle."
Et l'ancien chef d'État leader portugais d'ajouter : "Les différentes crises, économique, énergétique, environnementale, et désormais la crise alimentaire, se croisent et s'influencent
mutuellement du fait de l'incapacité générale à apporter des propositions innovantes pour y remédier. ... Il manque à la planète une UE active, sûre de son rôle d'agent mondial. Mais comment
l'Europe peut-elle jouer un rôle mondial de premier plan si ses politiques les plus influents ne font preuve d'aucun dynamisme, d'aucune volonté politique, et ne font aucune proposition quant à
la marche à suivre? "
COMMENTAIRE
Les déclarations de Mário Soares sont intéressantes à deux égards :
- d'une part, elles montrent que les dirigeants européens savent parfaitement à quoi s'en tenir sur la construction européenne. C'est une "catastrophe", dans une "situation de blocage" et "à
l'avenir incertain", pour reprendre les mots précis utilisés par Mário Soares. Si l'ancien chef d'État portugais met les pieds dans le plat, c'est tout simplement parce qu'il n'est plus tenu
par quoi que ce soit : il est retraité et, à la différence de nombreux autres dirigeants européens, il ne coule pas une retraité dorée aux Etats-Unis en se faisant grassement rémunérer pour des
"cours en université" qui servent surtout à acheter leur silence.
D'autre part, le pavé dans la mare lancé par Mário Soares ridiculise les rodomontades du couple Sarkozy-Fillon sur le fait que l'engagement présidentiel sur le traité européen a été "tenu"
(cf. notre dépêche datée du 7 mai 2008 sur les réformes).
En France, les médias nous serinent que, grâce à notre président de la République, les problèmes européens auraient été réglés .Rien n'est plus faux et le traité de Lisbonne n'est qu'un
cautère dictatorial supplémentaire sur la même jambe de bois. La vérité, c'est que l'Europe est bien la "catastrophe" décrite par Mário Soares. Mais, son avenir n'est pas aussi "incertain" que
veut bien le dire l'ancien président de la République portugaise. L'avenir de la construction européenne, c'est une chute finale.
L'UPR est le seul parti politique français lucide sur la question et le seul à proposer sereinement aux Français d'en tirer la conclusion qui s'impose. L'Europe n'est pas modifiable ni
réformable car c'est son principe de base qui est faux. Il faut donc en sortir, sûrement et calmement, par application de l'article 49-A du nouveau traité de Lisbonne qui prévoit justement les
modalités juridiques de sortie de l'Europe.
Union populaire Républicaine
Source : http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=45
Contrairement à ce qui est dit dans l'article, les gaullistes de l'UPR ne sont pas les seuls à avoir une position
juste et sans ambiguité sur la question européenne en réclamant fort logiquement la sortie pure et simple de la France de l'UE. Sur cette position, on retrouve aussi (si je ne m'abuse) les
trotskistes (grrrrr) du PT et les communistes du PRCF. Sachant que le PT pèse environ 0.3% au niveau national, le PRCF 0.01% et l'UPR 0.001%, ça fait donc un total de 0.311 % des français qui
ont compris la nécessité d'en finir avec cette utopie funeste. Avec ça on va pas chier loin (veuillez excuser mon langage familier).
Par contre, ce qui est certainement vrai, c'est que l'UPR est la seule organisation française qui refuse l'idée de TOUTE construction européenne
c'est à dire qui veut non seulement que la France sorte de l'UE mais qui ne voudrait pas non plus l'engager dans une autre aventure de construction d'un Empire supranational. On peut penser
qu'à l'inverse, le PT et le PRCF ne verraient pas d'un mauvais oeil l'idée d'une construction d'une Europe Socialiste.
Sur la question européenne - en tant que souverainiste pur sucre - je partage entièrement les positions de l'UPR et je dirai même plus :
n'importe quel souverainiste devrait les partager ou alors c'est qu'il n'a rien capté à la notion de souverainisme.